DRET ES
tié inférieure de l'hémithorax avec limite supérieure horizontale dans toutes les positions du sujet.
Mort par suffocation le 2 novembre 1931. L'autopsie est pratiquée 24 heures après.
EXAMEN ANATOMIQUE MACROSCOPIQUE
A l'ouverture du thorax, une grande quantité de gaz, sous pression et inodore, s'échappe de la cavité pleurale gauche qui contient, en outre, environ 200 grammes de liquide citrin. Le poumon gauche est rétracté vers le hile, sauf au sommet où il adhère à la cage thoracique. Ce poumon n’a pas été prélevé.
Le poumon droit est légèrement adhérent au thorax sur foute sa hauteur, mais il s’agit d’adhérences lâches, aisément dissociées. Le poumon a son volume normal ; il ne présente extérieurement qu’un léger épaississement de la plèvre viscérale qui est opalescente, sans qu'il existe de lésions tuberculeuses visibles. A la palpation, le lobe supérieur est nettement plus dur que les lobes inférieurs.
Après section suivant un plan frontal passant par le hile, l’envahissement électif du lobe supérieur apparaît nettement. En détaillant l'aspect des lésions sur la face qui regarde en avant (voir planche hors-texte), depuis le sommet jusqu’à la scissure interlobaire, on note la présence de trois cavernes, de la taille, chacune, environ d’une noisette, qui sont anfractueuses avec des bords déchiquetés ; l’une d’elles est située dans l'extrême sommet, son bord interne est cerné par une travée fibreuse particulièrement visible. Entre ces cavernes et le médiastin, existe une plage arrondie, caséifiée de
BOT nanière diffuse, et des travées scléreuses, enserrant des ilôts de parenchyme grisâtre, anthracosique, densifié, présentant l’aspect de la pneumonie tuberculeuse
L'axe broncho-vasculaire allant au lobe supérieur ne présente pas de modifications macroscopiques ; audessous de lui, deux volumineux ganglions anthracosiques contiennent quelques îlots de caséification. En dehors de cet axe broncho-vasculaire, et à mi-distance, environ, du bord externe Au poumon, se trouve une quatrième caverne, un peu plus petite que les précédentes, mais dont l’aspect est le même. En dedans d'elle, le parenchyme présente son maximum de densification ; il est parcouru par quelques travées scléreuses entre lesquelles la caséification est très étendue. En dehors, au contraire, quelques nodules tuberculeux, confluents, sont séparés par du parenchyme pulmonaire, à peu près reconnaissable, qui répond au bord tout à fait externe du lobe supérieur.
La scissure interlobaire supérieure est tapissée d’un peu de fibrine, mais elle est complètement libre. Le lobe moyen et le lobe inférieur sont indemnes.
En regardant par sa face postérieure la tranche de section dont l’épaisseur est, environ, celle de la main, la disposition des lésions est, pour le lobe supérieur, sensiblement la même que sur la face antérieure. Cependant, la caséification semble moins diffuse et les càvités bronchiques et vasculaires sont entourées d’une zone scléreuse beaucoup plus visible. Le lobe moyen est indemne comme précédemment. Par contre, le lobe inférieur présente en regard de la scissure interlobaire,
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