‹ La littérature SyriaqueChapitre 107 sur 214 · Ibid.. II, p · texte numérisé non relu

Ibid.. II, p

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du IIsqI (piXlaç, qui est plus court que le grec ^ » A la classe des versions qui sont des remaniements plutôt que des traductions d'un original grec, appartiennent : le traité de Plutarque Tlsçi doQyrjoiaç et, sans doute aussi, le traité Usçl daxTJascûç attribué à Plutarque et dont le grec ne s'est pas retrouvé 2. Le plus souvent le traducteur prend, comme base de son travail, les pensées de Plutarque et construit avec elles un nouvel ouvrage; ces versions sont de peu d'utilité pour la critique du texte grec.

M. Baumstark qui, après Gildemeister et Ryssel, a examiné ces versions, arrive aux mêmes conclusions avec quelques différences importantes^. Il croit y reconnaître le genre de traduire propre à Sergius de Reschaina ; ce serait donc des traductions de ce célèbre interprète*. Pour expliquer, d'un côté, les divergences que ces versions présentent entre elles et, d'un autre côté, les erreurs et les lacunes qu'elles contiennent, M. Baumstark admet des revisions ultérieures : un premier reviseur, peu de temps après la mort de Sergius, aurait remanié le discours d'Isocrate à Demonicus; un second aurait retravaillé les versions de Lucien et de Themistius; un troisième serait l'auteur des profondes modifications subie s par le texte syriaque des traités de Plutarque. L'apparat critique sur

1. Le syriaque s'arrête à la p. 279 de rédition de Petavics et à la p. 323, 1. 12, de l'édition de W, Dindorf.

2. Rtssel, Ueber den textkriHschen Werth^ etc., I, p. 4; n, p. Sî»; comp. Gildemeister, Rheinisehes Muséum fur Philologie, neue Folge, t. xxvn, p. 520 et suiv. Gildemeister et Buecheler ont publié dans ce volume une traduction allemande du texte syriaque du He^ï âaxijaetag et du Heqï aoqyrjaCaç,

3. Lucubrationes syro-grœcse^ Leipzig, 1894, dans le Supplément XXI des Annales philologiques, p. 405 et suiv.

4. M. Sachau, Hermès, 4870, vol. IV, p. 78, avait déjà émis la même conjecture pour la plupart des versions mentionnées ci-dessus.

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lequel est basée cette hypothèse est solidement établi , mais, en pareille occasion, une preuve convaincante est impossible.

La version du traité de Plutarque sur les avantages à tirer de ses ennemis [De capienda ex inimicis utilitaté) rentre dans la même classe des traductions syriaques. Elle se trouve avec les versions du IIsqî daxijaswç et du Usçl doQyrjaiaç dans le ms. du Sinaï qui a fourni à M. Rendel Harris le texte syriaque de Y Apologie d'Aristide (voir ci-dessus, p. 167). M. Nestlé l'a publiée avec, une traduction anglaise dans les Studia Sinaitica^ n° IV, sous le titre de A tract of Plutarch on the advantage to be derived from ones enemies, Londres, 1894. M. Nestlé incline à voir ici la même main qui a traduit le Usçl doQyrjaiaç et le UsqI agsr^ç, M. Ryssel qui a traduit cette version en allemand, ne reconnaît pas le caractère des traductions de Sergius, Rhein. Muséum, neue Folge, LI, 1896, p. 1 et suiv. Comp. Nœldeke , Zeitschr. der deut, morgenl. GeselLy XLIX, p. 324 ; Franz Cumont, Re^ue de Philologiey 1895, p. 81.

M. Gottheil a publié des fragments d'une version syriaque d'Apollonius de Tyane , Zeitschr, der deut. morg. GeselLy 1892, XLVI, p. 466.

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