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s'améliore, le poids augmente, les crachats diminuent
et les bacilles, de moins en moins nombreux, finissent par disparaître. Cependant, avant d'annoncer la guérison, il faudra faire, en série, des examens d’expectorations, avec homogénéisation et inoculation au cobaye.
La diminution des signes physiques accompagne la régression des symptômes généraux, les râles bulleux deviennent de plus en plus rares, la limite inférieure de submatité remonte vers le sommet au fur et à mesure que le lobe se rétracte ; au-dessous de la lésion, l’auscultation des lobes moyen et inférieur, distendus par l’emphysème vicariant, révèle une respiration diminuée, rude et soufflante.
À l’examen radioscopique, l’image de la lobite est considérablement diminuée, elle se présente sous la forme d’une plage d'ombre homogène, car le processus de sclérose à permis l'effacement des cavernes ; sa
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limite inférieure a suivi le mouvement ascensionnel, la paroi, le médiastin, la trachée, subissent les modifications que nous avons indiquées en étudiant l’image radiologique de la lobite rétractée.
L'observation que nous donnons ci-dessous nous permet de suivre la guérison par sclérose rétractile.
Obs. CXVIL — J... Lucienne, 25 ans, découpeuse, tousse depuis près d'un mois quand elle entre salle Mosny le 27 mai 1929. Bacilloscopie positive. Température entre 38 et 39. Sueurs nocturnes abondantes
Examen stéthacoustique : Poumon droit : submatité du sommet, räles bulleux sous la clavicule et dans la fosse sus-épineuse. Poumon gauche : respiration soufflante en avant et en arrière.
Examen radiologique : Champ pulmonaire droit : plage d'ombre non homogène occupant le tiers supérieur avec limite inférieure scissurale nette. Spéléomorphie à large diamètre au-dessus de la clavicule. Aspect en mie de pain dans la région juxta-scissurale. Champ pulmonaire gauche : dans l’apex, semis de taches reliées au hile par d'épais tractus.
Les lésions du côté gauche ne permettant pas l'institution d’un pneumothorax artificiel, on donne à la malade 6 gr. de crisalbine en injections hebdomadaires intraveineuse de 25 centigr.
Améliorée, elle quitte l'hôpital. Ses bacilloscopies deviennnent négatives à partir de mars 1930 ; elle a, à ce moment, repris 6 kgs.
Ayant recommencé son travail en janvier 1931, on lui injecte, de nouveau, de la crisalbine à raison de 25 centigr. par semaine jusqu'en novembre suivant.
Revue en mai 1932, la malade qui travaille toujours a conservé un très bon état général ; elle ne tousse pas, ne crache pas ; pas de bacilles. :
Examen stéthacoustique : Poumon droit : respiration rude et soufflante sans bruits adventices.
Poumon gauche : respiration légèrement soufflante.
Ecamen radiologique : Champ pulmonaire droit : rétraction costale, attraction médiastine et trachéale. Plage d'ombre très dense occupant le quart supérieur du champ avec limite scissurale à concavité inférieure.
Champ pulmonaire gauche : taches d'aspect dense dans l'apex.
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L'évolution vers la sclérose n’a pas été, chez cette femme, réellement spontanée, puisqu'elle a été soumise au traitement aurique, mais MM. Léon BERNARD et CH. MAYER pensent que l’action des sels d’or ne se manifeste qu’en accentuant la tendance fibreuse naturelle des lésions tuberculeuses.
Cependant, la guérison peut être obtenue sans qu'intervienne le processus de sclérose rétractilé. Il se produit alors, en quelque sorte, un effacement des images radiologiques : là où existait préalablement une plage d'ombre, on ne trouve plus que quelques taches d'aspect dense. Anatomiquement, il y a résorption des exsudats alvéolaires et persistance de nodules qui se calcifient. C'est ce qui s’est passé dans l'observation suivante :
Obs. CXVIII. — F... Louis, 44 ans, marchand des quatre saisons, a été réformé en 1916 pour laryngite chronique consécutive à intoxication par ypérile. Il est admis à l'hôpital Laënnec le 13 août 1929 parce qu'il tousse et crache abondamment. Il a maigri de 2 kg. en un mois; sa température atteint, le soir, 41°. Sueurs nocturnes. Bacilloscopie positive.
Examen stéthacoustique : Poumon droit : submatité du sommet. Râles bulleux en avant, sous la clavicule, et, en arrière, dans la région paravertébrale.
Poumon gauche : respiration soufflante.
Examen radiologique : Champ pulmonaire droit : plage d'ombre non homogène occupant le tiers Supérieur avec limite inférieure scissurale nette. Image spéléomorphique d'environ # em de diamètre sous la clavicule.
. Champ pulmonaire gauche : taches périhilaires.
Le pneumothorax artificiel n’est pas proposé en raison des lésions du poumon gauche, le traitement par la crisalbine doit être arrêté dès la seconde injection à cause du développement d'une stomatite. :
Soumis à la seule cure hygiéno-diététique le malade s'améliore progressivement,
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En février 1932, il présente un bon état général et a augmenté de 8 kg.
Examen stéthacoustique : Poumon droit : submatité du sommet, respiration rude, sans bruits adventices.
Poumon gauche : respiration soufflante.
- Examen radiologique : Champ pulmonaire droit : rétraction costale, attraction médiastine et trachéale. Image scissurale d'aspect dense immédiatement au-dessus de laquelle on note une diminution de transparence et quelques taches très opaques. L’apex est clair.
Champ pulmonaire gauche : noyaux de calcification périhilaires,
Le processus de guérison par sclérose rétractile est également celui qu’on rencontre dans la lobite supérieure droite traitée par pneumothorax artificiel. Il est cependant possible, même avec la collapsothérapie, de rencontrer la guérison par effacement (obs. XLVI).
La sclérose de la lobite supérieure droite n’entraîne aucune modification de l’organisme en dehors de l’emphysème compensateur dont nous avons parlé; la lésion demeure localisée après sa guérison comme pendant son évolution. Contrairement à ce qu’on rencontre dans les tuberculoses fibreuses diffuses, la lobite supérieure droite sclérosée n’amène que très peu de retentissement sur la circulation, l’asystolie y est très rare, la tension artérielle est normale.
M. SERGENT à signalé l'existence de troubles pu- | pillaires dans la lobite scléreuse quand celle-ci entraîne la symphyse pleuro-médiastinale (1) ; les filets sympathiques sont lésés par le processus sclérosant et déterminent la mydriase, le myosis, parfois même un véritable syndrome de Claude Bernard-Horner.
(4) E. SerGent et P. Grorces. -. Le syndrome phrénico-pupillaire (Presse médicale, 23 avril 1928).
It faut se garder d'affirmer précocement la guérison clinique de la lobite supérieure droite: le recul du temps, la surveillance de la température après les efforts, l'épreuve du travail, les examens des expectorations en série, avec homogénéisation, permettront seuls d’en recueillir définitivement la certitude.