V. Giry. Histoire de Saint-Omer, p. 348 et F. Gevaert
Essai sur Bruges, p.36-37.
repoussée à la périphérie (1). Par là commence déjà à s'expliquer, non plus seulement le degré, mais aussi le
mode de la déconcentration.
Mais les changements le plus explicatifs sont ceux qui se sont produits dans la fonction économique de la ville. Ils consistent à la fois en une extension et en une spécialisation de cette fonction, et ne sont que le contrecoup, sur la manière d’être de la ville, des progrès de la localisation générale des industries.
Tout d’abord, l'étendue spatiale de la fonction de la ville s’est accrue ; autrement dit, son « marché » s’est élargi. Ce fait résulte d’une extension corrélative de la fonction de ses industries et c'est en étudiant les caractères de celle-ci que nous en retrouverons les conséquences. Au contraire, la spécialisation de la fonction de la ville est autre chose que celle de ses industries : c'est le fait pour une des industries déjà spécialisées, de devenir prédominante dans la ville : il y a alors une industrie ou un groupe limité d'industries qui devient la fonction essentielle de la ville et qui caractérise celleci (2).
1. V. Pirenne. Histoire de Belgique, I, 56-57. — Les artisans élaient méprisés et relégués dans de misérables faubourgs ; cf. ibid., 111, 339. À Bruges les nouveaux tisserands de lin, dédaignés. sont confinés dans des quartiers pauvres contre les remparts et on leur donne un nom spécial.
2. Au contraire de l’universalité industrielle relative des anciennes villes. Il y eut ainsi des villes qui presque dès leur