RÔLE DU TERRAIN
Nous avons déjà vu quel rôle important attribuait L. Béraoux au terrain dans la constitution de la lobite. Pour lui, cette localisation n’évoluerait que sur un terrain déjà depuis longtemps tuberculeux. Alors que la localisation périhilaire est l'apanage des lésions jeunes (Léon BerNarp, Risr et MaixGor) la lobite, d'aprés B£- THOUX, Q ne se rencontrerait que chez des malades où le début remonte très loin, échappe presque à l’observation, dont toute l’existence a été entrecoupée d’incidents qui marquent l’origine très ancienne des lésions ». Ayant toujours considéré la lobite comme une lésion fibreuse à évolution spontanée vers la sclérose, il était naturel qu'il invoquât pour sa constitution un terrain particulièrement résistant et qui en quelque sorte, vacciné par les infections très faibles mais répétées auxquelles il est soumis, se défend en créant du tissu de sclérose ; de là l'importance attribuée à tout ce qui facilite le processus scléreux et, plus particulièrement, à la syphilis.
Disons tout de suite que, si dans nos observations nous avons rencontré des malades présentant un Wassermann positif, nous n'avons jamais hésité sur la nature de la lésion dont ils étaient porteurs, tous ayant eu à un moment quelconque de leur histoire pathologique au moins une bacilloscopie positive.
Nous considérons d’ailleurs le protlème sous un angle tout à fait différent et nous pensons que si une lobite se déclare chez un syphilitique elle aura des tendances à évoluer vers la sclérose, mais toutes les lobites