LE PAYS RHÉNAN
mises, par A. de Pouvourville. Paris, Berger-Levrault, 1916. In-ié, xii-368 p., avec cartes. — 3 fr. 50.
L'auteur décrit, sous une forme très littéraire en même temps que précise, les beautés naturelles et artistiques de l'Alsace, de la Lorraine, du Pays rhénan.
La Province rhénane et la Westphalie. Étude économique, par Yves Guyot. Paris, Attinger frères, 191 5. In-8, 144 p., avec cartes et graphiques. — 3 fr. 50.
En vue de fournir au public français des éléments d'appréciation, l'auteur étudie, avec une documentation très abondante, les questions économiques relatives à la Province rhénane et à la Westphalie.
L'Accroissement territorial de la Belgique.
La plupart des publications que nous venons d'énumérer accordent à la Belgique une partie des pays cisrhénans, conformément aux mêmes principes qu'elles invoquent pour les annexions françaises. Quelques écrivains wallons partagent ces tendances annexionnistes, et répondent aux critiques de beaucoup de leurs compatriotes, qui considèrent comme une source de faiblesse de tels accroissements territoriaux :
La Belgique de demain. La question du Luxembourg. Nécessité d'une barrière rhénane. Les Pays-Bas, par Eugène Baie. Paris, Perriii, 1915. In-i6, 39 p. — • G fr. 60.
Les Revendications territoriales de la Belgique, par Maurice Des Ombiaux. Paris, Blond et Gay, 1916. In-i6. — o fr. éo.
(Pages actuelles, n" 73.) Comparer :
Histoire belge de la Prusse rhénane, par Pierre No- J. Vie. 4j
TtifiO^fB (avec une carte). Correspondant du lo novembre
La Barrière hoHando-belge. Les terres de généralité, par P. NoTHOMB, Correspondant du 10 mai 1916.
Le Principe des nationalités et la Belgique^ par J. Désirée. Grande revue de mai 1916.
Le Luxembourg. La Hollande.
Les écrivains wallons invoquent des arguments historiques pour justifier la réunion du Luxembourg à la Belgique agrandie :
Histoire belge du Grand-Duché de Luxemboorg-, par
Pi-erre Nothomb. Paris, Perrin, 191 5. In-8, 64 p. — i fr.
L'aut«ur montre que si, dans la période qui a précédé la guerre, le Grand-Duclié était déjà aux mains de l'Allemagne, il n'enavatt pas toujours été ainsi : en dépit des ambitions germaniques, le Luxembourg était resté province belge jusqu'en 1859, date à laquelle il fut criminellement livré à la nation voisine.
A la Hollande, on propose des échanges de territoires et des rectifications de frontières effectuées aux dépeiK de l'Allemagne'. On lui propose aussi une coopération défensive contre rexpansion alkmîmde, et pour la convaincre, on insiste sur le danger que lui font courir les ambitions germaniques :
La Hollande et le Gtross-Deutscliland, par Louis PiÉ- KARD. Grande revue de novembre 1915^.
— Voir p. 564 les publications de MM. H. -G. Wells, G. Cornelissen, etc.
I. Voir dans ce même chapitre les ouvragjes géaérauv (p- 661 sqq.) et les ouvrages relatifs à la Belgique.
l'angleterre 675
L'Angleterre et le principe des nationalités.
Au nom du principe des nationalités, l'Angleterre ne peut réclamer, et elle ne réclame en effet aucune annexion. Au point de vue politique, et en dehors des projets coloniaux, ses buts de guerre, tels que les exposent les déclarations officielles, sont uniquement relatifs au règne du droit et de la liberté dans l'Europe occidentale :
Pourquoi la Grande-Bretagne combat. Discours prononcé par le Très Honorable H, H. Asquith, premier ministre, le 10 avril 1916. Londres, Darîitig et fils, 1916. In-ié, 12 p.
Ce discours fut prononcé au banquet offert par le Gouvernement britannique aux sénateurs et aux députes français venus à Londres sur l'invitation du Comité franco-britannique. Il envisage principalement les buts de guerre anglais.
La cause de l'Europe libre, par Sir Edward Grey. Londres, Darling et fils, 1916. In-ié, 15 p.
Le ministre prouve avec énergie que la liberté est impossible pour les nations de l'Hurope, si l'Allemagne n'est contrainte d'accepter les conditions de paix des Alliés.
Les Problèmes de la paix future, par Ramsay Muir. Scientia de décembre 1 9 1 5 .
— Pour l'opuscule de H. G. Wells, La Paix du monde, reproduit dans le volume La Guerre qui tuera la guerre, voir p. 475 '.
I. La question anglo-espagnole de Gibraltar fait l'objet d'un article, du M'* de Casa-Fuerta. (Voyez p, 569.)
L'Italie : Trente et Trieste.
Lorsque l'Italie se place à nos côtés, au mois de mai 191 5, c'est en grande partie dans l'intention de réaliser le grand projet des irrédentistes, de rendre à la patrie les provinces demeurées sous le joug autrichien :
L'Italia irredenta, par Jean Pozzi. Revue des deux mondes du i" février 1915.
Histoire de l'irrédentisme.
L'Italianité du Trentin et de Trieste, par E. Lémonon. Grande revue d'avril 1 9 1 5 .
— Voir aussi l'article de M. J. Luchaire, paru dans la même livraison, et cité p. 394, dans le chapitre Itaïif, auquel on se reportera d'une façon générale.
Trente et Trieste, par L. de Laigue. Revue hebdomadaire du 22 mai 191 5.
L'Italie se convainc, elle aussi, que son droit et son intérêt se confondent; Trieste autrichienne livre l'Adriatique à la Prusse :
La Mise en tutelle de l'Autriche et l'enjeu de l'Italie :
l'Adriatique sera-t-elle prussienne ou italienne ? par Bernard La VERONE. Rome, Athenoeum^ 1915. In-8, 30 p.
En ce qui concerne le littoral Est de l'Adriatique, les aspirations italiennes se heurtent aux revendications des Serbes : il nous faut étudier celles-ci en elles-mêmes avant d'envisager le problème italo-slave ainsi créé.