‹ LA LITTERATURE FRANCAISE AU DIX-SEPTIEME SIECLEChapitre 11 sur 13 · Cité par M. Jacquinet, p. 162 et · texte numérisé non relu

Cité par M. Jacquinet, p. 162 et

2. Comment ne pas dire un mot du petit père André, da moins dans une note ? Le malheur pour lui, c'est qu'on ne peut guère le citer. Essayons cependant. Quelle verve et (^ue d'esprit dans cette oompa* raison, qui n'est pas dans le goût de Bossuet I

— c f ^e christiauisme e^t comme une grande salade ; les Dations

les Oraisons funèbres; non-seulement il écrivait tout le discours, mais il y avait même certaines parties pour lesquelles il préparait des variantes. Quant aux Sermons, il se bornait à une préparation sérieuse : le texte d'abord, c'esl-à-dire le sujet môme, cette idée générale et féconde qu'il présentera sous toutes ses faces; puis les divisions principales, et les développements indiqués. Certains passages saillants étaient écrits d'avance et servaient plusieurs fois : tel le fameux morceau sur la mort qui passa d'un sermon dans l'oraison funèbre de Madame. La préparation générale était très-complète; il portait en chaire toutes les parties du sermon bien arrêtées, souvent même dans l'expression. Pour le reste,il s'en fiait à l'inspiration. — C'est ce qui explique comment les sermons nous sont parvenus incomplets et semés de disparates : les lacunes et les imperfections, c'était Torateur qui dans le feu de l'action les comblait. II est douteux cependant qu'il ait jamais modiOé sensiblement le canevas primitif. — Il avait trouvé de bonne heure une couleur et une allure de style qui sont une des plus belles créations du xvir siècle. Richesse, force, éclat, harmonie, il n'y a peut-être pas une qualité réellement supérieure qui lui fasse défaut. Il ne manque même pas de simplicité, si l'on entend par là Tabsence d'affectation. Pouvait-il avoir plus de variété, de souplesse, d'abandon ? U serait bien difûcile de concilier

v»nt les herbes; le sel, les docteurs; le vinaigre, les macérations; et i'huile, les bons pères jésuites. Y a-t-ll rien de plus doux qu'an bon père jésuite ? Allez à confesse à un autre, il vous dira : Vous êtes damné si vous continuez. Un jésuite adoucira tout. Puis, l'huile, pour peu qu'il en tombe sur un habit, s'y étend et fait insensiblement une grande tache : mettez un bon père jésuite dans une province, eUe en lera enfln toute pleine. »

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