‹ La littérature grecqueChapitre 26 sur 65 · Voyez Rev. hist. el litt. relig. t. IN (1897), p · texte numérisé non relu

Voyez Rev. hist. el litt. relig. t. IN (1897), p

{Epist. cxxiv). Le Periarchon a dû être publié par Origène peu avant 230, à Alexandrie (Euseb. vr, 24,3). C'est une somme en quatre livres : le premier traitant de Dieu et de la création; les deux suivants de la Providence, de l’homme, de la rédemption; le dernier de l’Ecriture : la philosophie du christianisme et son fondement. Le Periarchon est le plus ancien essai de présentation en forme systématique de la doctrine chrétienne.

Deux livres font groupe à part, le Tooroentixoc sic gaogtuoor, adressé au diacre Ambroise (l'ami déjà mentionné d'Origène) et au prêtre Protoktetos, de Césarée, tous deux alors emprisonnés. Cet opuscule date de la persécution de Maximin, plus précisément du commencement de cette persécution (235). C'est une chaleureuse exhortation au martyre, et plus peutêtre une protestation contre le laxisme qui cherchait des accommodements avec les édits. Cette ÆExhortatio ad martyrium, signalée par Eusèbe (vr, 28) et par le catalogue hiéronymien, n'a pas été traduite en latin : nous l'avons en grec !. — Le TTsoù sdync, adressé à Ambroise et à Tatiana, sa sœur, est un traité sur la valeur, le devoir et la méthode de la prière, et comprend une explication du Pater. On se plait à y voir la perle de toute l'œuvre d'Origène. On conjecture qu'il a été composé en 233-234 (Koetschau); mais nous tenons cette date pour douteuse, et nous inclinerions à faire du De oratione un écrit plus récent (244- 249) 2,

Jérôme (Epist. xxxiv, 1) parle d'un Tractatus de

41. Origenes Werke, L. I, p. 3, édition critique et introduction de

KOETSCHAU. :

2, Origenes Werke, t. II, p. 297, édition critique et introduction de

KorrTscoHau, t. I, p. Lxxv. Cf. Revue biblique, t. X (1900), p. 123.

Phe littera, où l’on incline à voir simplement un passage du commentaire du psaume CXVIII. — Le De nominibus hebraicis de Jérôme est une réfection d’un Lexicon nominum hebraicorum d'Origène, lequel était lui-même une réfection de l’'Onomasticon de Philon : nous avons l'édition hiéronymienne. C’est un index explicatif étymologique des noms propres hébreuxe:

La correspondance d'Origène n'avait pas été recueillie de son vivant; Eusèbe (vi, 36, 3) parle d'une centaine de lettres qu'il a rassemblées; Rufin (De adult. lib. Orig.) cite une lettre « ex libro epistula-. rum Origenis IV°». Le catalogue hiéronymien fait mention de plusieurs séries de lettres d'Origène : « Origenis, Africani et Gregorii. — ltem excerpta Origenis et diversarum ad eum epistularum lib. Il. — Epistulae sinodorum super causa Origentis in libro 11. — Epistularum eius ad diversos lib. VIII. — Aliarum epistularum lib. II. — litem epistula pro apologia operum suorum lib. II. » Eusèbe ({ c.) parle d'une lettre à l'empereur Philippe, d'une autre à l’impératrice Severa (femme de Philippe), d’une autre au pape Fabien, d'autres à divers évêques : il n’en reste rien. On relève la trace chez Eusèbe {vr, 19, 12), d'une lettre « à certains qui lui reprochaient son application aux sciences des Grecs »; chez Rufin (Z. c.), d'une lettre « ad quosdam caros suos alexandrinos », Où Origène protestait contre son excommunication par Démétrios ; chez Eusèbe encore (vr, 2, 6), d’une lettre d'Origène à son père Léonidas; chez Suidas {s. ». "Sory.), d’une lettre à un anonyme concernant Ambroise. On a un fragment grec d'une lettre à Pho-

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