‹ La littérature SyriaqueChapitre 88 sur 214 · Assémani, B, 0., ni, pars · texte numérisé non relu

Assémani, B, 0., ni, pars

A, Notes sur la littérature syriaque dans la Revue sémitique , iSù6f p. 257.

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explication du calendrier ^. Ébedjésu cite, parmi les autres œuvres de Daniel bar Toubanita , des oraisons funèbres, des homélies métriques, des réponses sur des questions bibliques, des énigmes et un Livre de fleursy qui semble être une anthologie poétique.

Aba Joseph Hazzaya, appelé aussi Ebedjésu, Joseph Hazzaya ou Joseph d'Adiabène qui vivait au commencement du VII® siècle était persan d'origine. 11 avait été fait prisonnier, sous le calife Omar, par les troupes envoyées contre la ville de Nemrod, et vendu comme esclave à un Arabe de Singar. Il passa ensuite aux mains d'un chrétien, nommé Cyriacus , qui l'affranchit après l'avoir converti. Il se fit moine et devint directeur du monastère de Mar Basima dans le pays de Kardou, puis du monastère de Rabban Boktjésu dans les environs de la ville de Zinai. « 11 ne cessait, ajoute Jésudenah, de composer des livres. Il avait un frère charnel qui s'appelait Ébedjésu. Celui-ci vint de la ville de Nemrod, reçut le baptême et se fit moine. Dès lors Joseph fit tous ses livres sous le nom de son frère Ébedjésu , parce qu'il avait écrit dans ses ouvrages quatre traités qui ne furent pas approuvés par les docteurs de l'Église. Mar Timothée tint un synode et l'anathématisa l'an 170 du règne des fils de Hischam. Où Joseph Hazzaya avait-il puisé sa doctrine ? On peut l'apprendre de son histoire écrite par Mar Nestorius, évèque de Beit-Nouhadré. Je pense que le patriarche agit ainsi par jalousie ; Dieu sait la vérité. » Cette notice de Jésudenah se rapporte au schisme que Hannana d'Adiabène avait introduit dans l'Église nestorienne , en prêchant une nouvelle doctrine qui se rapprochait du monophysisme. Joseph Hazzaya s'était déclaré le partisan de Hannana et il fut combattu par Mar Babai dans

i. AssÉMANi, B, 0., in, pars I, 231 ; comp. H, 420.

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son traité De unione et dans les lettres qu'il lui adressa ^ . Jésudenah semble rapporter au temps de Joseph le synode du patriarche Timothée qui eut lieu en 170 de l'Hégire (786-787 de J.-C) et qui condamna les partisans de Hannana. C'est par suite de cette confusion qu'il a placé Joseph Hazzaya après Isaac de Ninive. On attribue à Josepli Hazzaya de nombreux traités, dont quelques-uns sont cités par Ébedjésu comme ayant de la valeur, tels que Le livre des tj-ésors sur des questions abtruses ; des livres sur les malheurs et les châtiments, sur les raisons des principales fêtes de l'Église; Le Paradis des Orientaux (voir ci-dessus, p. 158); des commentaires sur la vision d'Ézéchiel, sur la vision de saint Grégoire , sur le livre du Marchand (Isaïe du désert de Scété), sur Pseudo-Denys l'Aréopagite, sur les Capita scientiœ d'Evagrius; et des épîtres sur la vie monastique.

Mar Jean, qui fonda un monastère dans le pays de Kardou et habita dans la montagne de Beit-Dalyata ^. a 11 était du pays de Beit-Nouhadré et il lut toutes les Écritures dans les écoles. Il prit l'habit monastique dans le couvent de Mar Yozadak et s'attacha au bienheureux Etienne , disciple de Mar Jacques Hazzaya de Rabban Aphnimaran^. Jean avait deux frères charnels, Sergius et Théodore, qui se firent moines, eux aussi. Il quitta le couvent pour aller habiter dans la montagne

4. AssÉMANi, B, 0., ni, pars I, 95 et 97; Hoffmann Auszûge aus syr. Akterij p. 116-il7; Wright, Syriac literature, 2« éd., 124-129. La notice de Jésusdenah explique comment le nom d'Ébedjésu fut donné à Joseph Hazzaya, et supprime Thypothèse d'après laquelle celui-ci aurait été évéque.

8. Telle est la prononciation exacte de ce mot, dont le sens est la contrée des treilles^ comme on le voit plus loin.

3. Cette notice nous permet de Gxer l'époque de Jean Saba ou Jean de Beit-Dalyata à la seconde moitié du VII« siècle, et non vers 550, AssÉMANi, B. 0., I, 433. •

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de Beit-Dalyata où il se nourrissait de raisins de treilles au lieu de pain. 11 composa de nombreux ouvrages sur la vie monastique... Ses livres ne furent pas approuvés par le catholicos Timothée , qui réunit un synode et Tanathématisa pour avoir dit que l'humanité de Notre Seigneur est unie à sa divinité... » Ses écrits consistent en traités concernant la vie monastique qui, selon Ébedjésu, formaient deux volumes, et un certain nombre de lettres ^ . Ils ont été réunis en un recueil par l'un de ses frères, qui a écrit en tête une préface^. Zingerle en a donné un court extrait dans ses Monumenta syriacay vol. I, 102-104.

Sahdonaj évéque de Mahozé d'Arèwan^ dont le nom est Martyrius et qui est aussi appelé Barsahdé, La notice étendue que Jésudenah consacre à cet évoque , devenu célèbre par son apostasie , contient quelques informations nouvelles. Sahdona, nous apprend cette notice, fut nommé évêque d'Édesse sur l'ordre d'Héraclius après sa conversion à la foi orthodoxe, mais il ne demeura que peu de temps dans cette ville , l'empereur, mieux avisé, l'en ayant fait chasser. C'est à Édesse que Gabriel Taureta , abbé du couvent de Beit-Abé , alla discuter avec le renégat : « Après que Sadhona fut chassé de l'Église, dit cet abbé , moi Gabriel, enflammé d'un zèle ardent, je me rendis près de lui à Édesse, je disputai avec lui et je le confondis ^. »

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