‹ La Lobite Supérieure Droite TuberculeuseChapitre 49 sur 63 · EVOLUTION · texte numérisé non relu

EVOLUTION

Comparativement à l’étude que nous avons faite de la localisation primitive, la lobite supérieure droite

secondaire nous apparaît nettement plus grave. Elle est le résultat d'une poussée évolutive chez un sujet déjà fatigué par l'atteinte tuberculeuse et dont la résistance fléchit.

Sur les cinq cas que nous avons examinés, un seul a pu être amélioré, grâce à la crisalbine, mais d’une façon insuffisante et trop précaire pour qu’on puisse croire à la progression de cette amélioration ; les autres ont évolué vers la cachexie. Le pronostic est donc particulièrement grave.

L'évolution est celle de la lobite ulcéro-Caséeuse à fort potentiel évolutif, la lésion, d’abord pneumonique se caséifie et s’excave, tout en restant longtemps localisée, la scissure interlobaire marquant la limite inférieure de l’envahissement. Cependant, la stabilisation nous semble de durée moindre et l’on peut parfois observer la dissémination aux lobes inférieurs quelques jours Seulement après le début de la bilatéralisation.

L'extension se fait ici encore sous forme d’éléments nodulaires qui peuvent augmenter les lésions du poumon gauche, mais surtout irradier vers les lobes inférieurs du poumon droit en respectant, comme précédemment, la région immédiatement sous-scissurale.

Bien que notre étude anatomo-pathologique soit privée de l’important tribut qu'apportent les recherches histologiques, nous croyons pouvoir conclure que la lobite supérieure droite secondaire est, comme la primilive, de nature polymorphe, sans importance particulière du tissu de sclérose et avec prédominance des

lésions pneumoniques aux différentes phases de leur évolution. | .

Au point de vue thérapeutique, les lobites supérieures droites secondaires sont assimilables aux lobités primitives avec lésions symétriques pour lesquelles nous dirons, plus loin, les avantages que présente l’aurothérapie. Mais nous croyons, cependant, que, lorsque les lésions du poumon gauche ont été traitées par un pneumothorax artificiel dont l'efficacité persiste, il y a intérêt, tout en maintenant le premier pneumothorax, à en créer un second sur la lobite secondaire.

Le qualificatif de secondaire attribué à la lobite supérieure droite n'implique que la notion de succession chronologique des lésions, sans qu'il comporte celle de caractères cliniques ou anatomiques particuliers.

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