LE PAYS RHÉNAN
Le Rhin français. I, parle commandant Espérakdieu. Paris, Attinger, 19 1 5. In- 1 6, 48 p. — o fr. éo.
Le Rhin français. II. Annexion de la rive gauche. Sa moralité. Sa nécessité. Ses avantages, par Onésime Reclus. Paris, Attinger, 191 5. In-i6, 80 p. — ofr. éo.
Le Rhin français. III. Le Rhin gaulois, par Camille JuLLiAK. Pari^, Attinger frères, 1915. In- 16, éi p. — o fr. éo.
Ces trois brochures constituent une seule et même série. La première d'entre elles cherche des arguments dans l'histoire moderne : elle rappelle que, quand la République française annexa la rive gauche du Rhin, les habitants furent consultés et se décidèrent librement en faveur de la France. La seconde brochure s'inspire surtout des événements actuels : l'annexion sera une compensation et une sauvegarde. La troisième prouve que le Rhin fut gaulois jadis, non germanique.
Alsace-Lorraine et France rhénane, par Stéphen Coubé^ Exposé des droits historiques de la France sur toute la rive gauche du Rhin. Préface de Maurice Barrés. Paris y Lethielleux, 191 5. In-ié, xii-181 p. — 2 fr.
Récapitulation populaire des arguments traditionnels.
La Paix et la frontière du Rhin, par Franck Chauveau. Paris, Perrin, 191 5. In-ié, 32 p. — o fr. 50.
Notre frontière naturelle : Le Rhin, par Paul Marmot- TAX. Paris, Floury, 1915. In-8, 48 p. et une carte. — ofr. 75.
La Frontière du Rhin, par C.-M. Savarit. Paris, Floury, 191 5. In-8, 48 p. — o fr. éo.
Aux poilus de la grande guerre. Le socialisme et la reconstitution intégrale de la France, par Charles Maillard. Paris, Attinger, 191e. In-ié. — i fr.
L'auteur réclame, pour la reconstitution territoriale de la France, non seulement la reprise de l'Alsace-Lorraine, mais aussi celle de I.1 rive gauche du Rhin.
Les brochures précédentes préconisent une annexion
pure et simple. L'ouvrage ci-dessous conseille un parti moins absolu :
La République et le Rhin, par Edouard Driault. Paris, Tenin, 19 16. In-ié, léo p., avec une carte. — 3 fr.
« Le Rhin est la frontière républicaine de la France.
La France au Rhin ou la capitale à Bordeaux. » — Telles sont les épigraphes de ce travail, dont l'auteur toutefois se contente de demander pour le Pays rhénan une autonomie susceptible d'assurer notre sécurité.
Un livre très remarqué étend jusqu'au pays rhénan les arguments économiques que l'on a invoqués pour l'Alsace-Lorraine :
L'Allemagne et le fer. Les frontières lorraines et la force allemande, par Fernand Engerand. PariSy Perriuy 1916. In-ié, XI1-310 p. — 3 fr. 50.
L'auteur part de ce principe que ce sont les frontières lorraines qui firent et qui font la force de l'Allemagne. Il démontre, à l'aide d'une abondante documentation, qu'après la conquête de la rive gauche du Rhin par les armées de la Révolution, la Prusse a constamment travaillé à nous dépouiller des richesses minières de la région rhénane et de la Lorraine : en 1815, elle nous a pris la houille, en 1870, elle nous a pris le fer. Par la guerre actuelle, elle veut acquérir le bassin de Briey et obtenir l'hégémonie métallurgique. Il faut, pour déjouer son plan, exiger, lors du traité de paix, notre frontière naturelle : le Rhin jusqu'au confluent de la Moselle.
— Comparer les deux articles publiés par le même auteur dans le Correspondant des 2$ mai et lo juin Ï916, sous le titre : Un chapitre de la métallurgie lorraine.
Voir également, dans la Nature du 26 décembre 1914, Le Bassin houiller de Sarrebrùck, par L. Aguillon ; dans le Journal des économistes d'octobre 191 S» Le Bassin houiller de la Sarre, par L. Gouv)'.
Les deux ouvrages qui suivent s'attachent à faire connaître, chacun à un point de vue différent, les régions sur lesquelles portent les revendications et les discussions :
Jusqu'au Rhin. Les terres meurtries et les terres pro-