DE LAGARDE, Onomastica sacra Güttingen
tios et André prêtres; trois fragments latins d’une lettre « ad Gobarum de undecima » ; un fragment latin d'une lettre « ad Firmilianum de his qui fugiant quaestionem » (ACL, t. I, p. 388). Il subsiste deux lettres intégrales : la lettre à Jules l'Africain, en réponse aux questions de celui-ci sur l’histoire de Susanne, a été écrite de Nicomédie (a. 230*) et s’est conservée avec celle de Jules l’Africain en de nombreux manuscrits: la belle lettre à Grégoire de Néocésarée, sur le mépris des études profanes, a été écrite à Césarée (a. 240*) et nous est parvenue dans la Philocalie.
$ 7. — Les amis d'Origène.
Au nombre des disciples d'Origène formés par lui à Alexandrie, on cite Plutarque et Héraklas (Euseb. vr, 3,2), deux frères ; lepremierfut martyrisé sous Septime Sévère, le second devint évêque d'Alexandrie. Denys, qui lui aussi devint évêque d'Alexandrie, était un ancien auditeur d'Origène. Étienne Gobaros (VI® siècle), cité par Photius (cod. 232), mentionne une lettre à Origène d'Alexandre, évêque d'Hierapolis etmartyr, pleine d'éloges pour Origène. A Césarée, Origène fut le maître de Grégoire de Néocésarée et de son frère Athénodore, ainsi que du Théoteknos qui fut évêque de Césarée (Euseb. vir, 14).
Ce Grégoire, qui sera connu sous lenom de l'onyd eos 6 Ouvuarovoyds, s'appelait d'abord Théodore (Euseb. vr, 30); il était né à Néocésarée dans le Pont, et était venu étudier le droit à Béryte, d'où il passa vers 233 à Césarée sous la maîtrise d'Origène. Vers 240, de re-
tour dans le Pont, il devint évêque de Néocésarée : il dut mourir vers 270. Dans la première moitié du IV° siècle, il a cireulé une biographie grecque du « Thaumaturge », qui est perdue, mais dont dépendent le panégyrique qu'a fait de lui Grégoire de Nysse, la , notice que lui consacre Rufin et une vie syriaque anonyme récemment étudiée (Ryssel). L'œuvre écrite de Grégoire comprend: — Une ”Æxôeois niotews, qu'on a en grec et en latin; c'est un symbole dont l’authenticité longtemps controversée semble aujourd’hui acquise (Caspari, Bonwetsch). Il nous a été conservé par Grégoire de Nysse. — Une ’Exotoi) xuvomxr, onze canons pénitentiels relatifs aux péchés et méfaits commis par les chrétiens du Pont au cours d’une invasion de Goths, en 254. — Une Merapoucis sig Tor Exxinoruorny Zohouwyroc, que l’on a en grec sous le nom de Grégoire de Nazianze, est identifiée avec l’opuscule de ce titre que Jérôme {Vér. int. 65) attribue à Grégoire de Néocésarée. — On a en syriaque un écrit «à Théopompe sur l’impassibilité et la passibilité de Dieu », tenu pour authentique. — En syriaque encore on a un écrit « à Philagrius sur le consubstantiel », que Dräseke a retrouvé en grec dans les œuvres de Grégoire de Nazianze et dans celles de Grégoire de Nysse : c’est l'opuscule Tooc Eviyquoy negi 0s0Tntos : authenticité mal établie. Il faut en dire autant du Tleoi yvyns noûçs Tururoy, que l'on a en grec. La Ads no0ç Ailuuvov, citée par saint Basile (Epist. cex, 5), ne s’est pas conservée.
Le morceau capital de Grégoire est son Eis Qouyérnv HQ00pHIATLXÔG, Que nous avons en grec en plusieurs manuscrits : c’est un discours soi-disant prononcé à Césarée par Grégoire au moment de quitter l’école d'Origène, harangue de remerciment où l'étudiant
raconte ses premières études profanes, sa venue auprès d'Origène à Césarée, ce qu'il reçoit du maître : morceau d’une juvénilité enthousiaste et bien capable de donner l’idée de l'admiration passionnée que provoquait Origène, en même temps qu'il nous instruit de maint détail sur son enseignement !.
Jérôme (Vür. int. 75) a connu un certain Tryphon (Tovpuwr), qu'il qualifie de « Origenis auditor ad quem nonnullae eius exstant epistulae », et de « in Scripturis eruditissimus ». Il mentionne de lui un livre De pacca rufa in Deuteronomio (cf. Num. x1x, 1-10), et un autre Dedichotothematibus(cf. Gen.xv,9). On n’en sait rien d’autre?.
Ambroise (Æu6ç0ovoç) était un alexandrin, semblet-il; valentinien, il avait été converti au catholicisme par Origène. Il fut un patron excellent pour son maitre, faisant pour ses œuvres tous les frais de librairie : « Septtachygraphes et plus, qui se relevaient à tour de rôle, écrivaient sous la dictée d'Origène : il y avait autant de bibliographes, et aussides jeunes filles exercées à calligraphier, et tqut ce personnel était entretenu par Ambroise » (Euseb. vr, 23, 2). Suidas {s. ». "Qqy.) a conservé une curieuse lettre où Origène parle de l’ardeur
4. PG, t. X (d’après Gallandi). RourTn, Reliquiae sacrae, t. III. Prrra, Analecta sacra, t. IV. K. Hozr, Fragmente, p. 156. A. HAHN, Bibliothek der Symbole (Breslau 1897), p. 251. P. KOErsGmAU, Des Gregorios T. Dankrede an Origenes (Freiburg 1894). — V. RyssEL, Gregorius Thaumaturgus, sein Leben und seine Schriften (Leipzig 1880). DRAESEKE, Patrist. Untersuch., p. 103. BonweTsCu, art. « Greg. d. W.»de RE3. Anal. bolland. t. XIV (1893), p. 443; t. XVIII (899), p. 68. ACL, t.T, p.423. Theolog. Quartalschrift,t. LXXXII (1900), p.395. — Les homélies, soit grecques, soit syriaques, publiées sous le nom de Grégoire (PG et P1rrA, 2. c.), n’ont aucune apparence d’authenticilé. Pas davantage les ?Ayabeuatiouot (HAHN, p. 280) visant les erreurs apollinaristes, nestoriennes et eutychiennes. Funk, Kircheng. Abhandl. t. II, p. 329.
2, ACL, t. 1, p. 405.
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infatigable d'Ambroise à le questionner jour et nuit; Origène l'appelle ailleurs son excitateur (éoyoduwxrnc), et, au témoignage de Jérôme (Epist. LxxxIv, 10), se plaintmème de l'indiscrétion de son zèle. Plusieurs des œuvres d'Origène sont dédiées à Ambroise, entre autres l'Exhortation au martyre, où certaines allusions’ d'Origène font voir qu'Ambroise avait un temps été dans les honneurs. Le Contra Celsum lui est dédié, de même les tomes sur saint Jean. Ambroise, qui avait suivi Origène d'Alexandrie à Césarée, vivait encore au temps de Philippe l'Arabe, lorsque fut composé le Contra Celsum (a. 248) : il mourut avant Origène, «et in hoc a plerisque reprehenditur quod, vir locuples, amici sui senis et pauperis moriens non recordatus sit » (Vir. int. 56). Il n'y a pas apparence qu'il ait été martyr, ni qu'il ait écrit autre chose que des lettres à Origène ({bid.), dont rien ne subsiste.
Pamphile(Iéuqguros),dontEusèbe, son disciple, écrivit la vieen unopusculequiest perdu, étaitné en Phénicie (à Béryte?), avait étudié à Alexandrie sous Piérios, ets’établit à Césarée où il fut fait prêtre. Jeté en prison en 307, il mourut martyr en 309. — Au cours de ces deuxannées de prison, il écrivit en collaboration avec Eusèbe son Anohoyiu dnèg ‘Qovyevovc, dédiée aux confesseurs de Palestine condamnés aux mines, mais il ne put l’achever, et le sixième et dernier livre fut écrit par Eusèbe après la mort de Pamphile. Cette apologie était, en partie au moins, dirigée contre Méthodios (Hieron. Adyp. Rufin. x, 11). Il en subsiste seulement le premier livre traduit en latin par Rufin. Photius (cod. 118), qui a lu l'ouvrage entier, rapporte que nombre d’autres écrivains éminents à ce même moment avaient