SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE
Jean nous fait entrevoir cet anéantissement du Fils éternel de Dien qui prend chair, se fait chair comme nous. On le suit du point de départ qui est la Divinité même, jusqu’au terme de l’arrivée qui est une chair mortelle. Et dans cet homme, Dieu et homme, qu'est Jésus, nous adorons l’infini. Avec Jean nous pénétrons dans les profondeurs de Dieu, et nous contemplons avec tendresse notre Frère de cœur et de chair, Jésus, notre Christ et Sauveur.
Jean a répandu cette lumière sur l'Eglise, par elle sur le monde entier, elle ne s’éteindra jamais.
Lecture du Livre de la Sagesse, Eccli., 15
« Celui qui craint Dieu fait le bien. Celui qui est affermi dans la justice possédera la sagesse, elle viendra à lui comme une mère honorée. Elle le nourrira du pain de vie et d'intelligence, elle lui fera boire l’eau de la sagesse qui donne le salut. Cette sagesse s’affermira en lui et le rendra inébranlable. Elle le soutiendra et il ne sera point confondu : Elle l’élèvera au-dessus de ses proches, elle iui ouvrira la bouche, au milieu de l’assemblée des fidèles et le remplira de l'esprit de sagesse et d'intelligence, Elle le couvrira d’un vêtement de gloire. Elle l’enrichira d’un trésor de joie et d’allégresse, Et le Seigneur notre Dieu lui donnera pour héritage un nom éternel.
C’est à la source même de la Sagesse que Jean a mangé et bu longuement, Il a entendu Jésus, la Sagesse incarnée, il a reposé sa tête sur son : cœur, et de ce cœur a coulé en lui l’eau salutaire qui donne la vie éternelle. Il a compris Jésus, Dieu et homme, et tel il l’a compris tel il nous l'enseigne, dans la plénitude de la vérité.
Graduel : « Le bruit se répandit parmi les frères que ce disciple ne devait pas mourir. —
ER, Cite a 0 DR LT se LORS 440 LA LITURGIE DOMINICAINE
Mais : je veux qu’il demeure ainsi, jusqu’à ce que je vienne. Toi, suis-moi.
Alleluia, Alleluia. C'est ce même disciple qui rend témoignage de ces choses, et rous le savons, son témoignage est véritable »
SÉQUENCE : Laetabundus, p. 434.
Evangile selon saint Jean, c. 21.
« En ce temps-là, Jésus dit à Pierre : Suis-moi. Pierre se retourna ét vit derrière lui le disciple que Jésus aimait, celui qui, à la Cène, avait reposé sa tête sur sa poitrine, et dit: Seigneur, qui donc vous trahira ? Pierre le voyant, dit à Jésus : Seigneur, et celui-ci qu’adviendrat-il de lui ? Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure ainsi jusqu’à ce que je vienne, que t'importe ? Toi, suis-moi. Le bruit se répandit donc parmi les frères que ce dis-
* ciple ne devait pas mourir. Et Jésus ne lui dit pas : Celuilà ne mourra point, mais : si je veux qu’il demeure ainsi jusqu’à ce que je vienne, que t’importe.
C'est ce même disciple qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites. Et nous le savons, son témoignage est vrai. »
Cette scène nous transporte sur les rives du
lac de Tibériade. Jésus est ressuscité ; pendant
que ses apôtres, dans une barque, jettent leurs filets, il apparaît soudain sur le bord de l’eau. I leur crie: Enfants, avez-vous fait bonne pêche ? Non, disent-ils. Jetez les filets à droite, réplique l'inconnu, et vous trouverez du poisson. Ils en prirent tant qu’ils ne pouvaient plus les tirer.
C'est le Seigneur, dit Jean.
Lui, il reconnaît son Maître. Il a l'intuition du cœur. Pierre s'habille à la hâte et se jette à l'eau pour aller vers Jésus. Tous descendent.
Un feu ardent brûlait sur la rive avec un poisson.