CHAPITRE VIII Propre de
Le Concile d'Aix de 1 850 avait décrété le retour pur et simple à la liturgie romaine intégrale. Il devenait donc nécessaire de réformer le Propre de '18'10, du moins pour les offices correspondant au rite pascal que l'on ne devait plus prolonger jusqu'à la Pentecôte. N'y avait-il pas lieu également d'examiner s'il ne convenait d'élaguer certaines, fêtes qui n'avaient plus à Aix la même raison d'être qu'en 1810, alors que le diocèse comprenait Marseille et Fréjus ? N'étaitce pas le cas, du reste, de reviser le travail de 1810 dont le
(1) Doc. xxviii et XXIX. — J'ajoute de suite que, nonobstant l'introduction de Ste Marthe dans le Propre suivant (1853), cet office particulier a été approuvé pour Tarascon par induit du 4 mai 1854.
Supplément de 4820 avait révélé les lacunes, sans les combler suffisamment.
On le crut, non sans raison. Une commission fut chargée d'élaborer un nouveau Propre, qui parut, avec une Ordonnance archiépiscopale de M^'' Darcimoles '' datée du 8 décembre 1853.
L'examen de ce travail, dont existent encore de nombreux exemplaires, — ce qui nous dispense d'entrer dans trop de détails, — peut se résumer de la façon que voici :
4° On élague du précédent Propre les fêtes de S"^ Napoléon, S' Louis d'Anjou ^, S' Cyprien, S' Léonce, ainsi que les Translations de S' Maximin et de S' Mitre.
2° On garde S. Honorât, S. Hilaire, la fête de Tous les saints du diocèse, S. Lazare, se contentant pour ceux-là de reproduire à peu près intégralement les off. de 1840.
— On garde encore S. Maxiinin, S. Sidoine, S. Gésaire^ S. Cannât, S. Mitre, pour lesquels on amende le travail de 4810.
— On garde enfin Ste Magdeleine, mais en prenant totalement l'office du Brév. rom.; S. Trophime, à l'off. duquel on donne plus d'ampleur en se basant sur les anciens Brév.
(1) Doc. ïxxi, XXXII, XXXIII. —Mgr Pierre Marie Darcimoles, à qui revient l'honneur de notre restauration liturgique, fut arch. d'Aix de 1847 à 185t.
(2) St Louis d'Anjou, ou de Brignoles, a été sans doute éloigné de ce! Propre parce que Brignoles, qui nous appartenait avant la Révolution et jusqu'en 1823, était désormais de Fréjus.
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d'Arles ; S. Victor et c, à qui l'on donne les 11. des propres 4692 et '1732 de Marseille, avec l'or, du Brév. marseillais du xYi° siècle ; enfin les Commém. des Apôtres et des Martyrs que l'on change pour prendre l'autre mémoire du supp, général.
3° On introduit Ste Césarie, S. Régulus, S. Florentin, Stes Marie Jacobé et Marie Salomé, S. Aurélien, Ste Rusticide, S. Eon, S. Genès, S. Virgile, tous d'Arles, à qui l'on fait des offices nouveaux calquant ou reproduisant çà et là les anciens Brév. arlésiens ; Ste Marthe, à qui l'on assigne l'ofi". du Brév. rom. avec l'or. Omnipotens du suppl. général ; enfin l.es Sts Evéques d'Aico et d'Arles qui prennent l'office communément affecté ailleurs aux Sts Evoques.
4° Quant à la fête du Sacré-Cœur et à celles de S. Roch et àeSte Ursule et c, on se réfère au suppl. gén. du Brév. Il en est de même de quelques saints assez communément honorés en France, comme Ste Jeanne de Valois, S. François Régis, etc., ainsi que des fêtes mobiles, soit de la Passion, au temps de la Sept., à Pâques, soit de la Ste Vierge, aux dimanches d'août, de septembre et d'octobre.
Le Missel modifia assez rarement quelques textes, mais surtout renvoya aux textes du commun. Notons, comme particularités, qu'il n'y fut plus question de la messe des Quarante-Heures ; que l'on affecta à Ste-Marthe la messe Qui mihi ministrat du suppl. gén.; et que l'on conserva
les préfaces données par W de Gicé, sauf celles de S' Maxirain et de S' Jérôme.
Telle fut l'œuvre de la commission de 4833. Elle reçut l'approbation du St Siège par un Rescrit * du 23 juin 1853.