LE PRÉCIEUX SANG DE NOTRE-SEIGNEUR
* vis-à-vis de Dieu. Aussi Jésus se voue à la mort librement, il l’accepte, il la désire, il la prend pour témoigner à Dieu par elle l'hommage
de l’humanité entière à sa souveraine grandeur. Et comme le sang qui coule dans nos veines est notre vie physique, Jésus répand tout son sang, toute cette vie physique et l'offre à Dieu en acte suprême d’adoration et d’expiation. Son sang est entre ses mains l’adoration de la souveraine majesté du Créateur, l’expiation pour les péchés du monde. Adoration et expiation infinies, parce que Jésus est Dieu et homme.
Epître de saint Paul aux Hébreux, c. 9.
« Frères, venu en ce monde, comme Pontife des biens futurs, le Christ est entré une fois dans le Saint des Saints, en passant par un tabernacle plus grand et plus parfait, non bâti de main d'homme, c’est-à-dire, non formé par le travail ordinaire ; il y est entré non pas avec le sang des boucs et des veaux, mais'avec son propre sang,
- après nous avoir rachetés pour l'éternité,
Car si le sang des boucs et des taureaux, si l’aspersion de l’eau mêlée aux cendres d’une génisse, sanctifient ceux qui sont souillés en purifiant leur corps ; combien plus le sang du Christ, qui, par le Saint-Esprit s’est offert à Dieu comme une victime sans tache, purifiera-t-il notre conscience de toute œuvre de mort, pour que nous puissions servir le Dieu vivant. C’est pourquoi il est le médiateur du Testament Nouveau, afin que, par la mort qu'il a soufferte pour expier les iniquités qui se commettaient sous le premier Testament, ceux qui sont appelés de Dieu reçoivent l'héritage éternel qui leur fut promis, par Jésus-Christ Notre-Seigneur. »
Saint Paul met en face l’un de l’autre le sang des victimes offertes à Dieu dans la loi Mosaïque et le sang de Jésus, Fils de Dieu. Le sang des victimes était prophétique et ne remettait que les fautes légales. Son action expiatoire pour les
hommes et son caractère d’adoration vis-à-vis de Dieu prenaient toute leur force du sang que le Christ devait répandre sur la croix. De sorte que, devant Dieu, le sang de Jésus seul a une valeur infinie réelle d’adoration, d’expiation, de salut pour les âmes.
Graduel : « C’est celui-ci qui vient avec l’eau et le sang, Jésus-Christ, non pas avec l’eau seulement mais avec l’eau et le sang. Il y en a trois* qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe et l’Esprit-Saint, et ces trois ne sont qu'un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre, l’esprit, l’eau et le
sang, et ces trois ne sont qu’un.
Alleluia, Alleluia, si nous acceptons le témoignage des hommes, à plus forte raison le témoignage de Dieu qui est plus grand ».
I s’agit dans ces textes de saint Jean des preuves venues du ciel et de la terre en faveur . de Jésus Fils de Dieu et homme.
Preuves ou témoignages du ciel, pour établir sa divinité, preuves ou témoignages de la terre pour établir la réalité de son humanité.
Le Père a rendu témoignage à son Fils, au baptême de Jésus, à sa Transfiguration : celui-ci est mon Fils bien aimé. L’Esprit-Saint a rendu témoignage en descendant sur lui en forme de colombe et plus encore, de facon merveilleuse, en venant sur ses disciples comme une langue de feu, à la Pentecôte. Le Fils s'est rendu témoignage à lui-même, par sa doctrine et par ses miracles, Il disait lui-même : Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez à mes œuvres, tellement elles étaient indéniables et prouvaient sa divinité.
Mais le Fils de Dieu est homme. Il fallait