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fut composé, à Césarée, sur la demande d'Ambroise. Ce dut être un écrit de circonstance, provoqué par le millénaire de Rome qui se célébrait cette année même (248) : une justification du christianisme au regard de l’insolence païenne. Au lieu de construire une apologie de toutes pièces, Origène entreprend une réfutation du pamphlet écrit contre le christianisme par Celse, le Æ0yos &hnOnc. L'identité de Celse n’est pas établie ; mais on sait par les citations qu'Origène fait de lui, qu’il écrivit son pamphlet sous le règne commun de Marc-Aurèle et de Commode (177-180). Origène s'astreint à suivre la marche même de Celse, il cite textuellement ses dires, et il les réfute. On a ainsi pour les trois quarts le Æ0y0ç dÀnônc, grâce aux citations d'Origène. Mais l’attaque de Celse était assez méthodique etapprofondie pour fournir à Origèneun plan à ses huit tomes et l’occasion d’y traiter les principales questions que soulève sur le terrain de l’histoire et de la théodicée le fait chrétien. On a pu dire que Celse et Origène s'y montrent «essentiellement modernes », et qu'ils plaident au fond. Le Contra Celsum «est la meilleure et la plus compréhensive défense de la foi chrétienne qui nous soit venue du temps des Pères : la foi n’y est pas défendue contre les préjugés ou la malice du populaire, comme c'est le cas avec les premiers apologistes, mais contre un acte d'accusation étudié, vigoureux, d'un philosophe païen, qui était (il semble) un juriste romain accompli, et qui écrivait au nom de la plus haute philosophie du temps et avec le souci passionné du bien de l'Empire romain, Tout ce traité est à lire et à relire » (Hort).
1. Origenes Werke, t. I IN, édilion critique et introduction de KOETscuau. —K. NEUMANN, art. « Celsus » de RE3
Un Ileoi dvacrécews mentionné par Eusèbe (vr, 24, 2) comme un traité en deux livres, et par le catalogue hiéronymien sous le titre de « De resurrectione lib. IL et alios de resurrectione dialogos Il », appartenait au second enseignement d'Origène à Alexandrie. On n'en a que deux fragments grecs et quatre latins. Le traité de Méthodios sur le même sujet est une réfutation de celui d'Origène. — Il est question d’un traité du libre arbitre dans le commentaire d'Origène sur l’épitre aux Romains (vir, 16); mais il n'est pas sûr que dans ce passage l’auteur ne fasse pas allusion simplement au Periarchon (Krüger). — Des Ærowuareis sont mentionnés par Eusèbe (vi, 24, 3) et Jérôme écrit (Epist.. Lxx, 4) : « Hunc [Clementem A.] imitatus Origenes decem scripsit Stromateas, christianorum et philosophorum inter se sententias comparans, et omnia nostrae religionis dogmata de Platone et de Aristotele Numenio Cornutoque confirmans ». On en a deux fragments grecs et dix latins !.
Le Ilsoù doywv ou traité des principes était l’œuvre dogmatique maîtresse d'Origène. Le texte grec est perdu, à l'exception de quelques fragments grecs conservés par la Philocalie et Justinien. On a une version latine exécutée par Rufin en 398, et dont l'infidélité lui valut toutes les sévérités de Jérôme. Jérôme lui-même, en 399, entreprit une traduction littérale : «:..librum Origenis ad fidem, quemadmodum ab ipso auctore editus est, tuo sermone manifestes, et quae a defensore eius [Rufin] interpolata sunt prodas » (Æpist. LxxxIn1), lui demandaient ses amis romains : mais il ne subsiste de la traduction hiéronymienne que vingt-sept courts fragments cités par Jérôme dans une lettre