LA QUESTION JUIVE
une préface de V. Agafonoff. Paris, Ligue pour la défense des Juifs opprimés, 1916. In- 16, 70 p.
Rapport sur la question juive, par Vinaver. Paris, Ligue pour la défense des Juifs opprimés, 1916. In-8. — o fr. 50.
Rapport présenté par l'ancien député à la Douma, au nom du Comité central du parti constitutionnel-démocrate, à la conférence des délégués du parti et de son groupe parlementaire, tenue à Moscou les 19 er 21 juin 1915.
Discours prononcés à la Douma et au Conseil d'Empire sur la situation du peuple juif en Russie, traduits par Gustave '^kocb.'ey^. Lausanne, Rouge, 1915. In-i6, 64 p.
Ces discours réprouvent les exactions commises contre les Juifs en Russie pendant la guerre.
Par la faute de la fameuse « limite d'établissement » fixée sous l'ancien régime russe, la question juive présente en Pologne une particulière gravité. Mais Juifs et Polonais s'accordent à affirmer que l'indépendance polonaise fera cesser les difficultés présentes :
La Question juive en Pologne. Paris, Agence polonaise de presse, 191 3. In-8, 16 p. — o fr. 50.
La Question juive en Pologne. Enquête précédée d'une Introduction par Gabriel Séailles. Paris, Fischbacher, 1916. In-8, 67 p. — 2 fr.
(Avec une lettre de M. Ladislas Mickiewicz à M. Attilio Begey et une étude de M"^ Elie Orzeszko, La Question juive dans la littérature polonaise.) L'enquête est menée auprès de personnalités polonaises qui ne sont pas d'origine juive.
La Question polono-juive d'après un Juif polonais, par Bernard Lauer. Paris, Levé, 1916. Gr. in-8, 20 p. — o fr. 50.
L'auteur estime que si la Pologne obtient l'indépendance, la question polono-juive se résoudra tout naturellement. (Un appendice reproduit les déclarations des Juifs de Galicie et de Pologne.)
Malgré les avances des Allemands, les Juifs mettent leur confiance dans notre pays. Ils placent en regard des avantages qu'ils nous doivent les marchandages faits par la Prusse à leurs dépens :
Ce que les Israélites de la Suisse doivent à la France.
Esquisse d'histoire diplomatique, par J. Brisac. Lausanne, Martinet, 191e. In-8.
Au cours du xix' siècle, le gouvernement français s'est entremis pour faire rapporter les lois d'exception promulguées contre les Juifs dans certains cantons suisses.
Ce que les Juifs roumains doivent à la Prusse. Un marché allemand, par Mosco Marcu. Paris, Alcau, 1916. In-i6, 38 p. — G fr. 30.
Il y a quarante ans, la Prusse a sacrifié à des intérêts de chemins de fer, en Roumanie, la situation des Juifs roumains, pour qui l'Europe avait exigé l'égalité de droits.
Les aspirations sionistes, c'est-à-dire celles qui visent à la fondation d'un État juif indépendant, en Palestine de préférence, prennent avec la guerre une force nouvelle. En France, Je Peuple juif {116, rue du Faubourg-Poissonnière), revue qui continue sous un nouveau titre VÊcho sioniste, et la Renaissance juive (12, rue Lagrange) propagent ces aspirations. Divers opuscules sont publiés aussi :
Aux Juifs, par E. F. Braunstein. Paris, impr. de F. Deshayes, 191 5. In-8, 8 p.
L'auteur exhorte les Juifs à profiter de la guerre actuelle pour reconstituer la nation juive « en se fixant quelque part, dans un pays à eux ». « Ce pourrait être un petit pays : il serait grand, puisqu'il nous appartiendrait. »
— Du même auteur : Du Sionisme. Aperçu historique. (Paris, impr. de Bcresniak et fils, 1915. In-8, 40 p. x fr. 25.)
L'article suivant fait connaître les traits généraux de la question juive pendant la guerre :