‹ La littérature SyriaqueChapitre 19 sur 214 · OUVERBECK, Op, Ct7., p · texte numérisé non relu

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grec. Cette version n'est pas la Curetonienne qui offre des rapports avec le Diatessaron ^ ; elle n'est pas non plus la Peschitto que saint Éphrem connaissait déjà; c'était sans doute quelque travail personnel qui , comme tant d'autres , aura totalement disparu.

Quelques critiques ^ ont considéré la version de Cureton et la Peschitto, comme deux œuvres indépendantes l'une de l'autre; mais M. Wildebœr^, rapprochant de nombreux passages , a montré le lien qui unit ces deux versions entre elles.

Rappelons, en dernier lieu et à titre de renseignement, l'ancienne conjecture de Cureton, qui voyait dans les fragments de saint Mathieu contenus dans la version qu'il publiait , le texte des Aoyia dont parle Papias*; et celle de l'Abbé P. Martin, qui considérait comme l'œuvre de Jacques d'Édesse la version publiée par Cureton ^.

L'auteur de l'ancienne version syriaque du Nouveau Testament était versé dans la littérature juive et était vraisemblablement un Juif converti. Dans la Peschitto, comme dans la version de Cureton (et celle du Sinaï), le grec q)vXaxvi]Qia , Math, xxiii, 5, est traduit par le mot tèflé qui n'est autre que les tefilltn des Juifs. La Peschitto rend l'expression oaSSdxov oâtç, Act. i, 12,

i, M. BicKELL, Conspecttis rei syrorum litterariœ, p. 8, a été l'un des premiers à reconnaître que la version de Cureton représente un texte plus ancien que la Peschitto.

2. Notamment M. Hilgenfeld, Zeitschr, fur wissensch. Théologie^ 1883, p. il9.

3. De Waarde der syr, Evangelien door Cureton ontdekt en uitgegevenj Leide, 1880.

4. Renan, Histoire des langues^ sémitiques^ IV* éd., p. Î64, a combattu cette hypothèse.

5. Cette conjecture est d'autant moins fondée que le ms. contenant la version de Cureton est du V* siècle (Wmght, Catal,^ p. 73, n» CXIX) et que Jacques d'Édesse appartient au VU*. En outre il n'est fait nulle part mention d'une version syriaque du N. T. par Jacques.

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par a sept stades » ; cette traduction montre que Fauteur savait ce quïl fallait entendre par « la voie du sabbat ^ ». En outre le moi^EXXrjvsçy dans le sens de païens, est exprimé en syriaque par « Araméens », nom sous lequel les Juifs désignaient les païens en Orient 2.

Comme ce fut le cas pour l'Ancien Testament, le texte de la Peschitto du Nouveau Testament était définitivement constitué à la fin du V® siècle , au moment de la scission qui se produisit entre les Syriens occidentaux et les Syriens orientaux. On ne trouve pas de différence entre les textes reçus dans les deux communautés ^.

La Peschitto primitive renfermait, outre les quatre Évangiles , les Actes des Apôtres auxquels étaient jointes trois des Épîtres catholiques : la f** de saint Pierre, la 1" de saint Jean, et celle de saint Jacques; et, en dernier lieu, les Épîtres de saint Paul. Elle ne comprenait pas les Épîtres II* de saint Pierre, IP et IIP de saint Jean, celle de saint Jude, ni l'Apocalypse. Il manquait encore les versets 17 et 18 du ch. xxii de saint Luc et le verset 7 du ch. v de la P* Épître de saint Jean.

Elle fut éditée à Vienne par Widmandstad en 1555, d'après un ms. analogue au Tetraevangelium du Vatican, de 548*; puis réimprimée plusieurs fois de 1569 à 1621, notamment dans la polyglotte d'Anvers. En 1627 Louis de Dieu édita à Leide un texte de l'Apocalypse qui semble reproduire l'Héracléenne. En 1630 Pococke publia également à Leide les quatre Épîtres catholiques manquant dans l'ancien canon d'après un

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