LE BIENHEUREUX SIMON. BALLACHI
demandons, le pardon de tous leurs péchés. Ne permettez pas que soient tourmentés par les flammes de l'enfer ceux qui ont été rachetés par le sang précieux de votre Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ ».
Le ciel est ouvert au-dessus de ces tombes familiales. Les Frères, les grands Frères qui sont dans la joie de Dieu se penchent vers ceux qui se purifient dans le Purgatoire. Ils se penchent non pas seulement pour les voir, pour les encourager, mais bien pour soulager leurs souffrances. De la terre monte vers les Frères du ciel une supplication pour les Frères du Purgatoire. L'union de la famille dominicaine est parfaite sous le manteau de leur Reine, la Vierge Marie. Elle sourit à tous ses enfants.
Quand la Procession rentre à l’église on donne une dernière absoute.
Le bienheureux Simon Ballachi, Confesseur, de notre Ordre.
MESSE : Os justi, p. [18].
Evangile : Ecce nos reliquimus, p. [20] Oraison : « Dieu, qui entre autres vertus, avez
orné le bienheureux Simon, votre Confesseur, d’une assiduité continuelle à la prière et d’une
ÉTONRR RE S
rare humilité, accordez-nous de l’imiter, afin que, méprisant tout ce qui est du monde, nous puissions vous chercher uniquement sur terre et obtenir un jour dans le ciel la récompense promise aux humbles ».
Cette oraison et le choix de l’évangile qui signale le renoncement des apôtres à ce qu'ils possédaient, pour suivre Jésus, nous donnent le sens caractéristique de la sainteté de Simon Bal- Jachi. Il appartient au XIII° siècle et il fut élevé au milieu des factions qui divisaient les nobles familles d'Italie. Son berceau fut entouré de cliquetis d'armes et de cris séditieux. Mais un jour, malgré ces tumultes belliqueux, Simon entendit la voix de Dieu qui lui disait, comme autrefois Jésus à ses apôtres: Laisse tout et suis-moi. Laisse toutes ces jouissances «et toutes ces haines, laisse tes biens, ta maison et viens. Il avait vingt-sept ans. L'appel de Dieu l’emporta. Il demanda l’habit des Prêcheurs au couvent de Rimini. Il demanda même le plus humble, celui des Frères Convers. Ce fut pour ses parents, comme une humiliation. L’évêque de Rimini, son oncle, dominicain cependant, voulut s'opposer à ce qu'il réputait une injure pour sa famille. Mais Simon Ballachi ne se laissa pas fléchir. Malgré tout, il demeura Frère Convers. Frère Convers, il le fut dans la perfection, heureux d’être petit devant les hommes comme il se sentait l'être devant Dieu. Il remplit tous les devoirs d’un Frêre Convers, les plus humiliants, sans accepter qu’on eût pour lui le moindre égard. Il ne comptait plus pour les hommes ; toute sa vie était à Dieu. Et c’est ainsi que Simon vécut jusqu’à une extrème vieillesse, humble, serviable, dévoué, patient dans la souffrance, loin