‹ La Lobite Supérieure Droite TuberculeuseChapitre 53 sur 63 · SES RÉSULTATS · texte numérisé non relu

SES RÉSULTATS

Lorsque le pneumothorax artificiel est réalisable ses résultats sont remarquables comme dans toutes les lo calisations unilatérales de tuberculose pulmonaire.

a) Résultats immédiats. — Il arrive, surtout dans les formes pneumoniques, que l’expectoration augmente au début, mais rapidement elle diminue jusqu’à cessation, les symptômes généraux, la fièvre, la toux s'amendent. Le poids augmente parfois mais ce n’est pas ré gulier : MM. LéoN BERNARD et TRiBOULET ont insislé sur l'existence de malades qui maigrissent pendant toute la durée d'entretien de leur pneumothorax artificiel alors que leurs lésions s’améliorent. Les signes physiques diminuent jusqu’à disparaître pour faire place

au silence respiratoire que détermine le collapsus.

Nos observations ont donné lieu à la création de 60 pneumothorax artificiels dans lesquels nous avons noté les résultats immédiats suivants :

Etat stationnaire 1 cas, soit 1,6 % (obs. Pie Amélioration... .. 37 cas, soit 61,6 % Aggravation...... 22 cas, soit 36,6 %

Ces résultats sont à rapprocher de ceux donnés par Mile LamBerT DE Cursay qui, sur 35 pneumothorax artificiels institués pour des cas de lobite, a noté 5 états stationnaires, 18 améliorations et 10 aggravations. Si notre statistique est encore plus favorable, cette modification est due au fait que la méthode de ForLanini s’est trouvée complétée par la pleuroscopie et les sections de brides qui sur 5 de nos malades ont été pratiquées (obs. ELXVI, LXVII, LXXXIV, EXXXVI, XCV) par le Dr. F. TriBouLer dans le service de notre Maître, le Prof. LÉON BERNARD.

b) Résultats éloignés : Les résultats éloignés sont un peu moins favorables : il arrive, en effet, qu'après une période d’amélioration le malade porteur d'un pneumomothorax artificiel fasse une bilatéralisation rapidement extensive et le plus souvent fatale, avant l’avène-

ment de la crysothérapie et la pratique du pneumothorax double.

Nous n'avons pu suivre tous les malades qui figurent

dans notre stastistique précédente : 4 en effet ont cessé:

de se faire insuffler dans le service de la Clinique de la :

Tuberculose sans que nous puissions les retrouver,

Nous avons donc suivi 56 malades qui se répartissent de la façon suivante :

est fobjours stationnaire, + 4 , " 1,7 % SOUPAPE EMI QUE D PE UNE is ANT LE Se rU NE ee nd Ne >. <gS 6 13 sont considérés comme cliniquement guéris. . . .23.6 % 22 sont améliorés et en cours de traitement . . . . 239,3 %

Il est évident que parmi les malades dont le pneumothorax est toujours entretenu, une forte proportion viendra augmenter le nombre des guérisons cliniques puisque 16 d’entre eux présentent un très bon collapsus avec un état général très satisfaisant, apyrexie, et bacilloscopie négative. |

Précisons, d'autre part, que parmi les malades aggravés par bilatéralisation, deux se sont vu instituer un pneumothorax double ; l’un d’eux est mort (obs. XX), l’autre est très amélioré (obs. LXXXVIT), augmente de poids et ne présente plus de bacilles dans ses expectorations.

c) L'avenir des malades. — RouBier, étudiant les chances de succès du pneumothorax en cours, pense qu'après un intervalle de guérison apparente il se produit dans plus de la moitié des cas de lobite traités par pneumothorax artificiel (10 cas sur 19) des rechutes sous forme de récidive in situ, de bilatéralisalion tardive, de tuberculose extrapulmonaire.

P. VéRanN (de Nantes), dans une étude complète des résultats éloignés du pneumothorax artificiel,considère la lobite supérieure droite comme une des formes de tuberculose pulmonaire les plus sujettes à complications

après cessation des insufflations ; il relève en effet 21 % de complications ultérieures dont 10 % de récidives in silw. Cependant, dans une étude semblable, A. BocqueT a rencontré une majorité de lobites demeurées parfaitement guéries plusieurs années après la cessation du pneumothorax et considère cette localisation comme très favorable au traitement par collapsothérapie. À

Les 13 cas de lobite supérieure droite guérie que nous avons pu retrouver, plus au moins longtemps après Ja cessation de leur pneumothorax artificiel, ne nous permettent pas d'établir des pourcentages, nous préférons en résumer les observations dans le tableau

suivant :

Numéros des Durée du Mode de Etat actuel Durée de la observations P. A. cessation guérison XVIII... 32 mois symphyse guéris. maintenue 1$S mois XXII... 43 mois délibéré guéris. maintenue 4 ans XXXIX... 12 mois symphyse décédé XLVI... 34 mois délibéré guéris. maintenue 8 mois LXXVII.. 55 mois délibéré guéris. maintenue 18 mois LXXVIIL.. Sans symphyse récidive in situ LXXXVIIL... Tans délibéré guéris. maintenue 2 ans LXXXIX... 4ans déllbéré récidive in situ XC... 34 mois délibéré guéris. maintenue 4 ans XCI... 6 mois symphyse guéris. maintenue 55 mois XOIT SEM AaNnS délibéré fébrile CXIIL... 40 mois délibéré bilatéralisation CXXIIL.. 4ans délibéré guéris. maintenue 1 an

Le recul avec lequel nous considérons la guérison est trop variable pour que nous puissions en tirer des conclusions absolues ; mais nous pensons tout de même que lorsque le pneumothorax artificiel est abandonné

Page 1