‹ La littérature catholique et nationaleChapitre 76 sur 161 · AsfienuH/, vers 3 et suiv · texte numérisé non relu

AsfienuH/, vers 3 et suiv

La Litle'raiure tath. "

mécontent de la présence de l'Empereur ('). Les fils de Garin de Montglane s'écrient, dans Girars de Viane : € C'est aujourd'hui F àques, 7i fie /este j'oiani, que mènent joie H petit et li grant if). y> Ces vers, où se trouve deux fois l'idée de joie, peignent bien toutes les fêtes chrétiennes, telles que les comprenaient les auteurs de nos épopées nationales.

x'\vec les règles et les procédés excellents de la critique, aucun mot, j'allais dire aucune lettre n'est inutile dans aucun texte. De quelque mot que ce soit, on peut légitimement tirer une ou plusieurs conclusions scientifiques, et c'est ainsi que les théologiens eux-mêmes trouveront des arguments dans nos poèmes. En voici un exemple nouveau. Il est très souvent question, dans nos Romans, du sacrement de pénitence, et il est impossible de n'y pas constater à chaque page la pratique fréquente de la confession auriculaire. Quand Thierry et Pinabel vont se livrer à leur combat en champ clos, « ben sunt cunfès e asols et seignez (3). » Le comte Amis « à Verdelai se rendi vrai confès (4). :^ Nous pourrions, encore ici, multiplier les citations à l'infini.

Cependant il est une objection qu'il faut résoudre.

Dans l'admirable description de la bataille de Roncevaux, un des passages les plus pathétiques est certainement celui où l'archevêque Turpin, après un sermon d'une brusquerie sublime, fait agenouiller tous les Français et leur donne en bloc l'absolution sacramentelle. Il n'exige d'eux aucun aveu particulier, mais leur demande seulement un Confiteor ^n abrégé: Clame:: vos culpes: la contrition: Si preies Deu vierci,Q.\. enfin une satisfaction, une pénitence d'un caractère tout particulier : Pur pénitence les cumandet à ferir. Mais il est nécessaire de citer tout le passage, et de telles beautés ne s'analysent pas : « Seigneurs barons, Charles nous a laissés ici : nous devons mourir pour notre roi. Aidez,aidez à soutenir chrétienté. Vous aurez bataille, c'est certain, car de vos yeux vous voyez les Sarrazins. Clamez votre coulpe, demandez à Dieu merci. Je vais, pour guérir vos âmes, vous donner l'ab-so-

1. Aspremont, vers 50 et suiv. du ms. de la Bibl. Nat. fr. 8203.

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