‹ La littérature grecqueChapitre 23 sur 65 · Hippolytus Werke, t. 1,2, p. 1. ACL, t. I,-p · texte numérisé non relu

Hippolytus Werke, t. 1,2, p. 1. ACL, t. I,-p

2. ACL, t.1, p. 6. L’homélie attribuée à Hippolyte Eù ta &yre Osoparex est, croyons-nous, de Nestorios. P. BATIFFO£, « Sermons de Nestorius », Revue biblique, t. IX (1900), p.339. E. NORDEN, Die antike Kunstprosa (Leipzig 1898), p. 347.

3. ACL, t.1, p. 643. — Au livre VII, ch. 1-2, des Constitutions apostoliques, se lit dans une ÆAdaoxalla Toy üylwr dxoorôlwr mec. HQLOUËTwWY anonyme, où Achelis a voulu voir une adaptation du Ileet yocoudrwy dHippolyte : cette identification est peu plau-

Chronographe, Hippolyte avait composé une ?4x0daËis yo0vwy Toù nuoyx que mentionne le marbre, le même qu'Eusèbe intitule Leo roù naoya et dont il nous apprend que c'était une étude de comput jointe à un canon ou cycle de seize ans pour régler la pâque, à commencer à la première année de l’empereur Alexandre, soit en 222 : d'où l'on peut conclure que le cycle pascal inscrit sur le marbre et qui va de l’année 222 à l’année 333 a fait partie de ce-traité. Ainsi s'explique le titre que donne le marbre même à ce traité : An0da&is xo0vwy Toù nüvyu «ura To [?] y ro nivax. Ce traité, dont la Chronique pascale a sauvé un fragment grec du livre premier, était le premier essai fait dans l'Eglise pour calculer l'échéance du 14 nisan d’après un cycle!. À

Le livre que le marbre désigne sous le titre de X90mxwy était une chronique dont le texte original est” perdu, mais qui s’est trouvée latinisée et incorporée dans trois compilations. D'abord dans celle que l'on a coutume d'’intituler le Chronographe de 354, savoir le calendrier romain exécuté par le calligraphe du pape Damase, Furius Dionysius Filocalus; secondement dans le texte qui, sous le titre de Liber generationis mundi, après avoir circulé isolément, figure en tête du soi-disant Frédégaire; enfin dans le texte connu sous le titre convenu de Barbarus Scaligeri. Per-

sible. Dans ce même livre VIII, ch. 4-46 des Constitutions apostoliques, on retrouve une source désignée sous le litre de ÆAiara£eis Tuüy œylwv amoorélwr meet yegoromwy [da “Ixrolrov] : ces conslilutions soi-disant d’Hippolyte, que certains manuscrits donnent à part, ont pour source, les prétendus Canons d’Hippolyte, mais ces Canons ne peuvent être identifiés avec le Leg yaooudrwy. Funk, Die apostolischen Konstitulionen (Rottenburg 1891), p. 136 et suiv.

4. De Rossi, Inscriptiones christianae, LT, p. LXXIX et suiv. Fragments dans Hippolytus Werke, t. I, 2, p. 267.

sonne n’a tenté encore une restitution de la chronique d'Hippolyte. Le Liber generationis se terminait par un catalogue pontifical donnant avec les noms des papes l'indication de leurs années de siège, et ce catalogue, qui s’arrêtait à Pontien, a servi de base au Catalogue . Libérien jusqu'à concurrence de l’année 235, en cela

exactement antérieur à l'exil de Pontien et d'Hippo-

lyte. A ce calcul la Chronique est le dernier travail

d'Hippolyte !.

Des données positives que nous venons d’énumérer on peut conclure que l’activité littéraire d'Hippolyte s’est produite vers l'an 200 eta pris fin vers 235; qu’elle : embrasse des travaux d'exégèse, de controverse contre les hérésies, d'apologie, d'exposition dogmatique, enfin de comput et de chronographie. Computiste, il a mission en 222, la dernière année du pape Calliste, de dresser un cycle pascal pour l’ Église romaine ; chronographe, il dresse le catalogue épiscopal de l Église romaine, des origines au pontificat de Pontien ; dans le cercle de lettrés qui à la cour des Sévères se groupe autour des impératrices [ulia Domna et Iulia Mammaea, sa voix est écoutée ; il est illustre au point que ses admirateurs, exemple unique dans l'antiquité ecclésiastique, lui élèvent une statue; enfin prêtre il est arrêté avec l’évêque de Rome et martyr avec lui. Ajoutons qu'il est le dernier représentant de la littérature grecque de Rome : la mort d'Alexandre Sévère (235) ouvre pour Rome une période, « un enfer d'un demisiècle, où sombre toute philosophie » (Renan), toute

1. MOMMSEN, Chronica minora, t. I (Berlin 1899), p. 78 et suiv. publie le texte du Liber generationis et Au Barbarus Scaligeri parallèlement. — DUCHESNE, Lib. pontif. t. I, p. u-1v et 2-5. H. GELZER, Sextus Julius

Africanus, & II, p. 1-23. ACL, t. 1, p. 625. SALMON, art. « Chronicon Canisianum » du DCB.

culture, où l'œuvre même d'Hippolyte va disparaître.

5 8. — La question des « Philosophoumena » et des « Canones Hippolyti ».

La perte de l’œuvre de Caius et d’'Hippolyte, les confusions qui se sont si tôt produites sur le souvenir d'Hippolyte, s’aggravent des divergences d'opinion soulevées par la découverte des Diiocopor use.

Ce traité anonyme compte dix livres : le livre Ier avait été publié sous le nom d’Origène par Gronovius (1701) ; les livres 1v-x ont été publiés pour la première fois par E. Miller (1851) d’après un manuscrit unique (Paris. suppl. gr. 464; XIV°s.) rapporté de l’Athos en 1842; les livres 11-117 sont perdus. Les Philosophoumena sont une vaste réfutation de toutes les erreurs, celles des philosophes grecs y compris les Brahmanes et les Druides {liv. 1), celles des astrologues (1v), celles des hérétiques, Gnostiques, Montanistes, Encratites, y compris saint Justin et Tatien (v-vu1), enfin celles de Noët, de Calliste et des Juifs (1x), le dernier livre étant une récapitulation des neuf premiers. Tout ce qui a trait au pape Calliste est inspiré par une opposition exaltée comme peut l'être le pamphlet d'un contemporain. « Des raisons internes, écrit Krüger, particulièrement des rappels du Syntagma [le Tooc dnaoac tàc uipéoes], du [soi Tc toù navroc ovoius, de la Chronique; des relations non méconnaissables avec des écrits authentiques d'Hippolyte, comme le traité contre Noët et le traité sur l'Antéchrist; l'impossibilité de rendre vraisemblable la composition des PA. par un autre auteur;

tout paraît fortifier l’opinion qu'Hippolyte est l’auteur de

de cette œuvre, qui, il est vrai, n ’estmentionnée nipar le marbre, ni par Eusèbe, ni par Jérôme. » Les PA. au-

© ront été composés dans les dernières années d'Hippo-

lyte, vers 230 (Krüger), quelques années après la mort de Calliste (Bardenhewer), dont la doctrine et le gou-: vernement y sont trop violemment attaqués pour que

l'auteur n'ait pas été un Romain en rupture avec la grande église !.

L'unanimité est actuellement pour l'identification d'Hippolyte et de l’auteur des Philosophoumena. Toutefois, avec M. Duchesne, on peut opposer à cette unanimité de très fortes raisons —1° Entre le Siyrayuu no0c drdouc Tüc aipeces authentique d'Hippolyte etles PA., il y a « la différence d'un esprit à un esprit », se marquant dans la description des hérésies, leur suite, leur réfutation, dissemblances de méthode et de conception assez fortes pour indiquer deux auteurs, et non deux œuvres d'un même auteur. — 2° Le cycle pascal d'Hippolyte a été à l'usage des catholiques; or ce cycle était inexact d’un jour et demi dès l'an 230 : il a donc été adopté par eux au moment où il a été établi, en 224 au plus tard, savoir au moment du prétendu schisme.— 3° Nous pouvons ajouter que, non seulement les textes dérivés de la CAronique d'Hippolyte ne mentionnent pas de schisme sous Calliste, mais témoignent que, en 235, sous Pontien, Hippolyte était prêtre : tout souvenir de sa prétendue révolte était-il done à ce point effacé? et, à sa réconciliation avec l'Église, on

1. E. Mizrer, Origenis Philosophoumena (Oxford 1851). PG, t. XVI (reproduit l’édit. de Duncker et SCHNEIDE WIN, Güttingen 1859). Le livre Le: est réédité par H. Diecs, Doxographi gr. (Berlin 1879). — Les diverses opinions sur l’auteur sont rapportées par De Smepr, Dissertationes selectae (Gand 1876), p. 83, à compléter par ‘BARDENHEWER, p. 134, et Funk, Kircheng. Abhandl. t.IT, p. 461. — H, STAEHELIN, Die gnostischen Quellen Hippolyts ins. Hauptschrift gegen die Häreliker (Leipzig 4890).

l'avait donc réintégré dans l’ordre presbytéral? — 4° On objectera que Vénteur des Ph. se donne (1, 1) comme e ayant composé jadis un exposé et une réfutation en abrégé des opinions des hérétiques, et ensuite (x, 32) un traité Ileoi Fns TOÙ RUE ÔG oVOLa : Mais reconnaître là le Z 2 rayue 2Q0e dnaouc Très aigéoas etle Too EAnvac 7 moi Toù ruvrôc d'Hippolyte, c'est oublier : a) que l’exposé et la réfutation des hérésies était un thème commun au temps d'Irénée et de Tertullien, 8) que le titre Llegi Tic Toù nuyroc ovotaç n'est pas exactement le titre que l’inscription du Latran donne au traité d'Hippolyte, et qu’enfin c) le même auteur des PA. se donne (vr, 39) comme l’auteur d’un Kara uüywy dirigé contre les Marcosiens, traité que nous serions curieux qu'on retrouvât parmi les œuvres d'Hippolyte !.

Les mêmes critiques qui attribuent les PAilosophoumena à Hippolyte lui attribuent les Canones Hippolyti, dont il nous reste à parler. Ces canons, en trente-huit articles, sont un exposé de la discipline et de la liturgie chrétienne : des conditions de l’ordination de l’évêque, des prêtres, des diacres; du presbytérat honoraire des martyrs; de la réception des lecteurs, des veuves, des vierges; du catéchuménat, du baptème et de la pénitence; des rites du baptème, de l’agape, de l’eucharistie, de l’onction des malades; des jeünes, du mariage, de la prière. Nous n’avons pas de description plus complète et plus explicite des institutions de l’ancienne Église : ce document est de premier ordre. Il n'existe plus qu'enarabe, et aété publié pour lapremière fois intégralement par Dom Haneberg (1870) : le texte

4. Nous résumons l'argumentation de M. DUCHESNE, Origines chrétiennes, p. 300 et suiv. qui lui est en partie commune avec DE Rossi, Bullettino di archeologia cristiana, t. IV(1866),p. 97.— Sur l'attribution des PA. à Caius, voir plus haut, p. 144.

de Haneberg a été pris dans une collection canonique à l'usage des coptes monophysites, collection formée entre 1241 et 1350. On en a une traduction éthiopienne. Si tardive et dérivée que soit la source et «sauf quelques retouches faciles à reconnaître, les38 canons concordent admirablement avec ce que nous savons de l’organisation, de la discipline, de la liturgie, en vigueur au commencement du III siècle, à Rome et en Afrique » (Duchesne). En outre, le VIT livre des Constitutions apostoliques ([V° s.) et la Constitution ecclésiastique égyptienne (IIIe s.), dépendent de nos canons.

Il est vrai que les 38 canons se donnent pour rédigés par Hippolyte : « Hi sunt canones ecclesiae et praecepta quae scripsit Hippolytus princeps episcoporum romanorum secundum mandata apostolorum », lit-on au titre. Mais ce titre n'est évidemment pas le titre original. Achelis a voulu voir dans ces 38 canons l”Anoctoluxn rapudoois que le marbre du Latran attribue à Hippolyte : encore faudrait-il établir au préalable que les 38 canons sont l'œuvre d'Hippolyte. Pour cela, Achelis s’est appliqué à prouver que l’auteur des canons est un occidental, et un évêque, et l’évêque d'une grande ville, et d’une grande ville qui ne peut être que Rome, et Rome antérieurement au pape Fabien. Mais tout cela pour identifier l’auteur des Canors et l'autear des Philosophoumena. À quoi on peut objeeter que « le contenu des Canones Hippolyti est aussi peu philosophuméniste que possible : les canons correspondent à la discipline de la grande Église romaine, et non à celle des rigoristes dont l’auteur des PAilosophoumena. fut le chef et le porte-parole » (Duchesne). Reste donc que l’auteur des canons estun évêque. Et qui autre pourrait écrire : « Fratres nostri episcopi in suis urbibus singula quaeque mandata apostolorum, pa-

trum nostrorum, disposuerunt » ? Ou encore : « Posuimus id in fide… Hoc statuimus unanimes.… Nos arcta unione in virtute coniuncti... »? Ce n’est donc pas le prêtre Hippolyte qui parle, mais bien un évêque, ou plutôt un groupe d’évêèques, savoir un synode. Le préambule des canons contient la condamnation de « ces hommes perdus qui ont blasphémé le Verbe de Dieu », et la proclamation que « le Verbe est le fils de Dieu, créateur de toute créature soit visible, soit invisible ». Ces hérétiques ne sont point lephilosophuméniste et ses partisans au temps du pape Calliste, ni les Sabelliens du IIIe siècle, mais bien plutôt les Théodotiens du temps du pape Victor. On peut donc proposer de voir dans les Canones Hippolyti une œuvre synodale de l’ Église romaine des environs de l’an 195 *.

$ 4. — Pantène et l’école d'Alexandrie.

A l'instar de Rome, Alexandrie est une église établie dans un milieu d’intense culture : Basilides, Valentin, Carpocrates sont d'Alexandrie, Apelles s’y est réfugié. C'est une église, autant que celle de Rome, attachée au canon traditionnel de la foi, cet dAnônc Tic uuxaoiac miorewc xavcv dont Clément d’A. parle si souvent. Mais elle est mêlée davantage à l'évolution de la culture ec-

1. B. Hanenere, Canones s. H. arabice (Munich 1870). H. Acueuis, Die Canones H. (Leipzig 489). Le texte en est reproduit en app. de la 2° éd. des Origines du culte de M. Duchesne. ACL, t. T, p. 643. Bull. crit. t. XII (4891), p. 41. Rev. Hist. t. XLVIII (1892), p. 384. Nous ne souserivons pas à l'hypothèse qu voudrait identifier les canons dits d’Hippolyte et cette émiorod Toîc v “Péum… duexomxy did ‘Trrolÿrov que nous avons vu énumérer par Eusèbe au nombre des écrits de Denys d’Alexandrie, hypothèse que Dom Morin a avancée sans preuve suffisante : « L'origine des canons d’Hippolyte », Revue bénédictine,t. XVII (1900),

clésiastique. Tandisque, à Rome, lesécoles (didaoxakeèu) sont des entreprises privées (sauf peut-être du temps d'Hippolyte), à Alexandrie l’église a son école propre et comme officielle, ro Ty xarmynoews diduoxahstor, dit Eusèbe {vr, 3,3). L'origine en doit remonter assez haut : Eusèbe parle de l’école catéchétique « établie de coutume ancienne », c’est-à-dire dès avant Pantène, comme d’une institution du [T° siècle.

Ce Pantène ([ävræwos), le premier didascale qui soit mentionné, appartient à la fin du IT° siècle; Clément d'A. est donné dans l’Apologie d'Origène par Pamphile (Photius, cod. 118) pour l'auditeur et le successeur de Pantène, et Pantène comme « l'auditeur de [presbytres] qui avaient vu les apôtres ». Eusèbe (v, 10) en fait un stoïcien converti, et veut même qu'il ait prèché un temps le christianisme aux Indes. Clément d’A., dans ses ypotyposes (ap. Euseb. vr, 13, 2), après avoir nommé Pantène son maître, reproduisait des interprétations et des traditions de lui (éxdoyac xui nugudooas), et cela donne l’idée d’une méthode assez archaïque. Une sentence que Clément d'A. cite de lui(Æclog. ex proph., 56) té moigne d'une exégèse allégorisante déjà très accusée. Il ne semble pas que Pantène ait rien écrit, quoique Jérôme dise le contraire (Vrr. inl. 36).

Clément d'A. dit de ses Séromates (1, 1) qu’elles sont pour lui un recueil, « qui dans sa vieillesse pourra lui servir de trésor pourremédier au défaut de sa mémoire, et lui représenter, comme dans un miroir obseur ou dans une peinture morte, les discours vifs et animés de ces hommes saints et dignes de toute louange, dont il a eu le bonheur d’être le disciple : l’un en Grèce, il était

4. HARNAGK, art. « Alexandrinische Katechetenschule » de RE3. C. B1GG, The christian platonisis of Alexandria (Oxford 4886), p. 40.

Ionien; deux autres en Grande-Grèce, l’un était de Cœlé-Syrie, le second d'Egypte; deux autres en Orient, l’un d’Assyrie, l’autre un Hébreu de Palestine. Mais celui que j'ai rencontré le dernier et qui était le premier pour la valeur, je le trouvai caché en Égypte, etn’en ai plus cherché d'autre que lui. Cette véritable abeille de Sicile courait les prés et recueillait les fleurs des prophètes et des apôtres pour former dans les âmes de ceux qui l’écoutaient une pure richesse de gnose ». Eusèbe {v, 11, 2) identifie le dernier de ces maîtres inconnus avec Pantène!.

$ 5. — Clément d'Alexandrie.

Si Pantène se rattachait aux presbytres, Clément (Kiur) se rattache aux apologistes laïques du II° siècle. Il est probablement Athénien d’origine (ca. 150) et païen converti; il a voyagé en Italie, en Grèce, en Syrie, en Palestine, puis s'est fixé à Alexandrie, où, après avoir été auditeur de Pantène, il lui succède à la tête du diduoxalstoy chrétien : ce doit être vers 190. Il y enseigne jusqu’au moment de la persécution de Septime Sévère (&. 202-3), où il prit la fuite : il ne paraît pas qu'il soit jamais revenu. On peut conclure de certains passages de son œuvre (Strom., 2) que son enseigne ment excitait à Alexandrie de très vives critiques. En 215* Alexandre de Jérusalem dans unelettre àOrigène (Euseb. vr, 14, 9) parlera de Clément comme d'un mort. Son influence a été nulle sur les théologiens d'après lui. Mais Clément d'A. est demeuré très cher aux humanistes pour ses qualités de lettré, pour l'é-

1. ACL, t. I, p. 291. PG,t. V, pe 1827. GWYNN; art. « Pantaenus » du DCB.

ke 1

tendue de son érudition profane, pour la séduisante candeur de son esprit, pour son éclectisme. Jérôme le juge au mieux, croyant le louer, quand il écrit de ses livres : « Quid in illis indoctum? immo quid non de media philosophia est? » (Epist. xx, 4). Plus sévère, le catalogue gélasien mentionne les « opuscula Clementis Alexandrini », pour les mettre au rang des livres « qui nullatenus a nobis recipi debent »!.

On observe quel’Exhortation aux Grecs,le Pédagogueetles Stromates formentune suite : Clément conduit son lecteur du paganisme à la croyance, de la croyance à la discipline, de la discipline à la gnose, cestroisétapes correspondant aux trois degrés des néo-platoniciens, la purification, l'initiation, la vision. — Le Jlgorpenrixdc ao0c EAlnras, composé vers 190, est une apologie : Clément y montre latranscendance du christianisme, parla critique del’hellénisme, de ses mythes, de ses cultes, de ses philosophies; puis, concédant que philosophes et poètes ont entrevu la vérité prèchée par les prophètes, ilmontre cette vérité intégrale dans le Christ seul. Cette apologie s’est conservée en un ms. unique (Paris. gr. 451; Xes.). — Le Iluduywyos (en trois livres) est postérieur à l'apologie et antérieur aux Stromates : Clément s'y propose d'élever son auditeur, qu'il suppose chrétien déjà, parune vie meilleure à l'intelligence de la gnose véritable : Jésus est le pédagogue, et la vie chrétienne une pédagogie, le traité une œuvre de morale indulgente s'adressant à une société bien peu séparée de

4. PG, t. VIII-IX (reproduit l'édition Porrer, Oxford 1715). Nouvelle édition par W. Dinporr (Oxford 4869). ZAN, Forschungen, t. III, « Supplementum Clementinum » (1884). Pirra, Analecta sacra,t.Il, p.347. — ACL, t. I, p.296. P. BArNARD, The biblical text of C. of A. {Cambridge 4899). O. SrAENELIN, Untersuchungen über die Scholien zu C. A. (Nürnberg

1897). K. Hozr,.Fragmente, p. 85. E. DE FAYE, Clément d'Alexandrie (Paris 4898).

ee D'HIPPOLYTE DE ROME A LUCIEN D’ANTIOCHE. 161

la société païenne. — A la fin du Pédagogue se lisent deux hymnes, l’une “Yuvoc toù dyiov cwrmgos Xoorod porte le nom de Clément et est sujette à caution, l’autre Eig t0v x«0xywydy anonyme est tenue pour apocryphe.

Le mot de Stromates, sac ou tapisserie, désignait dès avant Clément [il a servi à Plutarque) des ouvrages de genre mêlé : le titre intégral de Clément est Kara Tir Gn07 quhocopiur yrootixor dnouvmuaror [dxr«] Oroœuareis. L'ouvrage est postérieur à la mort de Commode (4. 192). Clément y veut établir que l'Évangile satisfait tous les désirs de l’homme et fait l’unité de tout son savoir : la vie chrétienne est la perfection de la sagesse, la théodicée chrétienne une philosophie mieux éclairée. Les Stromates nous sont parvenues en un ms. unique (Laurentianus, V, 3; X[°s.), les premières pages manquant; le vin livre ne paraît pas avoir été jamais rédigé!

L'opuscule Tiç do ow£oueros nhovoros, dont Eusèbe {rrr, 23, 5) a extrait l’histoire du voleur converti par l’apôtre saint Jean, est un discours où Clément montre que la richesse n'est point condamnée par l'Évangile et quel

4. Par Eusèbe (VI, 43,1) et par Photius (cod. 411) on sait que les Stromates comptaient huit livres, et à la fin du VII* livre Clément lui-même annonce une suite. Déjà Photius connaissait les mss. où, en guise de Ville livre, figurait l’opuscule Quis dives salvetur, d’autres où ce VIII livre avait pour incipit 444’ ovdè où ralairaror rüy quocdogur : le Laurentianus est de ces derniers. Mais ce prétendu VIII livre n’est qu’un morceau détaché d’un traité de logique, loin d’être une conclusion. Zahn croit que ce morceau et deux autres encore, savoir les Ex Twy Oeodorov ddacxalias ëmrouotetles Ex Twy xoopyrwy éxloyai sont desextraits du VIF livre : D'Arnimaucon traire que ce sont des matériaux préparés par Clément et non mis en œuvre. Les 86 fragments de la didascalie de Théodote sont descitations textuelles, sans suite, très précieuses pour l’histoire du gnosticisme. Les 63 extraits sur les prophètes sont, non des citations, mais des notes sans suite, sur divers textes ou sujets scripluraires. D’ARNIM, De octavo Clementis Stromatorum libro (Rostock 1894).

7€ AT 17. En r

162 ù LITTÉRATURE GRECQUE. '

usage un chrétien en peut faire pour son salut. La: date de ce Quis dives salvetur n’est pas déterminée.

Les ‘Yrorvurwoasç (un mot que Rufin traduit Dispositiones) étaient, selon Eusèbe (vr, 13, 2), un ouvrage en huitlivres. Photius (cod. 109) le décrit comme une suite, d'expositions sur des textes de l'Ancien et du Nouveau Testament, spécialement la Genèse, l'Exode, les psaumes, l'Ecclésiaste, les épîtres paulines, les épiîtres catholiques ; il déclare que l'ouvrage est sur certains points orthodoxe, sur d’autres tissu « d'impiétés et de fables », éternité de la matière, création du Fils, pluralité des Adyo, métempsychose, androgynie d'Adam; etc. Eusèbe (vr, 14, 1) donne les /ypotyposes pour une explication abrégée de toute l'Écriture, y compris les livres contestés comme les épîtres catholiques, l'épitre de Barnabé, l'apocalypse de Pierre. On n’en a que des fragments, mais nombreux, en grec dans Eusèbe, Oekuménios, Maxime le confesseur, Jean Moschos, en latin dans le morceau {textelatin, d'origine inconnue, > mais peut-être antérieur à Cassiodore) intitulé Adurmbrationes Clementis Alexandrini in epistulas canonicas |.

On signale d’autres écrits de Clément. — Un soi Toù ndoya, écrit « à cause du livre de Méliton » sur le même sujet, est cité par Eusèbe (rv, 26, 4 et vr, 13, 9) : « Les amis de Clément, dit-il, l'obligèrent à mettre par écrit les traditions qu'il avait recueillies des anciens presbytres » : il citait Méliton, Irénée et d’autres encore. On en a quelques fragments. — Un Kavwy ExxAmoruotuxoc 7 noûc toùs iovdaibovrucs, dédié à l'évêque de Jérusalem, Alexandre, est signalé par

1. Une édition du Quis dives salv. par K. Kozsrer (Freiburg 1893). Une édition des Adumbrationes dans ZAnN, o. c.

Eusèbe (v1, 13, 3) et l'on en a un fragment. Eusèbe (Z. c.) parle encore de Æaké£ac nepi vnorelag sai neo xaTalwhias, instruction sur le jeûne et sur la médisance, sans doute deux opuscules analogues au Quis dives salvetur, et d’un Toorosntixoc sis Ünouorr À noûç roc vewoti Bebunriouevors, exhortation aux nouveaux baptisés sur la constance.

$ 6. — Origène.

Peu d’existences sont mieux connues que celle d’Origène : Eusèbe lui consacre presque en entier lelivre VI de son ZHist. eccl.; l'éloge s’est conservé que prononça de lui Grégoire le Thaumaturge; et si de l’Æxohoyia "foryevovs, composée par Pamphile, il ne nous reste que le premier livre sur dix, Jérôme et Photius, qui l'ont eue en mains, y suppléent pour une part en ce qu'ils en rapportent.

Jérôme {Vér.. nl. 54) parle d’un catalogue des œuvres d’Origène : « Et quia indicem operum eius in voluminibus epistularum quas ad Paulam scripsimus, in quadam epistula contra Varronis opera conferens, posui, nunce omitto. » Ce catalogue dépendait, mais assezlibrement, de celui qu'Eusèbe assure (vr, 32, 3) avoir inséré dans sa biographie perdue de Pamphile. Il a été retrouvé de nos jours.

Au total, on est loin des six mille livres qu'Epiphane attribue (Lx1v, 63) à Origène : et, encore que le catalogue hiéronymien soit incomplet, on est loin aussi du compte de ceux quise sont conservés. Les Grecs, depuis

1. Reproduit dans ACL, t. 1, p. 334. E. KLOSTERMANN en à donné une édition critique d’après les quatre mss. qu’on en connaît. Sizungsberichle, 1897, p. 855.

Épiphane et Théophile, très animés contre l'origé- . nisme, ont laissé décimer l'œuvre de leur plus beau génie : plus de la moitié de ce qui subsiste, subsiste en des traductions latines {rv°-v®s.), trop libres ou trop retouchées pour qu’on puisse les prendre à la lettre.

Origène PQgyévns *Adaudvrios est égyptien d’origine, comme son nom de fils d'Orus l'indique : il est né vers 185 et de parents chrétiens. Il a été l'auditeur de Pantène et de Clément; puis, ce dernier ayant pris la fuite en pleine persécution, Origène, à peine âgé de dix-huit ans et laïque, a été appelé à prendre sa place au GÔaoxaheïor d'Alexandrie (203). Ce premier ensei-. gnement remplit douze années, interrompu seulement par une visite à Rome. En 215*, Alexandrie en proie à la guerre, Origène se retire à Césarée de Palestine, où ñ évêque (Théoktistos) Le fait interpréter l° Écriture à l'église. Mais Démétrios, l’évêque d'Alexandrie, le réclame et Origène revient (218*). Le second enseignement à Alexandrie se poursuit jusque vers 228, où soudain, pour des raisons demeurées obscures, Origène quitte Alexandrie. Il va à Césarée de Palésäne) y est élevé à la prêtrise, puis visite Éphèse, Nicomédie, Athènes; à son retour à Alexandrie (231), Démétrios lui retire la catéchèse et le dépose de la prêtrise. Origène s'établit alors à Césarée : ce troisième stade de son enseignement interrompu seulement par la persécution de Maximin (235-7), à laquelle il échappe, se termine à la persécution de Dèce (250-1), où il passe par la prison et par la torture, des suites desquelles il meurt à Tyr en 253.

Origène est toute la science de son temps : la logique, la physique, l'éthique sont pour lui plus spéeialement les préparations nécessaires de la science des choses divines. Cette science des choses divines, il la

possède, disons mieux, il la fait dans tous ses divers états : critique du texte biblique, scolies et commentaires de l’Ecriture, apologie, réfutation des hérétiques, théologie positive, métaphysique chrétienne, spiritualité : et en toutes ces applications il est prodigieux. « Il est le premier grand scholar, le premier grand écrivain spirituel, le premier grand commentateur, le premier grand dogmatiste » (Bigg). Il est aussi notre premier grand prédicateur.

Saint Augustin excepté, aucun théologien n'aura une influence pareille à la sienne, soit qu’on le suive, soit qu'on le combatte : il est, a-t-on pu dire, le « créateur de la dogmatique ecclésiastique » (Harnack), il synthétise ce que les Apologistes, les Presbytres et les Gnostiques même ont enseigné, et il pose tous Les problèmes que la spéculation et que l'histoire doivent soulever ([d.). Mais aussi, par lui, la vérité chrétienne est transformée en une sorte de gnose platonicienne, l'Écriture en une révélation superlittérale : là est le danger, le système que l'Église répudiera, l'origénisme !.

La critique textuelle d’'Origène sur le N. T. n'a laissé de trace que dans les leçons qu'il présente en ses commentaires. On est d'accord pour juger sévèrement l'élément personnel de cette critique : Origène corrige ou altère son texte avec peu de méthode; une raison d’allégorie ou de doctrine, une identification

4, Les œuvres complètes d’Origène dans PG, t. XI-XVII (reproduit pour le fond l'édition de Dom DE LA RUE, Paris 1733-59, avec les Hexaples de Montfaucon, les suppléments de Mai, etc.). Les Allemands citent de préférence l'édition de LOMMATZSCH (Berlin 1831-48). L'édition critique de l’Acad. de Berlin est en cours. — Sur Origène, P. HuEr, Origeniana, Rouen 1668 (reproduit dans PG, t. XVII), reste fondamental. E. REDEPENNING, Origenes (Bonn 1841-6). WESTCOTT, art. « Origenes » du.

DCB. CROISET, Î. V, P. 845.

topographique lui suffit; souvent son autorité a accrédité des confusions. Toutefois il a eu à sa disposition des manuscrits dont on imagine le prix comme témoins de l’état du texte au IIT° siècle. Peut-être at-il lui-même corrigé ou ponctué de signes critiques. des manuscrits, tels les « Adamantii exemplaria », dont parle saint Jérôme. — Pour l'A. T. il fit établir les Hexaples (rà ££urhd dvriyoupa), exemplaires en six colonnes parallèles donnant : 1° le texte hébreu non vocalisé, 2° sa transcription et vocalisation en caractères grecs, 3° le grec d'Aquila, 4° le grec de Symmaque, 5° le grec des Septante, 6° le grec de Théodotion. Pour plusieurs livres de l’A. T., notamment pour les livres poétiques, Origène ajoutait trois autres versions grecques, celles-ci anonymes (Quinta, Sexta, Septima). Plus tard il fit établir des Tétraples, où ne figuraient que les Septante, Aquila, Symmaque et Théodotion. La vocalisation de l’hébreu, devançant la ponctuation massorétique, si elle s'était conservée, serait une œuvre capitale. L'hébreu et les recensions grecques étaient reproduits tels quels : sur le texte des Septante Origène posait les astérisques et les obèles destinés à noter ce que les Septante avaient de plus ou de moins que l’hébreu (très littéralement représenté par Théodotion). Origène avait pensé, pour « remédier à la discordance des exemplaires de l'A. T. », fixer le texte vrai en prenant pour étalon l’hébreu. Voyez Comm. in Mt. xv, 14, où ïl expose lui-même sa méthode. Ce travail énorme fut exécuté vraisemblablement à Césarée, entre 237 et 250. — Pamphile fit copier des manuscrits des Septante avec les obèles et les astérisques de l'édition hexaplaire : « Alexandria et Aegyptus in Septuaginta suis Hesychium laudat auctorem. Constantino-

nd

polis usque Antiochiam Luciani martyris exemplaria probat. Mediae inter has provinciae palaestinos codi-

‘ces legunt quos ab Origene elaboratos Eusebius et

Pamphilus vulgaverunt » (Hieron. praef. in Paralip.). Le même Jérôme put collationner son texte des Septante sur les Hexaples originaux de Césarée «. Nobis curae fuit omnes veteris legis libros, quos vir doctus Adamantius in Hexapla digesserat, de caesariensi bibliotheca descriptos ex ipsis authenticis emendare » (Comm. in Tit. m1, 9). Quelques manuscrits actuellement existants des Septante dérivent sûrement des « palaestini codices » dont parle Jérôme : tel le Codex marchalianus (Vatican. gr. 2125; VI° s.) des prophètes, tel le Codex chisianus (Chigi R. VIT, 45; IX° s.) de Daniel. Une version syriaque des Septante d’après les Hexaples fut exécutée vers 617 par Paul, évêque de Tella, version dont on possède le texte presque intégral. M. Mercati, en 1896, a découvert dans un manuscrit grec de la bibliothèque ambrosienne (O0. 39; XIII-XIV* s.) quelques feuillets palimpsestes (X° s.) contenant des fragments hexaplaires de onze psaumes !.

Comme commentateur des Ecritures, Origène passe tous ses devanciers. Avec Théodore de Mopsueste et saint Augustin il représente l'interprétation ecclésiastique, et personnellement le parti pris de l'interprétation allégorique, comme Théodore celui de l'interprétation littérale, et Augustin une sorte de via media entre les deux systèmes. L'exégèse d'Ori-

1. PG, t. XV-XVI (reproduit l'édition de Montfaucon, Paris 1713). Une nouvelle édition par F. Fiezp (Oxford 1875). — ACL, t, I, p.339.C. TAYLOR, art. « Hexapla » du DCB. Bull. cril. t. VIX (1886), p. 199. Revue bibl. t. IV (4895), p. 501, et t. V (1896), p. 87. G. BIERCATI, Un palimpsesto ambrosiano dei salmi esapli (Turin 1896), tiré à part des c. r. de l’Acad. des sciences de Turin, séance du 19 avril 1896.

gène comprend trois espèces distinctes de travaux. «… Scias Origenis opuscula in omnem Scripturam esse triplicia. Primum eius opus excerpta: quae graece c70liæ nuncupantur, in quibus ea quae sibi videbantur obscura atque habere aliquid difficultatis summatim breviterque perstrinxit. Secundum homiliaticum genus. Tertium quod ipse inscripsit réoux, nos volumina possumus nuncupare, in quo opere tota ingenii sui vela spirantibus ventis dedit et recedens a terra in medium pelagus aufugit » (Hieronym. Prol. interpret. homil. in Ezech.). Dans ses Scolies Origène appliquait à la Bible la méthode appliquée par les scoliastes alexandrins aux auteurs anciens comme ÂAristophane ou Aristote : des notules interprétatives à la marge du texte. Les homélies étaient les « tractatus quos paene cotidie in ecclesia habebat ex tempore, quos et describentes notarii ad monimentum posteritatis tradebant ». Les tomes étaient les traités proprement dits, expositions de longue haleine partagées, non en livres, mais en « tomes », expressions synonymes.

Le catalogue hiéronymien des œuvres d'Origène énumère des scolies sur les parties suivantes de l'Ecriture : l’Exode, le Lévitique, Isaïe, l'Ecclésiaste, enfin sur quelques passages de saint Jean. Il ne s’est conservé aucun manuscrit de scolies d'Origène; mais on pense que pour une large part ces scolies ent dû être absorbées par les chaînes grecques, le Cornmentaire sur l’Octateuque de Prokopios de Gaza en première ligne!.

Le catalogue hiéronymien énumère les séries sui-

4, ACL, L. TI, p. 403, fait le relevé des fragments origéniens tirés des chaînes. L. EINSENHOFER, Procopius von Gaza (Freiburg 1897).

vantes d'homélies! : « Mysticarum omiliarum L. II. — In Genesi om. XVII. — In Exodo om. VIII. — In Levitico om. XI. — In Numeris om. XXVIII. — In Deuteronomio om. XIII. — In lesu Nave om.

XXVI. — In libro ludicum om. VIII. — In primo Regnorum libro om. III. — In 10b om. XXII. — In Paroemias om. VII. — In Ecclesiasten om. VIIT. —

În Cantica Canticorum om. 11. — In Isaiam om. XXXIT. — In leremiam om. XIIII. — In Ezechiel om. XII. — De psalmis...? — In euangelium sara

Marbaïoy om. XXV. — In euangelium xaura Aovxür om. XX XVIII]. — In Actus apostolorum om. XVII. — În epistulam ad Corinthios secundam om. XI. — In epistulam ad Thessalonicenses om. II. — In epistulam ad Galatas om. VII. — In epistulam ad Titum om. I. — In epistulam ad Hebraeos om.

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