‹ La littérature grecqueChapitre 42 sur 65 · PG, t. XL, p. 1105. PL, t. CII, p · texte numérisé non relu

PG, t. XL, p. 1105. PL, t. CII, p

ginal grec, dont il existe des versions en syriaque et

en arménien. L'examen du texte dégagé des paraphrases que Rufin a introduites dans le latin, permet de conclure que l’auteur du livre était un moine de Jérusalem et appartenait au couvent du Mont des Oli-

viers, fondé par Rufin : il visita les solitaires d’ Égy pte.

en 394 : il écrivit son livre au retour à la demande de son couvent. Il était sûrement du parti contraire à Théophile d'Alexandrie et à saint Jérôme : peut-être est-ce lui cet archidiacre Timothée, dont la candidature au siège d'Alexandrie fut posée contre saint Cyrille à la mort de Théophile, en 412, ainsi que le rapporte Socrates (vir, 7)!.

Timothée a servi de modèle à une série de recueils de dits et gestes des solitaires égyptiens, recueils dont la généalogie reste obscure. Il a dû, dès la seconde moitié du IV°®siècle, circuler isolément des dits et gestes, maximes ou anecdotes, des moines les plus notables. Ces dits et gestes se sont groupés soit autour du nom de tel moine, soit sous la rubrique de telle ou telle vertu. De là nos recueils, dont la fixation ne paraît pas antérieure à la fin du Ve siècle. Nous avons en latin, traduit du grec par un diacre Pélagius, que l’on identifie avec le clerc romain qui fut plus tard le pape Pélage (556-561), un recueil qui est ‘évidemment celui dont Photius (cod. 198) a possédé et décrit l'original grec sous le titre de Bi610c ärdowr œyiwvr et qu'il donne comme abrégé d’une compilation plus vaste intitulée Æawwvaoroy ueëya. Cette « Grande prairie » doit être le document d'où est dérivé le complément latin publié par le diacre Pas-

1. Le texte grec de Timothée est publié par E. PREUSCHEN, Palladius und Rufinus (Giessen 1897), p. 14-131. Cf. BurLER, p. 27. Nous avons adopté les conclusions de BUTLER.

chasius et dédié à un « Martin prêtre et abbé », dont deux manuscrits espagnols font Martin de Braga (VI siècle). Les Apophtegmata Patrum de Cotelier sont une compilation grecque où les dits sont rangés dans l’ordre alphabétique des noms de leurs auteurs. On peut croire que ces dits et gestes ont en substance quelque authenticité, au moins comme représentation de l'esprit du monachisme égyptien ‘.

On a peu dit quand on a rappelé que Nil (Naiaoc), après avoir été préfet du prétoire à Constantinople et marié, quitta le monde pour se retirer au Sinaï avec son fils Théodoulos vers 390, et qu'il y mourut vers 430 : Nil est probablement, soit comme moraliste, soi comme écrivain, le plus cultivé de nos auteurs ascétiques. On a de lui des traités de longue haleine : un ITeoù nooveuync notamment, dont Photius (cod. 201) faisait grand cas; un traité de la perfection chrétienne, IToôc *Ayd@vov; un traité des huit esprits de malice; un autre de la supériorité des moines du désert sur ceux des villes ; un autre de la pauvreté volontaire, à Magna, diaconesse d'Ancyre; plusieurs autres opuscules du même genre. Les ÆAmyjuuru, où il fait le récit de la dévastation du Sinaï par les Arabes et de la délivrance merveilleuse de Théodoulos, sont une apologie de la Providence sous une forme emphatique, mais colorée et pittoresque. Enfin sa correspondance, qui compte plus de mille lettres ou extraits de lettres, est un spécimen original de direction en même temps qu'une vraie source d'ibférmation sur les usages monastiques

1. Le latin de Pélagius forme les livres y-vr des « Vitae Patrum » de Rosweyp, PL, t. LXXILI, p. 855. La traduction latine des quatre derniers chapitres est d’un « Ioannes s. romanac ecclesiae subdiaconus » “Le latin de Paschasius forme le livre vi de Rosweyn, 2bid. p. 1025. sur cette littérature d'Apophtegmata, voyez BUTLER, p. 208.

et séculiers du temps. Il existe, attribué à saint Nil, nous ignorons d’après quelle autorité, un abrégé du Manuel d'Épictète!.

Il faudrait que quelqu'un entreprit une minutieuse comparaison des avis aux moines, qui abondent dans la correspondance de saint Basile, et des règles monastiques qui lui sont attribuées. D'une part, Basile (Epist. xx) semble répudier la pensée de substituer une discipline de son fait « aux maximes des saints -pères et à leurs expositions écrites » : d'autre part, dès 392, Jérôme {Vrr. énl. 116) parle d’un ?Æoxnrixor de Basile, et en 397* Rufin publie en latin ses /nstituta monachorum, adaptation des Ogoc xata mhdtes et des “Oo xar’ miroir. — Photius (codd. 144 et 191) a eu en mains des ?Æoxmrixa de Basile, en deux livres : le premier contenait l’opuscule Iso xoiuutos Oeoù et l'opuscule Ilegi nicrews; le second les quatrevingts règles où ’Häuxw, les cinquante-cinq “Ogor xata nharos [Regulae fusius tractatae], et les trois cent treize Ogor xur” Emrouyr [Regulae brevius tractatae]. — On y joint aujourd’hui sur la foi des mss. : 1° une. soi-disant préface [Praevia institutio], homélie banale et apocryphe sur la vie chrétienne; 2° deux Æyu aoxntixot, l'un sur le renoncement au monde, l’autre sur la discipline ascétique, tous deux suspects, et que rien ne rattache au. reste de la collection; 3° des "Aonrixoi duraëac, de bon aloi, mais non de Basile; 4° enfin un tarif pénitentiel, Exmrua [Paenae in monachos delinquentes], apocryphe. Ce recueil, tel que Photius l’a possédé, représente pour bien des critiques d'aujourd'hui lAoxmrixor authentique de Basile, et c'est cela mème qui serait à éclaircir. Selon Sozo-

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