ÉVOLUTION
L'analyse de nombreuses observations propres à l'étude de l’évolution de la lobite supérieure droite rencontre bien des obstacles. On se trouve, en effet, en présence d’une affection localisée, parfaitement justiciable du pneumothorax thérapeutique, et, celui-ci une fois institué, il n’est plus possible de suivre la marche naturelle de la maladie. Dans les cas où le pneumothorax a été refusé ou est impossible, l’évolution est parfois lente et s'effectue en plusieurs années ; c’est pourquoi nous n'avons pu réunir qu’un nombre relativement faible d'observations qui présentassent une évolution complète, car, s'il est relativement facile de suivre un malade porteur d’un pneumothorax quand il vient régulièrement aux insufflations, il est très difficile de retrouver, après plusieurs années, un sujet chez lequel on n’a pu inslituer aucun traitement efficace.
Parmi nos 64 malades qui n’ont pu bénéficier de la collapsothérapie, 14 n’ont pu être retrouvés, il en reste
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donc cinquante sur lesquels nous avons pu suivre les. diverses modifications des lésions.
L'évolution de la lobite supérieure droite doit être envisagée à un double point de vue : l’évolution de la localisation elle-même, et l’évolution de la tuberculose pulmonaire ; en d’autres termes, nous devons étudier ; d’une part, les transformations du parenchyme puimonaire dont l'atteinte a donné lieu à la création de l'image lobitique, et, d'autre part, les possibilités d'extension, aux autres lobes, du processus primitivement localisé.
À. — L'évolution intrinsèque
Quel que soit le mode de début de la lobite supérieure droite, elle n’atteint, le plus souvent, sa période d'état que sous l'influence de poussées pneumoniques. Quand le début est brusque, l’envahissement total du lobe peut se faire en une seule phase et être très rapide, c’est ainsi que M. Risr a pu voir, chez un de ses malades, une lobile Supérieure droite se constituer. en moins de huit jours (1). Pius fréquemment, cependant, l'atteinte complète du lobe ne se réalise qu’en plusieurs temps ; c’est généralement, la partie inférieure ou inféro-interne, sus-scissurale qui est envahie lors du premier épisode pneumonique. On voit alors, à la radioscopie, une image triangulaire à sommet interne et à
(4) Risr. — Le début brusque de la tuberculose pulmonaire de l’adulte :° {Revue de ta Tuberculose, 1930, p. 5 à 45).