Voir ci-dessus, p
ouvrages et en avait fait brûler des exemplaires ^ . Ibas devenu évêque , le nestorianisme trouva la voie libre en Mésopotamie , et la célèbre lettre que le nouvel évêque adressa à Mari le Perse en encouragea la propagande chez les Syriens orientaux. Attaqué au sujet de cette lettre aux conciles de Tyr et de Beirouth , Ibas fut acquitté, mais au second concile d'Éphèse, en 449, il fut compris avec son neveu Daniel, évêque de Harran, dans la condamnation qui frappa Flavien de Constantinople, Domnus d'Antioche, Irénée de Tyr, Eusèbe de Dorylée, Sophronius de Telia et Théodoret de Cyr. Ibas fut exilé et remplacé à Edesse par Nonnus ^. Son exil ne dura que deux ans ; après le concile de Chalcédoine , qui était principalement dirigé contre Eutychès et les monophysites, Ibas revint sur son siège épiscopal où il demeura en paix jusqu'à sa mort, survenue le 28 octobre 457. Le catalogue d'Ébedjésu attribue à Ibas, outre un commentaire sur les Proverbes (voir ci-dessus p. 82), des homélies, des hymnes et une controverse avec un hérétique ^.
La mort d'Ibas occasionna l'expulsion d'Édesse des partisans de cet évêque , qui enseignaient ou étudiaient à l'École des Perses , mais cette école ne fut définitivement détruite qu'en 489 par ordre de l'empereur Zenon. Les noms des exilés, avec les sobriquets qui leur avaient été donnés à Técole , nous sont fournis par la lettre de l'évéque monophysite Siméon de Beit-Arscham, écrite vers 510 et qui est le document le plus ancien sur la propagation du nestorianisme en Perse *.