‹ La littérature SyriaqueChapitre 150 sur 214 · AssÉMANi, B · texte numérisé non relu

AssÉMANi, B

6. Comp. Nad, Journal asiatique, septembre-octobre 1898, p. 346.

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sies de Sévère d'Antioche dont une partie nous est parvenue ^

Nous nous arrêtons ici, laissant de côté les versions des œuvres de Saint Basile, Grégoire de Nysse, saint Jean Chrysostome , Évagrius du Pont, etc., etc., qui n'ont encore été ni éditées, ni étudiées, et dont la nomenclature se trouve dans les catalogues des bibliothèques publiques de l'Europe. La plupart de ces versions sont anonymes; celles qui portent un nom d'auteur seront mentionnées dans notre seconde partie.

§ 2. — Versions d'œuvres profanes.

La littérature étrangère , qui n'avait pas un caractère religieux ou scientifique, n'intéressa guère les Syriens. Les Sémites eurent peu de goût pour les mythes de l'Inde ou de la Grèce qui choquaient leurs idées monothéistes. V Iliade et V Odyssée passèrent en Syrie, mais leur passage laissa peu de traces. Le Roman d'Alexandre eut, au contraire, une grande vogue en Orient ; les Orientaux croyaient y lire l'histoire véridique du héros marqué du sceau de Dieu. Quant aux contes de Kalila et Dimna et aux récits de Sindbân, ils y voyaient des livres de morale.

L'histoire fabuleuse d'Alexandre le Grand, mise sons Tautorité de Callisthène, se répandit de l'Egypte, son lieu de naissance , dans les autres pays que le conquérant macédonien avait soumis à son joug. L'ancienne version syriaque du roman de Pseudo-Callisthène ^ ne

\, Wright, CataL, p. 858 et 563, ms. Add, 12181 et 14600 du Musée britannique contenant le VI« livre de ces lettres. Corap. Zotesberg, CataL syr.^ n*» 42.

2. Publiée par A. Wallis Budge, The history of Alexander the Great, Cambridge, IS-JO, avec upe introduction et une traduction anglaise.

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