‹ La littérature grecqueChapitre 24 sur 65 · XVIII. » Voici ce qui en subsiste · texte numérisé non relu

XVIII. » Voici ce qui en subsiste

Gexëse : XVII homélies traduites par Rufin, plus deux fragments grecs de la II° homélie.

. Exone : XIII homélies traduites par R., plus deux fragments grecs de la VIII.

Lévirique : XVI homélies traduites par R., plus un fragment grec de la T°, deux de la VIIT*.

Nowgres : XX VIII homélies traduites par R., plus un fragment grec de la XII.

Josué : XXVI homélies traduites par R., plus un fragment grec de la XX°.

Jucss : IX homélies traduites par R.

Samuez-Rots : une homélie sur Elkana (7 Sam. 1:

4. E. KLOSTERMANN, Griechische Excerpte aus Homilien des Origenes (Leipzig 1894).

2, Le catalogue énumère les divers psaumes commentés : au total 120 homélies. — Plus loin le catalogue énumère 25 hom. sur Mt., c’est

un double des 25 tomes sur Mt.

et u) traduite en latin par un inconnu : une homélie Eig tv éyyacroiuvôov (1 Sam. xxvn) en grec.

Jos : un fragment en latin, traduction de saint Hilaire, cité par saint Augustin.

Psaumes : neuf homélies (Ps. XXXVI-XXXVIII) traduites par R., nombreux fragments grecs dans les chaînes.

CanTiQuE : II homélies traduites par Jérôme.

Isaxe : IX homélies traduites par J.

Jérénre : XIX homélies en grec, dont XII traduites par Jérôme, plus deux en outre traduites par le même et qui n'existent plus en grec; un fragment grec de la XXXIX° homélie. Le nombre total des homélies grecques sur Jérémie était de quarante-cinq !.

Ezécurez : XIV homélies traduites par J.

Luc : XXXIX homélies traduites par J.

ÂAcres : un fragment grec de la IV° homélie.

Hésreux : deux fragments grecs.

L'intérêt des homélies origéniennes est trop peu remarqué : elles sont les premiers spécimens de l’éloquence de la chaire ecclésiastique, et elles ont certainement eu, surtout chez les Latins où elles ont. davantage été lues, une influence sensible sur le développement du genre. Prêchées à l’église, en présence des fidèles et des catéchumènes, quelquefois même en présence de païens et de juifs, ces homélies sont pour la plupart des improvisations sténographiées, de forme très simple, pleines de traits de mœurs. Origène y reste l’exégète allégoriste systématique qu'il est toujours; mais le moraliste et le catéchiste y ont une part plus grande, et qu’il con-

1. E. KLOSTERMANN, Die Ueberlieferung der Jeremia-Homilien des Origenes (Leipzig 1897).

viendrait d'étudier. — La chronologie des homélies est mal déterminée. Les homélies sur la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, Josué, Samuel, les Rois, Jérémie, Ézéchiel, sont postérieures à 244; les homélies sur le Cantique et sur les Juges sont antérieures à 244; les homélies sur Luc sont antérieures aux tomes sur Jean !.

Si les homélies sont l’exégèse vulgarisée, les tomes sont les commentaires savants : « Tota ingenii sui vela spirantibus ventis dedit et recedens a terra in medium pelagus aufugit, » dit Jérôme. Le développement du sens allégorique s'y montre dans toute sa richesse, mêlé à la discussion des problèmes de critique, de concordance, de dogmatique, aussi bien qu'aux moralités. L'ordre, la clarté, les qualités classiques y font trop défaut : le sens de la littéralité et de l’histoire n'y manque pas moins; mais c'est Origène même que cette abondance, cette sagacité et ce symbolisme démesuré.

La chronologie des tomes n’est guère mieux déterminée que celle des homélies. Les cinq premiers tomes sur saint Jean, dédiés à Ambroise, datent du second enseignement d'Origène à Alexandrie, et sont les premiers de tous les tomes d'Origène : les tomes VI et suiv. datent de 231*; les derniers ne sont pas antérieurs à 237* et à la persécution de Maximin. Les huit

4. P. BarirroL et A. WizmarT, Tractatus Origenis de libris SS. Scripturarum (Paris 4900) : vingt homélies en latin, qui portent le nom d’Origène, ont été, eroyons-nous, traduites du grec d'Origène et mises en latin par Victorinus de Petau. Celte publication et ces conclusions ont provoqué une controverse qui dure encore au moment où nous écrivons. Voyez C. Weyman, Archiv für lateinische Lexicographie, t. XI (1900), p.545, et Hausscerrer, Theologisches Literaturblatt, 6, 13, 20 avril 4900, qui revendiquent sans motifs suffisants nos Tractatus Origenis pour Novatien. Cf. Bulletin de litt. eccl. 1900, p. 190 et 257.

premiers tomes sur la Genèse ont été publiés à Alexandrie, les derniers à Césarée; les tomes sur les Lamentations ont été publiés à Alexandrie; les petits prophètes, Romains et Mathieu sont postérieurs à 244 et datent de Césarée; les cinq premiers livres sur le Cantique, d'Athènes (240*); les derniers, de Césarée; Isaïe‘et Ezéchiel sont de la période 235-240.

Le catalogue hiéronymien compte les tomes suivants : « /n Genesim libros XIIII. — In Isaiam lib. XXXVI. — In Osee de Effraim lib. 1. — In Osee commentarium. — In Iohel lib. II. — In Amos lib. VI. — In lonam lib. I. — Ir Micheam db. II. — In Naum lib. II. — In Abacuc lib. III. — In Sophoniam lib. II. — In Aggeum lib. 1. — In principio Zachariae lib. II. — In Malachiam lib. II. — In Tezechiel lo. XXVIIIT. — In psalmos..…!.— In Proverbia lib. III. — In Canticum Canticorum lib. X, et alios tomos II quos insuper scripsit in adolescentia. — In lamentationes leremiae tomos V. — In Matheum lib. XXV. — In loannem lib. XXXIT. — In partes quasdam loannis excerptorum lib. I. — In Lucam lib. XV. — In epistulam Pauli apostoli ad Romanos lib. XV. — In epistulam ad Galatas lib. XV. — In epistulam ad Ephesios lib. IIT. — In epistulam ad Philippenses lib. I. — In epistulam ad Colossenses dib. II. — In epistulam ad Thessalonicenses l* lib. III. — In epistulam ad Thessalonicenses IF lib. I. — In epistulam ad Titum lib. I. — In epistulam ad Philemonem lib. I. » Voici ce qui subsiste :

1. Le catalogue énumère sur divers psaumes 46 livres, plus des Excerpta sur les ps. I-XV et des Excerpla in totum psalterium. Ces derniers étaient, Croyons-nous, un commentaire perpétuel et très développé du psautier, tandis que l'Enchiridion in psalmos, dont parle saint Jérôme, étaitun psautier accompagné de brèves scolies. Rev. biblique, &. VII (1898), p. 265.

GENÈSE : trois fragments grecs, deux latins.

Psauues : nombreux fragments grecs.

Proverges : nombreux fragments grecs !.

CANTIQUE : un fragment grec du commentaire de jeunesse; deux fragments grecs du commentaire en dix livres; enfin de ce grand commentaire, en latin, quatre livres traduits par Rufin.

LaAmENTATIONS : nombreux fragments grecs.

IsarE : deux fragments latins.

ÉzécieL : un fragment grec ?.

Osee : un fragment grec.

Marurev : en grec, les livres X-X VIT (M£. xur, 36xx, 33); en latin, une adaptation anonyme, incomplète (ME. xvi, 13-xxv1r, 63).

Jaas :engrec, leslivres I, IT, VI, X, XIIT, XIX (incomplet), XX, XX VIII, XXXII, et de nombreux fragments ?.

Romains : un fragment grec; en latin, une adaptation en dix livres par Rufin.

GaLarTes : trois fragments latins.

ÉPHÉSIENS : un fragment latin.

CoLossrens : autant.

TuessALoNIcIENS : autant.

PuiLÉéMox : autant.

Tire : cinq fragments latins.

En dehors des œuvres scripturaires que nous venons de passer en revue, le catalogue hiéronymien énumère les œuvres théologiques ou apologétiques que voici : « Stromatum lib. X. — Pertarchon lib. TITI. — De resurrectione dialogos II. — Dialogum adver-

1. Le catal. hiéronym. mentionne De Proverbiorum quibusdam quaestionibus lib. I, inconnu d’ailleurs. Le

2, Les Libri II ad Gratam de visione TETE O dy dont parle Jérôme (Adv. Rufin. I, 13), sont inconnus d’ailleurs.

3. À. E. Brooke, The commentary of Origen on saint John's Gospel

Cambridge 1896).

NE

sus Candidum valentinianum. — De martyrio lib. — De pascha om. VIT. — De pace om.1. — Exhortatoria ad Pioniam. — De teiunio, de monogamis et trigamis om. II. — In Tharso om. II. »

Le dialogue contre le valentinien Candide est mentionné par saint Jérôme, qui l'avait en grec (Contra Rufin: W, 18-19). Les huit homélies sur la Paque, dont il n'existe pas d'autre trace, semblent devoir être mises au rang des homélies exégétiques. L'homélie De pace, peut-être une homélie de circonstance, est inconnue d’ailleurs. L'Exhortatoria ad Pioniam, qui est également inconnue, peut être un titre fautif, que l’on a proposé de corriger en Exhortatoria ad patientiam (Klostermann). Les deux homélies sur le jeûne et le mariage ne sont mentionnées que par notre catalogue. De même les deux homélies /x Tharso, titre énigmatique. 1

Il n’est pas probable que les Znrnoaiç no0c Brovhdor, ou controverse contre Bérylle de Bostra, aient été distinctes des actes du synode tenu pour juger Bérylle : le calogue hiéronymien n’en parle pas. Un prétendu Æiühoyos ao0ç Tor dyrouovx Bücoov est un entretien . auquel Jules l’Africain fait allusion dans sa lettre à Origène, et cet entretien n’a pas dû être un livre, pas plus sans doute qu'une dispute avec les juifs dont Origène parle lui-même (Contra Cels. x, 45)1.

‘Mais nous possédons dans son intégrité le traité signalé par Eusèbe (vr, 36, 2), omis par le catalogue hiéronymien, conservé par un ms. sinon unique, au moins archétype des autres (Vatican. gr. 386; XIII° siècle), le traité Kura KéAcov. Il date du temps de l'empereur Philippe l'Arabe, exactement de 248, et

Page 1