BARHEBRiSus, Chroïi, eccL^ II, "îS
4. AssÉMANi, B. O.j III, pars 1 , 69, 378 et 634; le savant Maronite a cherché en vain à disculper Acacius de l'hérésie de Nestorius ; comp. Wright, Syriac Zi«.,«» éd., p. 60. Sur le concile d'Acacius, voir ci-dessus, p. 176.
5. Comp. Mari, éd. Gismondt, pars I, p. 31. Acacius d'Amid était nestorien, voir Wirght, Syriac liu^ 2« éd., p. 11.
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despotisme comme évêque de Nisibe^ Il dicta les premiers statuts de TÉcole de Nisîbe^ et établît le mariage des prêtres avec le consentement du patriarche. Ses écrits se composent, suivant le catalogue d'Ébedjésu, d'exhortations, d'oraisons funèbres, d'hymnes, de lettres et d'une liturgie^.
Narsès accompagna Barsauma à Nisibe où il fonda l'école de cette ville , qui devint l'un des plus célèbres centres de l'enseignement chez les Syriens orientaux. Il était de Maalta au nord-est de Mossoul et vint étudier sous Ibas à l'École des Perses. La seconde partie de sa vie se passa à l'École de Nisibe qu'il dirigeait, sauf une courte interruption, quand il se retira chez les Kurdes à la suite d'un différend avec Barsauma. Suivant Barhebrœus , Narsès vécut cinquante ans après son départ d'Édesse où il avait séjourné vingt années ; ce départ ayant eu lieu en 457, sa mort tomberait en 507*. Les Monophysites lui donnèrent le surnom de Le lé^ preux y mais les Nestoriens, qui goûtaient fort ses poésies, l'appelèrent La harpe du Saint-Esprit, Ces poésies, suivant Ebedjésu, étaient au nombre de 360 et formaient douze volumes. Un de ces volumes , contenant des ho-
I.Son départ définitif d'Edesse n*eut donc pas lieu sous Rabboula, comme le dit àssémam, B, 0., III, pars II, 78, ni en 489, comp. Barbe- BR.€Us, Chron. eccU^ l. II, p. 53, note \,
2. Ces statuts ne se sont pas conservés, mais on possède ceux de son successeur Elisée ou Osée, publiés en 490, Gcidi, GH Statuti délia scuola diNisibi, Rome, 1890.
3. AssÉUAM, B, 0., III, pars I, 6G. Sur ses lettres h Âcacius, voir cidessus, p. 176. Une hymne au Musée britannique, Catal. Wright, p. 130; comp. Hacleàn, East Syrian Daily Offices, Londres, 4894, p. 226.
4. Uakhebraus, CAro)i. ecc/., U.n^, 77. Barhebrxus confond la date de rexil (457) avec celle de la deslruciioii de l'École des Perses (489). Assé- UAM, B, 0.» Il, 402, et 407, note 2, fixe a lori cet exil sous Rabboula vers 431. BicRELL, Conspeclus rei Syrorum UtL, p. 37, et, après lui, Feldmann, Syrische Wechsellieder von Narsès, p. 3, prennent sans fondement l'année 496 pour la mort de iVarsès, cette année est celle de la mort d'Acaciai. d'après Amr.
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mélies suivies de cantiques, est conservé à la Bibliothèque royale de Berlin et au Musée Borgia à Rome. Un autre ms. de Berlin, Coll. Sachauy n® 219, renferme un poème en mètres de douze syllabes sur Joseph, fils de Jacob. Quelques hymnes se trouvent dans le bréviaire nestorien et dans des manuscrits de la Bibliothèque du patriarche orthodoxe de Jérusalem ^ Narsès affectionnait, dit-on, le mètre de six syllabes, mais ses poésies publiées jusqu^à ce jour sont dans les mètres de sept et douze syllabes. Ébedjésu attribue encore à Narsès des commentaires (voir ci -dessus, p. 82); une liturgie ; des explications sur la communion eucharistique et le baptême ; et un livre intitulé Sur la corruption des mœurs.
Mari, évêque de Beit-Ardaschir, est surtout connu par la lettre que lui adressa Ibas. Outre son commentaire sur Daniel (ci-dessus, p. 82), et sur les épîtres d'Acacius d'Amid (ci-dessus, p. 345), il écrivit un traité de controverse contre les mages de Nisibe^.
Mana traduisit à Édesse une partie des œuvres de Théodore de Mopsueste^. Selon Siméon de Beit-Ar-
1. Voir Journal asiatique^ janv.-février 1894, p. 96. U a été édité peu de choses des œuvres de Narsès : une hymne d'après un ms. du bréviaire nestorien à la Bibliothèque de Munich par Haneberg, Zeitschr, der deut. m'orgenl. Ge«eW.,III, p. 235; dans d'autres ms., cette hymne est attribuée à S. Éphrem et est imprimée dans Tédition romaine de S. Éphrem; la première partie d'une longue homélie sur Tintelligence, probablement d'après le ms. du Musée Borgia, par le P. Cardahi, Liber ThesaurU p. 47; un fragment d'une homélie, par le P. Bedjan dans le Breviarium Chaldaicumy Paris, 1886, l, 468; un fragment de l'homélie sur saint Jean-Baptiste , par le P. Gismokdi , Linguœ syriacse grammatica , Beirouth, 1890; une partie du poème sur Joseph par Grabowski, Die Geschichte von Mar Narsès^ Berlin, 1889; les cantiques des ms. de Berlin et du Musée Borgia par Sacuau et Feldmann, voir ci-dessus, p. 23; quelques-uns de ces cantiques ont été attribués à saint Éphrem, voir Feldmann, Syr. Wechsellieder uonJVar^es, Leipzig, 1896;N0ELDEKE,Lt7er. Centralbatt, 1897, no3 , p. 94; comp. Maclèan, East.,. Offices^ p. 161 et 168.