CHAPITRE VII Propre de
Pendant la longue période dont nous venons de dire les péripéties liturgiques, que devenait l'office des saints locaux, dans cet immense diocèse qui non seulement comprenait, comme aujourd'hui, les anciennes églises d'Aix et d'Arles avec quelques parties d'Avignon, mais englobait
(1) Job. X. 22 : « Où règne l'ombre de la mort et point d'ordre. »
(2) Doc. L.
(3) Doc. LI,
encore (jusqu'en 4823) celles de Marseille, de Fréjus, de Toulon, de Grasse et de Vence ?
Mettons d'abord Fréjus hors de cause. Nous avons déjà dit qu'on y gardait le Bréviaire fréjusien.
Pour les autres, l'Ordo de 1805 y pourvoit par ce simple « Monitum » : In qualibet Ecclesia sewetur calendarium sanctorum cujuslibet ecclesiœ proprium ^ . Et il ajoute que les patrons des cités épiscopales seront fêtés dans tout le diocèse sous le rite double.
Chaque église gardait donc son dernier Propre, Aix continua à se servir de celui de 1740.
Mais en 1810 parut un nouveau Propre aixois ^. Dans l'ordonnance qui le précède, M«' de Cicé déclare qu'à l'exception de Fréjus, il en prescrit l'usage omnibus nostrœ diœcesis ecclesiis, singulis presbyteris , etc.
Voici quelle en fut la composition ^ :
S, Honorât. Rien de 1499 ni de 1668. On lui donne or. Lœtetur et 11. 2° noct. du Propre d'Arles de 1656.
S. Hilaire. Or. Annuam du Pr. d'Arles 1656 et 11. du même Pr. réunies en une seule (rite adopté du T. Pascal).
S. Maximin. Office de 1726, sauf les versets^ anl. de Bnd. et Magn. 2" V., qu'on change, ainsi que les ^ brefs des petites heures. Mais le rite étant d'un seul noct. T. P.
(1) Trad. « Chaque église conservera le calendrier de son Propre ».
(2) Doc. xxvi-xxvij.
AIXOISE. 241
on n'a que les ant, du i" noct.; les leçons du 4" noel. sont groupées en une seule ; de môme les 11. 2° noct,; quant à l'homélie^ on prend celle du dim. — L'or, porte comme précédemment les mots : Maximini apostoli tui.
Le Sacré Cœur. Comme 1726, sauf les 11, jif. et capitules qui sont nouveaux.
Comm. SS. Apôtres (à la S. Pierre), Or, Ds qui nos per B. Apost., sans indication d'antienne,
iS. Victor. Nouveau. Rien des anciens propres de 1692 et 1732 de Marseille.
Ste Magdeleine. Off. complet, comme 1740 (édition Brancas).
Transfiguration. Comme 1627 et 1726, c'est-à-dire du Brév. rom., sauf 11. 2° noct. qui sont Salvator humani generis de S' Léon.
S. Napoléon. 9° leçon * sans indication d'or. Le Propre du Missel désigne l'or. Prœsta du comm. mari, sans dire si c'est la 1" ou la 2°.
S. Roch. Or. Pppulum, 11. de 1726, sauf l'év. et l'homélie
S. Louis d'Anjou. Or. et 11. qui n'ont rien des précéd. Propres.
S. Césaire. Or. commun des docteurs; 11. du Propre d'Arles 1656 modifiées et amplifiées.
(1) On renvoie aux canons de Prime (Doc. xxv), où le texte de cette leçon est donné.
S. Lazare. Or. et 11. du Propre de Marseille i732.
■S. Cyprien. Or. Concède... meruit obtinere; 11. de l'off. qui se récitait à Toulon à la fin du siècle dernier (i'mpr. sans date vers ^730 probablement. Tolonis, typis Joannis Antonii Mallard).
S. Cannât. Or. de 1499 ; 11. 1726 différemment coupées avec quelques changements à la 2° 1.
Ste Ursule et c. Rien des précéd. Pr.; 11. tirées de Baronius.
Saints du diocèse. Off. nouveau complet.
S. Mitre. Gomme 1726, sauf les ant. y compris Bnd. et Magn., ainsi que 11. 1" noct. (Ecrit.) et les répons qui sont du commun.
S. Léonce. Or. et 11. Brév. de Fréjus 1781.
Comméni. tous les martyrs. Or. Omnipotens, sans indic. d'ant.
S. Trophime. Or. Deus qui ad gentium illuminationem. . . avec 3 11. du Propre d'Arles 1656.
Le Missel correspondant à ce Propre du Bréviaire n'offre aucune particularité autre que celles que nous avons notées * en l'analysant.
En 1820, an Supplément au Propre ajouta trois offices, de composition nouvelle, calqués sur les précédents Propres.
(1) Doc. ïïvn.
AixoiSE. 243
Translation de S. Maximin. Ant. 11. i^i^. or. et cappropres.
S. Sidoine. Or. 11. ant. de Bnd. et Magn, propres avec l'év. de l'Aveugle-né.
Translation de S. Mitre. Or. et 11. propres.
Deux autres additions * se produisirent encore : l'une, sans date, donnant un off. propre de S. Trophime pour Arles ; l'autre, en 1 829, un off. propre de Ste Marthe pour Tarascon.