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base axillaire dont la limite supérieure remonte plus ou moins haut, en teintes dégradées, vers l’apex du lobe pulmonaire. Cette lésion peut rester stationnaire et constituer une lobite partielle, ou envahir secondairement la totalité du lobe à la suite de nouvelles manifestations pneumoniques.
Il se produit ainsi, lors de la constitution de la lobite supérieure droite, une série de « poussées évolutives » analogues à celles dont BEzancoN et BRAUN, BRUNEL de SERBONNES Ont précisé les notions ; et cette localisation justifie alors l’aphorisme de Lorrain : (€ La tuberculose
pulmonaire chronique n’est qu’une succession de pous-
sées pneumoniques ». C’est ce qui explique avec quelle régularité nous avons rencontré, lors des examens microscopiques de nos pièces anatomiques, des lésions de bronchio-alvéolite, tuberculose exsudalive d’Ascaor et des auteurs allemands. C’est aussi ce qui permet de comprendre pourquoi un certain nombre de nos malades considéraient leur affection tuberculeuse comme la conséquence d’une congestion pulmonaire ou d’une broncho-pneumonie qui n'était, en réalité, que la première manifestation de l'invasion bacillaire.
La constitution de la lobite s'accompagne d’une symptomatologie clinique d’autant plus importante que l’envahissement lobaire a été plus rapide ; la caséification et l’ulcération peuvent se produire sans bruit, le malade est sublébrile, parfois même complètement apyrétique (obs. XL, LX, LXXXV, CX) ; mais, plus souvent, “elles sont cause de température : la courbe thermique présente un certain nombre de poussées fébriles qui