‹ La littérature SyriaqueChapitre 160 sur 214 · Voir Barhebrjics, Chron. eccl., I · texte numérisé non relu

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2. Isaaci Antiocheni opéra omnia, Giessen, 1, 1873; II, 1877.

3. Avant Bickell, il avait été édité peu des écrits d'Isaac : quelques fragments dans la Bibl. Orient. d'AssÉMAsi, I, p. 207; l'iiomélie sur l'amour de l'étude dans les Monumenta syriaca de Zingerle, I, p. 13; un extrait de la même homélie dans le Liber thesauri du P. Cardàhi avec des fragments de deux autres tiomélies, p. 21; une hymne sur le crucifiement dans les S. Ephrœmi, etc., opei'a «e^ec^a d'OvERBECK, p. 379. Zingerle a traduit en allemand d'autres hymnes sur le même sujet dans la Theol. Quartalschrift de Tubingue en 1870.

4. Wrigut, Syriac lit., 2« éd., p. 54; comp. Land, Anecd. syr., III, p. 81.

5. Son histoire est racontée dans le document dont nous avons parlé plus haut, p. 161.

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dans un lieu solitaire pour y mener la vie ascétique. C'est là qu'Acacias l'alla chercher pour le conduire sur le siège épiscopal d'Édesse que la mort de Diogène avait laissé vacant. Évéque , Rabboula s'appliqua avec énergie à déraciner les anciennes hérésies que saint Éphrem avait combattues, mais qui comptaient encore des adeptes à Édesse. Il semble avoir hésité d'abord à rejeter la doctrine de Théodore de Mopsueste dont Nestorius venait de se faire le champion, mais son hésitation ne fut pas de longue durée. Rabboula se déclara bientôt le partisan de Cyrille d'Alexandrie , qui devint son ami et dont il traduisit le traité De recta fide *; il alla attaquer Nestorius à Constantinople même où il prononça un grand discours devant Théodose IL Son biographe , qui traduisit en syriaque ce discours *, fait ressortir le courage dont Tévêque d'Édesse fit preuve dans cette circonstance, car l'évêque de Constantinople jouissait de la faveur de l'empereur. La polémique continua par écrit; le même biographe mentionne a quarante-six lettres de Rabboula adressées aux prêtres , aux empereurs, aux principaux personnages et aux moines , que nous chercherons avec l'aide de la grâce divine, ajoute-t-il, à traduire du grec en syriaque, afin que ceux qui les liront apprennent quelle ardeur enflammait son zèle divin ^. »

1. Voir la lettre de Cyrille à Rabboula, Overbeck, Op. cil, y p. 228. La version de Rabboula existe au Musée britannique; elle a été éditée par le P. Bedjan dans le tome V des Acta martyrum et sanctorum^ p. 628-

2. Ce qui nous reste de cette version a été publié par Overbeck, Op. ct7., p. 239 et suiv.

3. Quelques-unes de ces lettres traduites en syriaque nous sont parvenues, soit en entier, soit en partie, et ont été publiées par Overbece. S. Ephrœmi etc., opéra seUcta^ d'après des ms. du Musée britannique. 11 y en a qui font partie de la correspondance suivie que Rabboula eut avec saint Cyrille. Guidi a publié, d'après le ms. syr. i07 du Vatican, une lettre de saint Cyrille à Rabboula, qui ne se trouve pas dans la col-

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JUSQU'AU Vn« SIÈCLE. 343

Pendant son épiscopat, Rabboula donna en exemple à son clergé sa vie d'humilité et de privations , et il chercha , par des canons et des avertissements * , à soumettre les religieux aux pratiques ascétiques. On vantait sa charité et on rapportait de nombreux témoignages de son dévouement pour les pauvres et les malades; mais sa sévérité tyrannique le fit plus craindre qu'aimer des personnes de son entourage. Ce saint évêque mourut le sept août 435^. Ce qui est resté de ses œuvres a été publié par M. Overbeck dans son livre S. Ephrœmi, etc., opéra selecta, p. 210 et suiv. , et traduit en allemand par M. Bickell dans la Bibliothek der Kirckenmter de Tallhofer, n*»» 103-104. Il faut ajouter un discours inédit sur les aumônes faites pour les âmes des défunts et sur la défense des fêtes à l'occasion de la commémoraison des morts; ce discours se trouve dans un ms. de la Laurentienne de Florence ^.

§ 2. ~ Les Nestoriens.

La guerre que Rabboula avait déclarée au nestorianisme fut interrompue à Édesse par la mort de cet évêque. A Rabboula succéda Ibas qui professait à l'École des Perses et qui était un partisan avéré de Nestorius. C'est à ce docteur et à ses disciples, nous l'avons déjà dit'*, que les Syriens devaient leurs premières traductions des œuvres de Diodore de Tarse et de Théodore de Mopsueste. Rabboula avait condamné ces

lection Orerbedi, Rendiconti délia H. Accademia dei Linceij mai-juin 1886, 416 et 546.

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