F. LES INDEMNITÉS
P.endant les deux premières années de la guerre, cette opinion prévaut, en France, qu'il est légitime et nécessaire d'imposer aux Empires centraux, par le traité de paix, « des indemnités ». La discussion porte sur les chiffres : pour avoir un élément d'appréciation, on calcule avec beaucoup de curiosité quel peut être le coût de la guerre. Ces calculs, sujets à des erreurs considérables, ont été l'objet d'une étude critique :
Des Évaluations du coût delà guerre, parE. d'EiCHTHAL. Paris, Alcan, 191 5. In-8, 22 p. — o fr. éo.
Comme exemple des évaluations ici critiquées, on peut citer : Ce que la guerre aura coûté à la France au 1" octobre
1915, par Emile Aimond. La Science et la vie an 22 septembre 191 >. La Valeur immobilière du territoire français envahi
au 15 novembre 1914, par E. Michel. Paris, Berger-Levrault, 191 5. Gr. in-8, 10 p. — i fr.
(Communication faite à la Société de statistique de Paris le 16 décembre 1914.)
On montre une tendance à fixer à un total extrêmement élevé les sommes que devront payer les Empires centraux, et l'on recherche dans quelle mesure et par quels moyens ceux-ci pourront acquitter une aussi forte dette :
Les Austro-Allemands devront aux Alliés la somme approximative de deux cents milliards. Voies de contrainte et moyens de libération propres à recouvrer et
acquitter ce passif, par le capitaine R. de Mauni. Paris, L. Fourmei\ 191 5. In-8, 32 p. — i fr. 50.
Comment payer les frais de guerre. La fortune de l'Allemagne et celle des Alliés, par Daniel Bellet. Paris, Librairie du Recueil Sirey, 191 5. In- 16, 164 p. — 2fr. 75.
Etude sommaire sur la fortune des différentes nations en guerre, et en particulier sur celle de l'Allemagne, d'après les calculs des économistes.
Remarque. Les clauses économiques.
Les hommes spéciaux estiment qu'une large place devra être faite, dans le traité de paix, aux questions économiques, et que le traité lui-même devra être complété par des accords économiques conclus entre les Alliés. Les publications qui se rattachent à ces projets les envisagent dans leurs rapports avec l'activité économique de l'après-guerre et sont groupées dans le chapitre suivant (p. 730- 732. Les déclarations de M. Balfour relatives à la liberté des mers sont mentionnées p. 458.)