PG texte de Gaisrorp (Oxford 1842). ACL, p
3. PG reproduit le texte de Nozre (Paris 4757). ACL, p. 581. Cf. ZAUN Marcellus von Ancyra (Gotha 1867).
celui de la dédicace de la basilique de l’Anastasie à Jérusalem (335), perdu. Nous possédons intégralement le discours composé (335 ou 336) pour les tricennalia de Constantin, connu sous le titre de De laudibus Constantini; et en syriaque, un sermon De laudibus martyrum de moindre valeur.
Des lettres d'Eusèbe ont dû être réunies en recueil : ilen reste une entière écrite de Nicée à ses diocésains, Tlooç rod rc nugouxias ëro®, et traces ou fragments de plusieurs autres {à Alexandre d'Al., à Euphrasios, à l'impératrice Constantia) !.
$ 2. — Philippe de Side.
Socrates (vir, 26-27) parle de ce Philippe, originaire de Side en Pamphylie, comme d’un encyclopédiste: diacre de saint Jean Chrysostome à Constantinople, écrivain dans la «manière asiatique », fécond et prolixe. Socrates le mentionne surtout poursa Xouotionxn iotogio, en trente-six livres, chaque livre, en plusieurs tomes. Géométrie, astronomie, arithmétique, musique, géographie, tout rentrait dans cette compilation « aussi inutile aux doctes qu'aux ignorants ». L'Histoire chrétienne commençait à la création du monde et allait jusqu'au règne de Théodose IT, du moins jusqu’à l’an XII de ce règne, car elle contenait un récit de l’élection de Sisinnios au siège de Constantinople (28 fév. 426) : Philippe, prêtre alors, avait été concurrent de
4. Le De laud. C. dans PG, texte de Vois, et dans HEINICHEN, t. If. Sur les discours, ACL, t. I, p. 582; sur les lettres, p. 583. — Les Opuscula XIV deSirmond, PG, t. XXIV, 4047, ne sont point d’Eusèbe : origine à déterminer.
Sisinnios, et se vengea de lui par un récit dont Socrates
se refuse à rapporter les détails tant ils lui semblent odieux. Photius (cod. 35) a eu en main l'Histoire chrétienne, les vingt-quatre premiers livres seulement, chacun de ces livres comptant vingt-quatre tomes : comme Socrates, il lui reproche la prolixité etles digressions, et en outre sa monotonie et son style sans grâce. L'Histoire chrétienne ne nous est point parvenue. Le ms. Baroccianus 142 (XIVe-XV°) à Oxford contient une suite de fragments historiques : huit sont pris à l'Histoire chrétienne; sept autres, qui sont des citations d'Origène, de saint Jean Chrysostome, d'Hégésippe, de Papias, de Piérios, doivent en venir de même et témoignent de quelques-unes des sources de ladite Histoire. — Socrates (vir, 27) parle d’écrits volumineux consacrés par le même Philippe à réfuter les livres de l’empereur Julien : rien n’en subsiste !.
Il convient de rapprocher de Philippe un autre historiographe catholique contemporain, mentionné par le seul Suidas {s. #.), Hélikonios (ÆEluxcmoc), comme un « sophiste de Byzance, qui écrivit une chronique
abrégée, depuis Adam jusqu'à Théodose le Grand, en dix livres ».
$ 8 — Historiographes ariens.
Parmi les sources de la Chronique pascale, il est aisé de reconnaître un récit textuellement cité à plusieurs reprises, et qui a dû appartenir à une sorte d'histoire ecclésiastique des règnes de Constance et de Julien. Cette histoire à été utilisée par Philostorge et
1.:G. DE Boon, Neue fragmente. aus der Kirchengesch. des Philippus Sidetes (Leipzig 1889). KRUMBACHER, p. 247.
r did
l Es
par Théodoret. L'auteur semble avoir été un Syrien, contemporain de Valens et de préférence des dernières années du règne (ca. 375); il n’était ni apollinariste, ni a Lalaie mais homéen, c'est-à-dire du parti d'Acace de Césarée. Nous avons extrait de la CAronique pascale les morceaux, au nombre de dix, qui doivent lui être attribués. Il est inconnu d'ailleurs !
Selon Jérôme {Vir.inl.130), Gélase (L'skdouos), évèque de Césarée de Palestine (367-395), auteur «accurati limatique sermonis », passait pour avoir écrit des choses qu'il ne publiait point, « fertur quaedam scriberesed celare ». Epiphane (Lxxur, 37) nous apprend que Gélase était le neveu de Cyrille de Jérusalem ; et Théodoret le loue de son éloquence et de sa vertu (Z7. E. v, 8). Or Photius a possédé un exemplaire d’une Histoire ecclésiastique, dont l’auteur, en son prologue, se donnait comme neveu de Cyrille de Jérusalem et comme ayant entrepris son travail à l’instigation de son oncle (+ 386) : en tête on lisait Iooowuov émoxonov Koiougaiag Huloiotivns sic Tû era Tv ExxknoiuoTixrr 16T0çgiar Evoebiov rod ILauçgikov (cod. 89). Qu'est devenue cette Histoire ecclésiastique ? Si elle a été écrite avant Théodose, était-elle rédigée dans un esprit consubstantialiste ou dans un esprit homéen? Dans cette seconde hypothèse, elle ne paraît pas devoir être identifiée avec l’anonyme homéen mentionné plus haut?.
Sabinos(Zu6ivoc), évèque d'Héracléeen Thrace,unsemiarien du parti de Macédone, estl’auteur d’une histoire
1. H. GwWATkIN, Studies of Arianism (Cambridge 1882), p.216. P. BarirroL, « Un historiographe anonyme arien du IV® siècle » dans la Rômische Quartalschrift, t. IX (1895), p. 57.
2, TILLEMONT, t. VIII, p. 786. Gélase de Cyzique ([, 7) confond Run et Gélase de Césarée; Photius (cod. 89) note que cette confusion se faisait encore, et qu’en outre on confondait Gélase de Cyzique et Gélase
de Césarée.
documentaire des controverses ariennes depuis l’origine jusque vers 375. Son travail, intitulé Suyaywyr tov ovr6duwy (Socr. 11, 17) ou mieux ovrodxwr (111, 10 et 25; 14, 12), était un récit des événements en même temps qu'une analyse ou une collection de pièces synodales. : In’enreste rien. Socrates, qui lui abeaucoup emprunté pour les trois premiers livres de son ist. eccl., lui reproche {r, 8; 11, 15) ses calomnies contre les Nicéens et ses silences calculés sur tout ce qui chargerait le parti semi-arien : cette Suraywyn semble avoir été un essai de justification du semiarianisme par les conciles. Sozomène l’a utilisée largement pour sa propre Hist. eccl. L'opinion de Tillemont est seule probable qui date Sabinos et son livre de la fin du règne de Valens !.
Georges, après avoir quitté Alexandrie avec Arius, après avoir résidé à Antioche, a été fait par Le parti antinicéen évêque de Laodicée de Syrie (ca. 332). Photius (cod. 85) le met au nombre des auteurs qui ont écrit contre le Manichéisme. Socrates (1, 24) lui attribue un éloge ou biographie d'Eusèbe d'Émèse, éloge auquelil a puisé (11, 9) et qui est perdu.
Philostorge (Di2oordoyroc), originaire de Borussos en Cappadoce (il est né vers 364), élevé par son père dans l’'anoméisme, s’est établi à Constantinople (vers 384) où il a été le familier d'Eunomios, chef du parti anoméen. Il se peut qu'il ait été rhéteur : il ne fut sûrement pas clere. Nous tenons de lui-même {x,10) qu'il écrivit une apologie du christianisme contre Porphyre, Kare Tlogpvoiov, à joindre à celles d'Eusèbe, de Méthodios, d'Apollinaire : cet ouvrage est perdu. Il écrivit aussi un Evrouiov éy#auuov (nr, 21), biographie d'Eunomios
1. TILLEMONT, t. VI, p. 536. FABRICIUS, t. XII, p. 182. P. BATIFFOL « S0Z0 mène et Sabinos » dans la Byzant. Zeüschrift, t. NIL (1898), p. 265.
perdue également. Il écrivit enfin une Æéstoire eccléstastique, en douze livres, commençant aux débuts de l'arianisme (4. 315*) et s’arrêtant à l'avènement de Valentinien III (a. 425). Elle serait perdue si nous n'avions pas les longs extraits que livre par livre en a faits Photius. Philistorse sy montre violent panégyriste du parti anoméen et critique haineux de tout ce qui n’est pas anoméen; il puise à des sources qui lui sont particulières pour la plupart, et, soit par ses sources, soit par ses informations personnelles, il est un témoin original autant que peu sûr !.
$ 4. — Socrates, Sozomène, Théodoret.
Nous possédons complète en sept livres l'Aist. eccl. de Socrates (Zwxogurnc), dédiée à un personnage inconnu du nom de Théodore, et embrassant la période (323-439) de Constantin à Théodose IT. Elle a dû être achevée entre 439 et 443. Socrates nous apprend qu'il est né à CP., qu'il a été élève des grammairiens Helladios et Ammonios, et qu'il est scolastique, c’est-à-dire avocat. Il entendit donner une continuation à Eusèbe et commença par faire une simple adaptation du supplément que Rufin avait ajouté à Eusèbe; puis il reprit son essai, en recourant à une documentation plus sûre et plus étendue. Il faut citer parmi ses sources : Eusèbe, Athanase, Sabinos, Épiphane, Georges de Laodicée, Palladios.. Mais Philostorge lui est in-
[1 4. PG, t. LXV (texte de VaLois).P. BariFFOL, Quaestiones philostorgianae (Paris 1891). J. Asmus, « Ein Beitrag zur Reconstruction der KG. des Philostorgios » dans la Byzant. Zeütschrift, t.IV (1895), p. 30. P. FrANcHi DE’ CAVALIERI, Di un frammento di una vita di Costantino (Rome 1897). L. jeep, Zur Ueberlieferung des Philostorgios (Leipzig 1899). Cf.
Byzant. Zeilschrift, t. VIII (1899), p.548.
connu. Les sources profanes sont moins reconnaissables : Eutrope, Eunape, Olympiodore? plus sûrement une chronique de Constantinople latine, dont les fastes d'Idatius présentent un abrégé. Photius (cod.
TO
Re
28) trouve l'Histoire de Socrates insignifiante pour le
style et d'une orthodoxie suspecte; on l’a accusé d’être novatien, il ne l'était pas. Socrates est un laïque bien informé des faits, tenant l’orthodoxie pour chose jugée et les controverses des clercs pour une mêlée où il ne veut pas entrer (Harnack), impartial avec de la sympathie pour les dissidents ".
Photius (cod. 30) a lu aussi l'Hist. eccl. de Salamanes-Hermias-Sozomène (Zw£dueros), comme il l'appelle :etilla trouve mieux écrite que celle de Socrates. Nous l'avons en neuf livres, embrassant la même période que Socrates (323-439) ; mais en réalité elle s'ar-
rète brusquement à l’année 423, les derniers chapitres. q )
sont perdus ou ont été supprimés par l’auteur luimême. Elle est dédiée à l'empereur Théodose II et a dû être achevée en 443 ou 444. Sozomène nous apprend qu'il est né dans le pays de Gaza en Palestine et qu'ila
grandi là au milieu des moines disciples de S. Hilarion.
Au moment où il écrit son Historre il est avocat à CP. Il a entendu lui encore donner une continuation à Eusèbe?, mais c'est en réalité une contrefaçon de Socrates qu’il exécute, le suivant dans son plan et le plagiant dans son texte sans le citer jamais. Il faut dire aussi qu'il le
1. PG, t. LXVII (texte de Vazors). F. GEPPERT, Die Quellen des Kirchenhistorikers Socrates Scholasticus (Leipzig 1898).
2. Sozomène (1, 4) nous apprend qu’il avait composé au préalable en deux livres un résumé de l’histoire ecclésiastique, de l'ascension du Sauveur à la mort de Licinius, d’après Hégésippe (le De eæcidio?), Clément (est-ce le Klyuns ioTrogxos dont parle Suidas, ou simplement
les Recognitions?), Jules l’Africain, Eusèbe : ces deux livres ne sont mentionnés par personne autre.
contrôle dans ses sources et l'enrichit d'après ses sources mêmes, Sabinos notamment, qu'il puise à des sources nouvelles, profanes comme Olympiodore, ecclésiastiques comme en tout ce qui a trait aux moines, aux martyrs perses, enfin qu'il contribue de sa propre information qui est celle d'un homme qui a beaucoup circulé et beaucoup noté. Sozomène est un laïque, point versé dans les controverses de clercs, très préoccupé de défendre la religion contre les attaques des Grecs !.
Théodoret est l'évêque de Cyr dont il sera plus longuement question ailleurs. Lui aussi a composé une Hist. eccl. que Photius (cod. 31) juge supérieure aux précédentes pour le style. Complète en cinq livres, elle embrasse une période moindre (323-429) que Socrates ou Sozomène, s’arrétant à la mort de Théodore de Mopsueste, pour n’avoir point à parler de Îa condamnation de Nestorios. Elle a été composée en 448 ou 449. Théodoret a, lui aussi, entendu donner une continuation à Eusèbe et refaire et compléter Rufin, semble-t-il. Ses sources principales sont (outre Rufin) Socrates, Sozomène, Athanase, Eusèbe, Sabinos... : 1l n’a pas utilisé Philostorge. Moins complet et moins ordonné que Socrates et que Sozomène, il est sur trop peu de points indépendant pour donner des informations que nous ne possédions d’ailleurs et de meilleure main ?.
Nos trois historiens synoptiques ont été mis en latin. « Post historiam Eusebii apud Graecos Socrates,
1, PG, t. LXVII (texte de VaLors). P. BATIFFOL, « Sozomène et Sabinos »
dans la Byzant. Zeitschrift, t. VIL (1898), p. 265. 2, PG, t. LXXXII (texte de Scuurze, Halle 4769). Citer de préférence Védition de VALOIS. GüLDENPENNING, Die Kirchengeschichte des Th.
(Halle 1889).
Sozomenus et Theodoretus sequentia conscripserunt, quos a viro disertissimo E piphanio in uno corpore duodecim libris fecimus Deo auxiliante transferri, ne insul-. tet se habere facunda Graecia necessarium quod nobis iudicet esse subtractum » (Cassiodor. De instit. 17). C'est'la célèbre Historia tripartita si populaire au moyen àge.
$ 5. — Historiographes nestoriens et monophysites.
Le comte [rénée accompagnait Nestorius à Éphèse en 431 én qualité d’ami : c’est lui qui intervint pour intimider le concile en faveur de Nestorius, puis pour faire agréer à Théodose IT l’anticoncile d'Ephèse. Nestorius condamné, Irénée fut par l'empereur exilé à Pétra. Il y demeura jusque vers 445 où il fut fait évêque de Tyr, sans doute par l'intervention de Théodoret dont il avait gagné l’amitié. Il fut déposé en 448 et mourut, pense-t-on, avant le concile de Chalcédoine. Ce fougueux nestorien avait composé (ca. 437-8 selon Tillemont) un exposé historique intitulé Touywdiæ, en trois livres, récit des événements auxquels il avait pris part (431-433). L'ouvrage est perdu en grec, mais il est cité et réfuté par l’auteur latin anonyme {VI*s.) du Sy-
nodicon adversus tragoediam Irenaei!.
Le Synodicon marque (p. 762 à 764) que la Tragédie du comte [rénée dépendait, pour une part au moins, «ex Nestorii dictis in libro de historia ». Cette Aistoria semble avoir été une simple apologie de Nestorius par lui-même : Évagrios (r, 7), qui a dù la connaître,
1. Le texte du Synodicon dans Maxsi, t. V, p. 743. TILLEMONT, t. XIV, P. 613. MAASSEN, p. 733.
la donne comme écrite par Nestorius exilé à Oasis et comme un pamphlet débordant de colère.
L'Histoire ecclésiastique de Jean d'Égée (Aiyedtnc), connue de Photius (cod. 41), était une histoire en dix tomes, dont Photius n’a eu en mains que les cinqpremiers. Elle commençait aux préliminaires du concile d’ Éphèse : le cinquième livre se terminait sur la déposition de Pierre le Foulon (4. 488). Photius ne sait pas à quelle date se terminait le dernier livre. Théodore le Lecteur (1, 31) a-t-il connu l’Æstoire de Jean d’Égée? Photius apprécie le style fleuri de Jean; mais il dénonce son attachement à Dioscore, l'éloge qu'il fait du « Brigandage d'Éphèse » et les a dont il charge de ia de Chalcédoine.
L'Histoire ecclésiastique de Zacharie le Rhéteur est citée par Evagrios (rr, 2, 8; rx, 5, 6, 7, 9, 12, 18), de façon à faire penser qu'elle commençait au règne de Marcien et au concile de Chalcédoine et s'étendait au moins jusqu'à l'élection de Jean Talaia au siège d’Alexandrie (a. 482). Évagrios reproche re d'être favorable aux Monophysites. Cette Histoire est perdue en grec, mais on en à une traduction ou adaptation syriaque (cinq livres), insérée dans une compilation syriaque (en douze livres) que nous a conservée un ms. unique (Add. 1202, VI-VIT: siècle) : ces cinq livres portent le nom de « Zacharie le Rhéteur » : l'identification de ce Zacharie et du Zacharie d'Évagrios est certaine. L'Histoire syriaque commence au règne de Marcien (a. 450), et s'étend jusqu’à la fin du règne d’Anastase (a. 518). L'auteur, sûrement monophysite, a dû être contemporain du règne de Justin I (518-527) *
4. E. MILLER, « Fragments inédits... de Jean d’Égée », Rev. Archéol., t. XXVI (1873), p. 273, 396. KRUMBACIIER, P. 3. 2, Le texte syriaque dans Lanp, « Zachariae episcopi Mitylenes alio-
La Xoovoyoupia de Jean Malalas (Macias du sy-
riaque malal, rhéteur) est une chronique qui s’ar-
rête actuellement à 563 et a dû se poursuivre jusqu à : 565, sinon plutôt jusqu'à 573. D'après Krumbacher,
elle a dù être achevée à CP. au temps de Justin I : c’est le type d'une histoire universelle, populaire de langue et monacale d'esprit. Mais il semble que le Malalas existant soit une réfection d'un Malalas plus ancien, monophysite et dont les traces de son monophysisme apparaissent, encore, incomplètement effacées qu’elles ont été par le correcteur orthodoxe. Les dix-sept premiers livres et le début du dix-huitième auraient été composées par ce monophysite, à Antioche, entre 528 et 540. La fin du dix-huitième livre daterait de Constantinople et de 573 environ. l’auteur
antiochien et monophysite serait-il à identifier avec .
Jean le Rhéteur , que mentionnera Evagrios !?
rumque scripta historica graece deperdita, » dans Anecdola syriaca, t. II (Leyde 1870). PG, t. LXXV, p. 1150, donne la traduction latine par Mar de 49 chapitres traduits du syriaque sur un manuscrit du Vatican.
On a publié concurremment une version allemande et une version an-
glaise de Zacharie : K. AuRExs et G. KruEGERr, Die sogenannie Kirchengeschichte des Zacharias Rhetor (Leipzig 1899). F. H4MILTON et E. BROOKS, The syriac chronicle known as that of Zachariah of Mitylene (Londres 1899). —Ilaexisté un Zacharie, évêque de Mitylène (à Lesbos) qui prit part au concile de Constantinople de 536. On trouvera de. lui dans BG, t. LXXXV, p. 1012, une Disputatio de mundi opilicio, dialogue sur lanon-éternité du monde.Une *Ayréeomois contreles Manichéens est inédite. Fapnicius, t. X, p. 635. LAND confond les deux Zacharie. — WRicur, Cat. of ihe syr. mss. in the British Museum, t. I, p. 14%6, attribue au Rhéteur une vie d’Isaie de Scete et un récit de la mort de Théodose, évêque de Jérusalem.KRUMBACHER, p.403. Journal asiatique, t. IX (A897), P. 527, Byzant. Zeitschrift, t. IX (1900), p. 464.
4. C. MuELLER, Fragm. t. IV, p. 536. KRUMDACHER, p. 247. Byzant.
Zeitschrift, t. VII (1898), p. 411 et t. VIIE (1899), ‘p. 312 et t. IX (1900), p.
337. H.BouriEr, Ueber die Quellen des Johannes Malalas (München 1899).
$ 6. — Historiographes catholiques de Marcien à Justinien.
Les trois synoptiques, Socrates, Sozomène, Théodoret, ont été mis en une histoire tripartite, non chez les seuls Latins (Cassiodore), mais chez les Grecs aussi : cette tripartite grecque est l’œuvre d'un lecteur de Sainte-Sophie, du nom deThéodore, et de cette œuvre on a la première moitié en ms. (elle s'arrête à l’avènement de Julien, a. 361). La préface seule a été publiée par Allatius. — Ce même Théodore avait composé une suite à sa tripartite. Cette suite est perdue, mais il en reste les extraits qu’en a faits Nicéphore Calliste (XIV® siècle), à la façon de ceux que Photius a faits de Philostorge, ?Exkoyui êx Tnç ëxxAnoraotis ioropias Oeodgov dvayrwoTov Gn0 porn Ninpôgov Kalhiorou roù Æayronoÿlov. On y voit que . l'Hist. eccl. de Théodore comptait deux livres seulement; elle commençait aux préliminaires du concile d'Éphèse et s’arrêtait au règne de Justin I®' (518-527). L'auteur a dû être contemporain de ce prince!.
L'Histoire ecclésiastique de Basile de Cilicie est connue par la notice qu'en donne Photius (cod. 42), encore Photius n’a-t-il eu en mains que le second des trois livres dont elle se composait : le premier livre était l'histoire des règnes de Marcien, de Léon 1‘ et en partie de Zénon (450-483); le second allait de la mort du pape Simplicius (4. 483) à la fin du règne d'Anastase (a. 518); le troisième était consacré au règne de Justin (518-527). Le second livre à lui seul était un gros ouvrage, dit Photius, car il était documenté d’épitres
1. PG, t. LXXXVI (texte de Vazois). E. MILLER, « Fragments inédits de Théod. le L. » dans la Rev. Archéol. t. XXVI (1873), p. 273, 396. KruM-