ACL, t. I, p. 898 et
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publié de semblables apologies d'Origène, détail emprunté sans doute au texte de Pamphile. Jérôme (Ado. Rufin. 1, 8, et passim) semble croire que l’Apologie pour Origène était l'œuvre propre d'Eusèbe : «.. sex libros Eusebius caesariensis episcopus, arianae quondam signifer factionis, pro Origene scripsit, latissimum et elaboratum opus, et multis testimoniis approbavit, Origenem iuxta se catholicum, id est iuxta nos arianum esse : horum tu primum librum vertis sub nomine martyris! » Un passage de la Vita Pamphili d'Eusèbe, cité par Jérôme (i6id. 1, 9), dit nettement que Pamphile « nihil omnino scripsit exceptis epistulis quas ad amicos forte mittebat ». — Gennadius (Vir. intl. 17) attribue à Rufin la traduction d'un ouvrage de Pamphile « Adversum mathematicos, » qui pourrait être difficilement l’Apologie pour Origène. Si, comme il paraît probable, Pamphile n’a rien écrit que des lettres familières (perdues), son nom reste toutefois attaché au souvenir de la bibliothèque constituée par lui à Césarée, collection inappréciable. de manuscrits’ des Écritures et de leurs commentateurs, d'Origène spécialement (Euseb. vr, 32, 3), collection où Eusèbe a puisé son érudition et où Jérôme est venu plus tard consulter. Pamphile avait fait rechercher des manuscrits, il en avait copié et fait copier, finalement il avait donné sa bibliothèque à l'Eglise de Césarée : « [Bibliothecam] caesariensi ecclesiae dedicavit, quam ex parte corruptam Acacius dehinc et Euzoius eiusdem ecclesiae sacerdotes in membranis instaurare conati sunt : hic cum multa repererit et,inventorum nobis indicem reliquerit.. » (Hieron. Æpist. xxxiv, 1). On ignore à quelle date cette bibliothèque fut dispersée !.
4. ACL, t. I, p. 548. L’Apologelicum (lib. I), dans PG,t. XVII, p. 521.
$ 8 — Théognoste, Piérios, Jules l’Africain.
Théognoste (@edyrworos) n'est mentionné ni par Eusèbe, ni par Jérôme; mais Athanase le met (Æpist.. ad Serap.1v, 9) sur la même ligne qu'Origène comme autorité à opposer aux Ariens, et (De decret. nic. syn. 25) cite le second livre de ses Yrorvrwoag à propos de la génération du Verbe. Photius (cod. 106) a possédé ces Hypotyposes. De la description qu'il en donne on peut conclure que Théognoste a été chef du dduoxahstor chrétien (il dut succéder à Denys etprécéder Piérios):. que son ouvrage était divisé en sept livres traitant respectivement du Père, du Fils, du Saint-Esprit, des anges, de l’incarnation, de la création; et que saint Athanase aurait difficilement défendu Théognoste du reproche de subordinationisme 1,
Piérios est donné par Eusèbe (vir, 32, 26) comme un prêtre d'Alexandrie et un contemporain de l’évêque Théonas (282-300). Photius, (cod. 118), sur la foi de l'Apologie pour Origène, fait de Piérios le chef du dduoxaheïoy alexandrin, le maître de Pamphile, et un . martyr dont le nom aurait été donné à une basilique d'Alexandrie (Epiph. Haer. 1xix, 2). — Photius (cod. 119) a lu de Piérios un volume renfermant douze morceaux différents; il en cite un Eïç T0 xura Aovx&y, un Eiç 10 nucyu, un Eïic r0v Qomé, et en parle comme d’improvisations homilétiques. Jérôme { Vér.inl.76) connait le De propheta Osee, très long, et le qualifie de sermon prononcé dans une vigile pascale. Philippe de
PG;t.X, p. 1529). — Sur la bibliothèque de Césarée, A. EnruaARD, « Die früheren Bibliotheken in Palaestina, » dans la Rômische Quartalschrift, t. V (1891), p. 217.