‹ La littérature SyriaqueChapitre 103 sur 214 · Publiées par Sàchau, Inedita syr.^ p. v-vii · texte numérisé non relu

Publiées par Sàchau, Inedita syr.^ p. v-vii

4. Wright, The book of Kalilah and Dimnah, Oxford, 1881, Préface, p. IX.

byGoogk

Les sentences de Ménandre sont conservées dans deux ms. du Musée britannique, l'un est le fameux ms. Add. 14658, du VIP siècle, qui renferme une grande partie de la logique et de la philosophie syriaque; l'autre est le ms. Add, 14614, du VIII® siècle. Le premier rapporte cent cinquante-trois sentences, qui ont été publiées par M. Land avec une traduction latine et des notes critiques ^ . Le second n'a que dix-huit numéros qui, sauf les deux premiers, se retrouvent dans la première collection ; ce petit recueil a été publié par M. Sachau, Inedita syriaca, p. 80. M. Baumstark qui a étudié les deux recueils publiés par Land et Sachau et qui a traduit en allemand le texte syriaque^, estime que le recueil Land a été interpolé et augmenté par un auteur maladroit, qui était antérieur au compilateur du ms. Add, 14658. Les interpolations proviendraient du document qui a fourni le recueil Sachau. Les premiers critiques qui se sont occupés de cette collection croyaient qu'elle nous avait conservé des extraits des comédies de Ménandre qui sont presque entièrement perdues. M. Baumstark admet qu'il circulait, déjà au milieu du IV® siècle, deux florilèges des sentences de Ménandre, laissant indécise la question qu'il pose, si ces florilèges ont été traduits d'originaux grecs ou s'ils ont été tirés des fables d'une nouvelle comédie de Ménandre traduite intégralement en syriaque (!). Mais M. Frankenberg qui a repris l'étude de ces sentences dans la Zeitschr. fur die Alttest. Wissenschaft, 1895, XV, p. 226, y voit un produit de la littérature juive. Sa thèse est fondée sur la comparaison d'un certain nombre de ces sen-

4. Anecdota syriaca, t. I, texte, p. 61; traduction, p. 158; notes, p. 198.

2. Lucubrationes syro-grœcssy Leipzig, 189», dans le Supplément XXI des Annales philosophiques^ p. 257-524.

byGoogk

tences avec celles que Ton trouve dans le livre de Sirach et dans le livre des Proverbes.

Les sentences mises sous le nom du pape Sixte ne sont autres que les sentences du philosophe Sextus, dont l'original grec a été retrouvé et publié en 1892 par A. Elter. Elles ont été traduites en syriaque dans deux versions , qui sont réunies dans un seul recueil et qui forment deux collections auxquelles a été ajoutée une troisième collection de sentences. Ce recueil, intitulé Paroles choisies de Mar Xystus évêque de Rome, a été publié par Paul de Lagarde [Analecta syriaca, p. 2-31) et traduit en allemand par Gildemeister et RysseP.

Romanus, un médecin et un moine du couvent de Kartemin , qui devint patriarche en 887, sous le nom de Théodose, est l'auteur d'une collection de cent douze maximes pythagoriciennes, qu'il traduisit, en grande partie, du grec en syriaque et auxquelles il ajouta de courtes explications en syriaque et en arabe. M. Zotenberg en a donné une savante édition, avec une traduction française, dans le Journal asiatique, 1876, septième série, t. VIII, p. 425 et suiv. « Quelques-uns des 2vfx6oXa IIvBayoQim qui nous ont été transmis par les auteurs grecs, remarque l'éditeur, se retrouvent, littéralement traduits, dans notre texte syriaque. Un certain nombre de ces sentences ont passé du syriaque en arabe et se retrouvent dans les recueils publiés par Scaliger, Erpenius et Freytag, et aussi dans V Histoire des médecins d'Ibn Abi Ouseibia^. »

1. Gildemeister f SexH sententiarum recensiones latinam^ grœcam^ syriacam conjunctim exhibuit.,. Bonn, 1873; V. Rtssel, Zeitschr, fur wissenachaft. Théologie, i895-1897; Rhein, Muséum fur Philologie, neue Folge^ LI, 189$. Les travaux antérieurs publiés sur ce sujet, sont cités dans les articles de Ryssel.

Page 1