‹ La Lobite Supérieure Droite TuberculeuseChapitre 34 sur 63 · IE · texte numérisé non relu

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inanière diffuse, et des travées scléreuses, enserrant des

ilôts de parenchyme grisâtre, anthracosique, densifié,

présentant l’aspect de la pneumonie tuberculeuse L'axe broncho-vasculaire allant au lobe supérieur ne

présente pas de modifications macroscopiques ; au-

dessous de lui, deux volumineux ganglions anthraco-

siques contiennent quelques îlots de caséification. En dehors de cet axe broncho-vasculaire, et à mi-distance, environ, du bord externe Au poumon, se trouve une quatrième caverne, un peu plus petite que les précédentes, mais dont l’aspect est le même. En dedans d'elle, le parenchyme présente son maximum de densification ; il est parcouru par quelques travées scléreuses entre lesquelles la caséification est très étendue. En dehors, au contraire, quelques nodules tuberculeux, confluents, sont séparés par du parenchyme pulmonaire, à peu près reconnaissable, qui répond au bord tout à fait externe du lobe supérieur.

La scissure interlobaire supérieure est tapissée d’un peu de fibrine, mais elle est complètement libre. Le lobe moyen et le lobe inférieur sont indemnes.

En regardant par sa face postérieure la tranche de section dont l'épaisseur est, environ, celle de la main, la disposition des lésions est, pour le lobe supérieur, sensiblement la même que sur la face antérieure. Cependant, la caséification semble moins diffuse et les càvités bronchiques et vasculaires sont entourées d’une zone scléreuse beaucoup plus visible. Le lobe moyen est indemne comme précédemment. Par contre, le lobe inférieur présente en regard de la scissure interlobaire,

une petite zone de nodules confluents en voie de casélification.

Notons que l’anthracose, qui est relativement peu marquée au niveau des lobes moyen et inférieur, est très intense au niveau du lobe supérieur, en FRANS dans la région juxta-scissurale.

EXAMEN HISTOLOGIQUE

Après section du poumon droit de dehors en dedans, comme il a été indiqué, et fixation en masse dans le liquide de Kayserling pendant huit jours, une tranche mince de tout le lobe supérieur a été prélevée et divisée en 8 fragments (voir schéma de la planche hors texte) qui, après lavage à l'eau courante pendant vingt-quatre heures, ont été traités par les procédés usuels : inclusion à la paraffine, coloration à l’hématéine éosine-safran, à la fuchsine de Weigert; au Ziehl. Deux fragments ont été prélevés, de même, au lobe inférieur, l’un en tissu apparemment sain. l’autre au niveau des nodules.

Cette méthode de fixation, évidemment imparfaite pour une étude cytologique fine, permet, par contre, le repérage topographique des lésions et la comparaison des coupes à la pièce macroscopique. Nous chercherons donc seulement à énumérer les divers types lésionnels observés en chaque point, sans insister sur des détails de structure ou sur des interprétations qui sortent du cadre de cette étude.

Le premier fragment montre une splénisation diffuse dont tous les alvéoles sont comblés par une exsudation

DÉNÉCHEAU 6

plus ou moins riche en cellules suivant les points. Il exisle, en outre, d’une part, plusieurs formations arrondiés volumineuses, à centre caséifié, entourée d’une zone de réaction folliculaire, et contenant des fibres élastiques qui dessinentencore les contours alvéolaires } et, d'autre part, une plage d’alvéolite en voie de caséification, plage dont les bords sont flous, Sans tendance à la limitation, et qui réalise l’aspect de la pneumonie caséeuse, sans réaction folliculaire, sauf au niveau d’une cavité alvéolaire qui contient une cellule géante. Enfin, quelques travées scléreuses peu importantes cernent les nodules caséifiés et enserrent les vaisseaux. La plèvre de la grande cavité apparaît au bord interne du fragment; elle est congestive, légèrement fibreuse en profondeur.

Sur le deuxième fragment, l'aspect est le même que sur le précédent : on voit, de plus, la plèvre interlobaire, qui, intéressée ici dans son segment interne, est très épaissie et tapissée de fibrine ; elle ne contient pas de follicules tuberculeux, mais, dans le parenchyme voisin, les lésions caséifiées s’étendent jusqu’au contact même de sa face profonde.

L'examen du troisième fragment montre une caverne anfractueuse qui est intéressée par la coupe. Sa paroi est fibreuse, dense, entourée de plusieurs nodules caséifiés, volumineux, à centre excavé. Autour de ces foyers caséeux, existe une réaction folliculaire nette.

Sur le quatrième fragment, l’aspect des alvéoles est moins modifié ; la splénisation y est parcellaire et peu

ist

intense. Îl existe un semis de nodules caséifiés de petite taille, de tvpe folliculaire ; quelques-uns sont en voie d'excavation. En un point, une bronche est coupée longitudinalement ; sa paroi, d’abord simplement congestive se perd progressivement dans une plage caséifiée étendue. La plèvre interlobaire est épaissie par des tractus fibreux, infiltrés de lymphocytes sans RARE tion nodulaire.

La lumière d’une bronche forme le centre du cinquième fragment. Son épithélium, reconnaissable, est soulevé par de nombreux follicules tuberculeux. Elle est entourée d’une plage de splénisation diffuse qui rejoint des tubercules caséifiés, confluents, autour d’une zone de réaction scléreuse et folliculaire. Il existe, de plus, quelques travées de sclérose périvasculaire qui enserrent des alvéoles de type fœtal.

Les lésions du sixième fragment sont moins confluentes, des zones minces de parenchyme aéré séparent de volumineux nodules à centre caséifié ou excavé et à la périphérie légèrement scléreuse. Une bronche volumineuse est intacte; la plèvre est épaissie.

Sur le septième fragment, au voisinage de quelques nodules variables, caséifiés en leur centre, et qui s’entourent d’une zone de splénisation, les alvéoles conservent un aspect peu modifié. La sclérose est minime, limitée au pourtour de quelques tubercules. La plèvre est épaissie, légèrement congestive. |

Les lésions d’alvéolite sont très réduites sur le huitième fragment : un foyer caséifié, volumineux, s’en- .toure de nodules plus petits, de type folliculaire. La

z y#= sclérose est assez marquée, elle envahit un des nodules à peu près complètement.

En ce qui concerne le lobe inférieur, l’un des fragments, dépourvu d’altérations macroscopiques, est revêtu par la plèvre épaissie et scléreuse. Quelques îlots de sclérose se rencontrent également dans le tissu pulmonaire voisin. L'autre fragment, riche, lui aussi, en travées scléreuses, contient, de plus, plusieurs tubercules confluents,légèrement caséifiés, quelques nodules folliculaires de petite taille, et, dans les zones scléreuses, des alvéoles qui ont l’aspect habituel des al: véoles atélectasiés.

Que peut-on déduire de cette étude analytique ?

1° La prédominance des lésions dans le segment inféro-interne du lobe semble marquée : la splénisation diffuse, la présence de plages de pneumonie caséeuse à bords imprécis, appartiennent surtout aux fragments les plus internes (n°% 1 et 2); on ny rencontre que quelques très rares alvéoles dont la perméabilité soit conservée ;

2° Dans cette zone interne où les lésions sont particulièrement diffuses et prononcées, les réactions de type folliculaire sont réduites ; elles n'apparaissent qu’au pourtour des plages d’alvéolite. Par contre, dans le segment externe, où les nodules caséifiés sont parsemés isolément dans un parenchyme moins modifié, la réaction de type folliculaire domine ;

3° La sclérose ne semble pas importante : discrète dans le segment interne, elle apparaît surtout autour de la caverne et plus en dehors; on la voit alors au niveau

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