SAINT RAPHAËL
Car dire ce qu'il est, c’est avoir conscience de toute sa grandeur, de toute sa sagesse, de toute sa puissance. C’est par là même, avoir la béatitude de tout ce qu'il est, et cette conscience de soi-même, dans la vérité de Dieu, est éternelle, éternelle par conséquent sa béatitude. L’ange dit son nom pour que Tobie rende gloire à la bonté de Dieu. Tout l'être des anges, toute l’action des anges est une louange à la bonté de Dieu. Et nous-mêmes, chétives créatures, de tout notre être et de toute notre action nous devons, comme les anges, être une louange éternelle à cette même bonté.
Ainsi se termine la mission de Raphaël, comme doit se terminer notre mission sur la terre, qui est de louer la bonté de Dieu pour l'éternité.
Graduel : « Louez le Seigneur dans les cieux, louez-le dans les hauteurs. — Tous les anges de Dieu, louez-le ; toutes les forces de Dieu, louez-le.
Alleluia, Alleluia. Je vous PES devant les anges, je vous adore dans’ votre temple, je : glorifie votre Nom ».
Evangile selon saint Jean, c. 5.
« En ce temps-là, c'était un jour de fête pour les Juifs. Jésus monta à Jérusalem. Or, il y a à Jérusalem une piscine appelée Probatique, en hébreux JBethsaïda, qui a cinq portiques. Sous ces portiques se réunissait une foule de malades, d’aveugles, de boiteux, de. paralysés, qui attendaient le mouvement de l’eau. Car un Ange du Seigneur descendait à certain moment et l’eau s’agitait. Et celui qui descendait dans la piscine après cette agitation de l’eau était guéri de n'importe quelle infirmité. »
Le choix de cet évangile se rapporte au nom
La liturgie dominicaine, — VIII 19
de Raphaël qui signifie « médecine de Lieu ».
Saint Jean nous donne le fait de la guérison des malades en cette piscine des Brebis sans autre renseignement, Elle était attribuée à lagitation de l’eau par un ange. Et naturellement, Raphaël, le médecin de Dieu, qui avait guéri les yeux de Tobie, passait pour descendre luimême en cette piscine.
Offertoire : « L'Ange se tint debout près de l'autel du temple, ayant en sa main un encensoir d’or. On y versa beaucoup d’encens et la fumée du parfum monta en présence de Dieu ».
Secrète : « Nous vous offrons, Seigneur, ces hommages de louange, en vous demandant que, par le suffrage de l’Ange, vous les receviez avec bonté et les fassiez servir à notre salut ».
Communion : « Anges, Archanges, Principautés et Puissances, Vertus des Cieux, Dominations et Trônes, Chérubins et Séraphins, bénissez le Seigneur à jamais ».
C’est toute la cour céleste que nous invitons à louer Dieu, ces êtres de lumière et de feu qui, par millions, jouissent de la béatitude divine. Comme Dieu a ouvert largement sa main pour répandre la joie dans ces êtres angéliques ! On ne peut ni en supputer le nombre ni en distinguer la grandeur. Quelle joie dans ces êtres ! Quelle louange à Dieu de les avoir faits ce au’ils sont !
Postcommunion : « Seigneur, remplis de la bénédiction céleste, nous vous demandons humblement que ce que nous avons célébré par une