Voir ci-dessus, p. 316, note
byGoogk
scham , il fut expulsé de cette ville avec les Nestoriens de l'École des Perses à la mort d'Ibas en 457; il se retira en Perse, fut nommé métropolitain de Perse et ensuite patriarche des chrétiens de l'Orient. 11 est donc inadmissible qu'il ait succédé, dans cette dernière fonction, à Yaballaha I en 420^ ; il y a encore dans l'histoire de cette époque bien des obscurités à éclaircir. On attribue à Mana des versions pehlewies de livres syriaques, qu'il aurait faites après son établissement en Perse.
Mika, après son expulsion d'Édesse, devint évêque de Laschom dans le Beit-Garmai. Il composa un commentaire sur le livre des Rois (ci-dessus, p. 82) ; un panégyrique de son prédécesseur Sabrjésu et d'un certain Kantropos (?) ; un traité sur Les cinq raisons des Sessions (ou xadiafiava) du Psautier (Assémani , B. 0, III, parsl, 169-170).
Yazidad accompagna Barsauma et Narsès à Nisibe. Ébedjésu lui attribue une compilation , ^|.^i:i.J I^So [B. 0., m, pars I, 226).
On ne sait à quelle époque appartient Ara, qui écrivit un traité contre les mages et un traité contre les disciples de Bardesane.
Au VI® siècle, l'œuvre de propagande était accomplie et la grande majorité des chrétiens de la Perse confessaient le dogme des deux natures et des deux personnes. Nous passerons rapidement sur les écrivains nestoriens de cette époque, dont les uns ont figuré dans notre première partie et dont les autres sont peu connus. A Nisibe, l'école fondée par Narsès prospère sous les successeurs de celui-ci : Abraham , son neveu ,
1. Assémani, jB. 0., III, pars I, 376; Lamt, Chron, eccL, de Barhebileus, II, p. 58, note 1; Noeldeke, Tabari, p. 419; Wright, Syriac lit.j 2« éd., p. 63, d'après Barhebrœus et Elias de Nisibe.
JUSQU'AU Ylle SIÈCLE. 349
Jean et Joseph d'Ahwaz. L'enseignement de ces maîtres donne naissance à divers travaux : Abraham et Jean publient des commentaires bibliques (ci-dessus p. 82-83) et des hymnes ^ Joseph d'Ahwaz est le premier grammairien syriaque (ci-dessus, p. 70 et 299) 2.
A un disciple d'Abraham de Nisibe, nommé Abraham bar Kardahé, ou Abraham fils des forgerons, Ébedjésu attribue des homélies, des discours consolatifs au sujet des défunts, des sermons et une lettre contre un certain Schisban, probablement un mage. Un autre Abraham, Abraham K.dXixLdi [le subtil), qui vivait à la fin du VI® siècle, écrivit des sentences et des questions^.
Paul , un disciple du patriarche Mar Aba , qui devint évêque de Nisibe , composa un commentaire sur l'Écriture sainte (ci-dessus, p. 83); des lettres; et une controverse, probablement adressée à Justinien*.
Théodore, nommé évêque de Merv en 540, composa, selon Ébedjésu'^, un commentaire sur les Psaumes (cidessus, p. 83), des solutions de questions philosophiques (ci-dessus, p. 256), un poème sur saint Eugène, le fondateur du monachisme en Mésopotamie, et ses compagnons*, et un livre sur divers sujets.
Gabriel , évêque d'Hormizdaschir, le frère de Théodore, écrivit des livres de controverse contre les Mani-
1. ÀssÉMANi, B. 0., m, pars I, p. 72; comp. p. 631 et 708. Une hymne d'Abraham se trouve dans le psaulier neslorien, comp. Wright, Syr, lit.j 2* éd., p. 114, noie 4; Maclean, East Syrian Daily Offices, p. 99.
2. Nous renvoyons à la première partie pour d'autres auteurs : le patriarche Mar Aba, p. 218; Abraham de Kaschkar, Mar Babai, etc., p. 221- 223; et les ascétiques, p. 231 et sulv.