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CHAPITRE II

Méthode et définitions

Dans ce qui précède, l'objet de l’étude a été posé dans sa généralité. Il faut maintenant fixer les règles de méthodologie suivant lesquelles cet objet va être

traité.

Ce sont en premier lieu des règles relatives à l'observation des faits. On a déjà introduit, daus la compréhension de l'étude, certaines limitations relatives à l’objet lui-même ; il s’agit seulement des formes de la distribution locale des industries dans les espaces urbains. D'autres limitations vont être introduites quant au champ de l'observation. On n’observera pas toute l'échelle des formes du phénomène, et par conséquent on n’en dégagera pas les caractères communs et les causes générales : on en décrira seulement es formes les moins élevées. I y a, à cette attitude, à la fois des raisons de méthode et de nécessités de

fait.

Tout d’abord, l'observation la plus extérieure des faits nous apprend que c’est dans des sociétés relativement peu élevées que les phénomènes de localisation industrielle sont le plus nettement marqués (1); c’est donc là que leurs causes sont le plus agissantes, et qu’on a le plus de chances de les découvrir. De plus, c'est aussi que ces phénomènes sont le plus simples; or l'étude des formes élémentaires d’un phénomène conditionne celle des formes plus élevées ; car en général celles-ci ne se sont pas construites de toutes pièces avec des matériaux neufs, mais se sont faites par superposition aux éléments premiers d'éléments nouveaux ; c'est ainsi que la plupart des villes modernes sont issues directement des villes médiévales ; en sorte qu'on retrouve, à l'intérieur des types les plus complexes, les formes élémentaires, plus ou moins intactes. Ainsi la genèse même des formes élevées interdit de les aborder de front, et commande des travaux d'approche. C’est là un processus assez analogue à celui des approximations successives, dont M. Vilfredo Pareto et M. Marshall affirment la nécessité ; mais ce sont ici des approximations d'un genre spécial. Au lieu que les stades successifs de la recherche soient déterminés par le savant, ils consistent dans l'observation successive des stades du

phénomène lui-même ; on passe ainsi naturellement des

1. C'est en Afrique et en Inde qu’on trouve les castes professionnelles les plus sévèrement localisées ; la localisation des industries modernes a quelque chose de beaucoup plus flou et de beaucoup plus variable.

formes simples aux formes plus complexes, qui ne sont que le développement des premières. Il s’agira donc de constituer le type le plus rudimentaire d’arrangement des fonctions économiques dans l’espace de la ville, et de suivre comment, et par l'action de quelles causes, il s'est développé, transformé et compliqué. On parviendra ainsi naturellement aux formesles plus élevées; pour en analyser les éléments il aura suffi d’en suivre la genèse.

Cette démarche a d’ailleurs un autre avantage : elle permet de mettre plus facilement la main surles causes essentielles et constantes de l’objet, parce que ce sont celles-là qui se retrouvent à son origine, dégagées de toute la gangue de causes adjuvantes qu'il a en quelque sorte ramassées en roule. Au cours de son évolution, le système de ses causes est nécessité à se compliquer ; car, à mesure que l'effet se développe, et que se complique le milieu où il évolue, il entre en rapport avec plus des phénomènes. C’est à son origine même que ses causes

fondamentales apparaissent pures de tout mélange.

A côté de ces raisons de méthode, qui ont une valeur générale, on peut faire intervenir des raisons de fait, spéciales à notre objet. C’est d'abord la complexité spéciale des formes actuelles du phénomène. L'arrangement des industries dans une grande ville moderne est quelque chose de fort enchevêtré et qui requiert, pour

être connu et décrit avec quelque précision, une localisa-

tion de l'étude dans l’espace et dans le temps, qui lui enlèverait beaucoup de sa portée scientifique. D’ailleurs, une telle étude ne pourrait être faite par l’observation directe, mais seulement à l’aide de statistiques relatives au nombre des établissements, des ouvriers, etc., suivant les quartiers de la ville : or, la plupart des annuaires statistiques des grandes villes ne contiennent point de renseignements de ée genre (1) ; les exceptions à cette règle sont extrêmement rares (2). Au contraire, l’organisation des fonctions à l’origine des villes est quelque chose d’assez simple qui, on le verra, est facilement et directement saisissable dans les textes.

Mais si on se bornera à l'observation des formes élé-

1. L'Annuaire statistique de la Ville de Paris ne donne que des chiffres relatifs à la distribution des forces motrices ; le Dénombrement de 1891r pour Paris donne la population professionnelle par arrondissements ; celui de 1896 donne les «locaux servant exclusivement d'atelier » par arrondissement ; tout cela est insuitisant. Des documents plus anciens nous renseignent plus directement sur la localisation des industries parisiennes ; ce sont la Statistique de l’industrie à Paris, résultant de l'enquête faite par la Chambre de commerce pour les années 1847-1848, publiée en 1851, (chapitre V) et la statistique analogue publiée en 1864 pour l’année 1860 ; mais ce sont des données sommaires ; on verra celles de 1851 résumées dans Husson. Les consommations de Paris, 1856, p. 31-32. — Les anciens documents, comme le Mémoire de la généralité de Paris publié par de Boislisle, l'article Paris du Dictionnaire géographique des Gaules d'Expilly, et l’introduction au Dictionnaire du commerce de Savary, sont relativement moins pauvres.

2, Nous n’en connaissons pas parmi les Annuaires des capitales. Il paraît que l'Annuaire de Dusseldorf (Mitteil. zur Statistik der Stadt Dusseldorf, par le D' O.Most, mars 1908) contient des données sur la répartition des industries dans la ville ; mais nous n’avons pu mettre la main dessus.

mentaires, il n’y à aucune raison pour fonder cette observation sur les seuls documents historiques ; les phénomènes offerts par les sociétés présentement vivantes, sur lesquelles nous renseigne l’ethnographie, ne peuvent pas être négligés. Ils sont, à certains égards, de meilleure qualité que les données de l'histoire (1) ; outre qu'ils ont pu être observés directement par le savant lui-même, ou par un observateur doué d'esprit scientifique, ils sont plus élémentaires, plus originaires que les faits historiques précis, car les faits de l’histoire sont d'autant moins certains et moins bien connus qu'ils se rapportent à des temps plus éloignés, donc à des sociétés plus simples. D'ailleurs, abstraction faite même de cette moindre valeur du fait historique, vouloir établir des propositions scientifiques générales, relatives à /a ville, alors qu’on n’a observé et comparé que les villes de quelques sociétés de l'Eu-

rope occidentale, est un non-sens logique (2).

1. On s’est souvent fondé, pour les exclure, sur l’affirmation contraire. Mais une bonne description prise par des observateurs bien au courant du droit comparé, comme certains membres du bureau d’ethnologie de Washington, n'est-elle pas préférable à un texte de Plaute ou de Cicéron, ou même à un Code dont on ne sait ni si ni comment il était appliqué ?

2. En revanche, les faits relatifs aux sociétés animales ne seront pas compris dans notre recherche, faute d’une sufiisante préparation de notre part. Ils sont pourtant très intéressants. Autant l’étude de la psychologie collective des sociétés animales est äe peu d'intérêt pour celle des sociétés humaines, autant la connaissance de leur morphologie est utile et nécessaire. L'étude des nids, par exemple, momrerait que la vie par familles isolées n’est pas, chez les animaux, si fréquente qu'on le croit souvent. M. Forel cite des fourmis d'Amérique qui vivent par agglomérations compactes, qu’il compare lui-même à des villes : certains de ces « établissements » comprennent jusqu’à seize mille nids (on en trouve

On le voit, le premier stade de ce travail sera essentiellement descriptif ; mais notre description ne se suffira pas à elle-même; elle voudra être directement préparatoire à l’explication ; elle sera systématique, classificatrice, organique ; elle tendra à former des. séries de faits, des types d'institutions, et par suite elle. rendra possibles des explications d’une relative géné-

ralité.

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Ce sont les règles qui présideront à cette explication qui nous restent à définir. Elles se résument toutes. dans cette proposition, que notre explication des faits sera sociologique.

Elle le sera d'abord en ce qu’elle tendra à relier les. phénomènes donnés à des phénomènes plus généraux. dont les premiers ne seraient que des cas particuliers. C'est ainsi, par exemple, que nous rattacherons en dernière analyse le phénomène des industries urbaines périphériques à une propriété générale des limites. Par là

même, l'explication sera sociologique en un second sens:

en Europe formés de deux cents nids) placés côte à côte, et forment, à son dire, une population de 200 à 4oo millions d'habitants! (Forel, Ant's Nests, in Smithsonian Report to 1894. Washington, 1896, p. 480.) — Ces études comparatives ne doivent pas être confondues avec les théories des organicis-. tes qui recherchent à l’intérieur même des organismes l’analogue des villes : ainsi M. Bordier appelle les villes « les points d’ossification de lorganisme social ». (La vie des sociétés, 1887, p. 111.) V. une critique de cette proposition par Worms. Organisme et société, 1896, p. 163.

dans ce processus de généralisation graduelle remontant de l'effet à la cause, on est nécessité, à un moment donné, à sortir du domaine des faits économiques, à expliquer des phénomènes économiques par des phénomènes extra-économiques et par des propriétés communes aux divers ordres de faits sociaux.

Nous serons ainsi mis à même d'illustrer à maintes reprises cette proposition, que des phénomènes apparemment très différents et appartenant à des catégories diverses du phénomène social, ne sont souvent que les formes que prend en se réalisant une même tendance, et dépendent des mêmes causes. C’est ainsi que nous ferons voir comment des institutions aussi variées que le village, le patronage, la ghilde, sont sorties des mémes besoins, ou que le phénomène des rues de métier est, à son origine, une institution du même genre que les emblèmes et les blasons, et répond à des nécessités mentales de même nature. Mais cette observation appelle un complément : elle n’est vraie que mise en parallèle avec la proposition inverse. Un phénomène considéré traditionnellement comme unique et simple est souvent fait de réalités hétérogènes dépendant de causes distinctes. Tandis que les anciens économistes traitaient

e ladivision du travail in g/obo, on a reconnu l’existence de formes spécifiques de cette institution, dont certaines n’ont pour ainsi dire rien de commun entre elles. Quoi de commun entre la spécialisation des clans, ei la « décomposition du travail », ou même entre

celle-ci et la division du travail entre corporations ? Mais

les phénomènes ainsi disjoints peuvent être, chacun de son côté, rattachés à une série plus générale de phénomènes (1), et ainsi l'explication reste toujours généralisatrice.

Elle l’est encore à d’autres points de vue que ceux qui viennent d’être dits. Non seulement elle relie des phénomènes particuliers à des phénomènes plus généraux, maisles liens eux-mêmes qu’elle institue entre eux sont généraux, et eu quelque manière indépendants des faits particuliers qu’ils rattachent ; elle postule des mécanismes capables de relier entre eux d’autres phénomènes. C’est ainsi qu'on constatera une influence complexe du volume de la ville sur sa différenciation économique interne ; mais c'est là un mécanisme général qui s’applique à toute société, et non pas seulement à la ville, et à toutes fonctions, et non pas seulement aux fonctions économiques. Par là encore, l'explication sera sociologique : elle tendra à conclure à des rapports de causalité valables dans tout le domaine de la vie collective.

La méthode sera sociologique enfin, en ce qu’à côté de ces mécanismes déjà abstraits rel#ant entre eux des faits particuliers, elle tendra à en démontrer d’autres plus généraux encore, reliant les types abstraits de l’institution étudiée aux types de sociétés ; démarche qui est, de toutes, la plus proprement sociologique, si l’on

admet que la sociologie est la connaissance des types

1. Cest ainsi que la spécialisation des clans nous est apparue comme une manifestation particulière du système totémique. (Vie religieuse et vie économique, p. 42-49.)

sociaux et de leurs propriétés. On fera voir, par exemple, comment les caractères économiques de tel type urbain expriment des caractères généraux du milieu social où il se développe ; plus précisément, on montrera comment les villes les plus simples se sont faites par simple contraction de sociétés préconstituées, et comment par suite leur organisation économique interne n'est qu'un diminutif et un décalque de celle de ces sociétés, dont elles ne sont elles-mêmes que le prolongement.

En résumé, la méthode d’explication qui va être suivie sera sociologique, parce qu’elle tendra systématiquement à rattacher les uns aux autres des phénomènes qui diffèrent entre eux, soit par leur nature (par exemple un fait économique à un phénomène juridique), soit par leur généralité (par exemple une propriété des fonctions économiques à une propriété générale des fonctions sociales), par des liens qui eux-mêmes sont plus généraux que les phénomènes concrets qu'ils rat-

tachent, et peuvent en être abstraits.

Nous pouvons maintenant donner, de l'objet de cette étude, une définition précise. Cet objet est en fin de compte le suivant : Description, classification et explication des types les plus simples de l'arrangement des fonctions industrielles dans les espaces urbains, successivement considérés comme étendues homogènes et comme espaces sociaux hétérogènes ayant un centre el une limite.

Maunier 3

Puisque nous nous proposons pour objet certaines modalités du phénomène urbain, il faut définir ce qui sera entendu sous le nom de ville au cours de cette étude ; et, avant de constituer une définition à nouveaux frais, rechercher s’il n’est pas possible d’accepter une des définitions courantes.

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Celles-ci peuvent être classées en deux groupes.

I. — Les plus nombreuses se fondent sur un caractère unique ; elles appellent ville tout établissement social présentant une certaine propriété définie. Mais elles diffèrent quant à la nature de ce caractère.

Certains auteurs usent de caractères morphologiques. On a communément appelé villes des agglomérations ayant une certaine population (1), c’est-à-dire qu’on caractérise le groupe urbain par son volume ou sa dimension, par la quantité de ses éléments humains mise en rapport avec celle de son élément territorial. C'est ainsi que procèdent le plus souvent les statistiques administratives ; les recensements français depuis 1846 et l’Institut international de statistique depuis 1887, appellent ville toute agglomération de plus de 2.000 habitants. Une telle définition ne peut servir de base à

une étude scientilique et on en a depuis longtemps

1. C’est notamment le point de vue de M. Meuriot. Des agglomérations urbaines dans l’Europe contemporaine, 1898 ‘et de M. Weber. The Growth of Cities, 1899.

dénoncé l'arbitraire ; la dimension des établissements est un caractère trop extérieur et trop variable suivant les milieux. —De nombreux historiens ont défini la ville du Moyen âge par un autre caractère morphologique, l’existence d’une fortification (1) ; mais outre que ce caractère, étant absent des villés modernes, manque de constance, il ne peut même pas servir à définir et à spécifier le type des villes médiévales ; car des villages et même des fermes possédaient aussi une fortification (2). D'autres auteurs, parmi lesquels Rümelin, se sont servis de caractères démographiques et ont défini la ville par exemple par la faiblesse de sa natalité ou le taux élevé de sa nuptialité ; mais il reconnaissait lui-même que ces caractères ne sont nullement spécifiques. La démographie de la grande ville ressemble à celle de la ferme ; celle de la petite ville ressemble à celle du village (3). D'ailleurs les propriétés démographiques de la ville sont trop peu fixes pour la spécifier ; elles varient suivant le volume de la ville, et aussi selon les temps et

les sociétés ; c’est ainsi qu'au moyen âge la mortalité

1. Les écrivains allemands du xi° siècle distinguaient déjà deux espèces de lieux : les lieux non fortifiés (villages) et les lieux fortifiés (villes) : ils opposaient ainsi l’urbs, castellum ou civitas à la villa ou au vicus (V. Keutgen. Untersuchung'en uber deutschen Stadtverfassung, p.46). Maurer (Geschichte der Stædteverfassung, 1, p. 31 sqq) dit de même : « Les villes sont des villages entourés de murs. » Cf. aussi Babeau. La ville sous l'ancien régime, p. 239, qui voit dans la muraille la propriété essentielle de la ville. 504

2. Voir plus loin. Inversement dans beaucoup de civilisations même anciennes les villes ne sont souvent pas fortifiées : il en était ainsi au Japon au xvim* siècle (Charlevoix. Histoire et description du Japon, p. 10). : :

3. Rümelin. Ville et Campagne (dans Problèmes d'Economie polit. et de statistique, p. 210-212).

urbaine était plus faible que la mortalité rurale ; au temps de Graunt c'était l'inverse ; aujourd'hui on tend à nouveau pour d’autres causes à revenir à une mortalité urbaine plus faible.

Les définitions juridiques (1) ont le même défaut que certaines définitions morphologiques ; elles ne valent que pour certains types de villes ; et encore les caractères juridiques de la ville ne sont-ils même pas constants dans un milieu social donné: le droit municipal ou le droit du marché, qui ont souvent servi de critères aux historiens, étaient, même au moyen âge, absents de beaucoup d’agglomérations dénommées « villes » dans les textes (2), et assez importantes.

Les plus sérieuses des définitions unilatérales sont celles qui se fondent sur un caractère fonctionnel. On a quelquefois appelé ville toute agglomération qui est le siège de fonctions spéciales, quelles que soient d’ailleurs ces fonctions (3) ; la spécialité abstraite de la fonction est prise en considération indépendamment de son contenu concret. D'autres auteurs, plus exigeants, ont requis l'existence de certaines fonctions déterminées et con-

crètes, et notamment de certaines fonctions économi-

1. Justi définissait déjà la ville par l’existence d’un conseil, Stadtrat; mais beaucoup de villages au moyen âge avaient un organe de ce genre, comme aujourd’hui le panchayät du village hindou. On à aussi défini la ville par la spécialité de son droit, par l’ensemble de ses privilèges (V. Maitland, Domesday Book and Beyond, p. 173), ce que les Allemands ont appelé sa «Privilegierung ».

2. V. par exemple Planiol, Les villes de Bretagne au x vur° siècle (Nouv. Rev. historique de droit, 1894, p. 134).

3. Müller-Lyer. Phasen der Kultur und Richtungslinien des Fortschritts, 1908, p. 133.

ques (1). Aujourd’hui encore, les historiens définissent couramment la ville médiévale par l'existence du marché. Mais l'histoire de la localisation des industries montre suffisamment qu'aucune fonction économique n'est un caractère constant et spécifique de la ville. Les villes de l'antiquité, comme le reconnaît Sombart après Bücher (2) étaient surtout des villes de consommation, mème les plus considérables ; et dans les temps modernes on trouve des villes à fonction complexe et des villes à fonction spécialisée, des villes d'industrie et des villes de commerce; on peut même dire que, parmi les caractères de la ville, la fonction est l’un des plus variables.

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