‹ La liturgie dominicaineChapitre 75 sur 178 · Ë, 21 C5 TRE · texte numérisé non relu

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donc cette nonne, criaient en riant les jeunes gens qui la rencontraient, elle ne serait pas si fraîche et n'aurait pas de si belles joues si elle ‘jeûnait comme elle le dit! Rose passait, souriante, gardant en son cœur le trésor qu’elle possédait. Mais elle entendait.

Jésus lui-même lui fut de Pendant quinze ans, Rose souffrit la plus amère désolation d'âme. Ne voyant rien de Dieu, ne sentant rien de Dieu, elle allait comme une aveugle, comme une abandonnée, sans secours intérieur, mais, quand même, sûre de son Dieu, elle continua sa vie de pénitence, sa vie de foi intense, d'autant plus intense que la lumière lui manquait. Dieu voulait de Rose le détachement complet, parfait. Il voulait son cœur pour lui seul et non pour ses faveurs. Voie crucifiante, lourde croix que Dieu impose aux âmes privilégiées.

Rose pouvait répandre après son parfum. Si nous la voyons joyeuse au milieu des fleurs, n'oublions pas que sa couronne de roses eut les épines les plus cruelles.

Epiître de saint Paul aux Corinthiens, Il, c10;et-11.

« Frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. Ce n’est pas, en effet, celui qui se loue soimême qui est approuvé, mais celui que le Seigneur loue. Oh ! acceptez un peu mon déraisonnement ! De fait, vous me supportez. J'éprouve À votre égard la jalousie de Dieu même, Car je vous ai fiancée à un seul homme, le Christ, comme une vierge pure. »

Se louer, pour saint Paul, c’est déraisonner. Et comme il avait été forcé de rappeler aux Corinthiens les grâces qu’il avait reçues de Dieu, il s’accuse et s'excuse de ce déraisonne-

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