‹ La Locatio-Conductio OperisChapitre 113 sur 179 · M. Delecroix. loco citato · texte numérisé non relu

M. Delecroix. loco citato

Sainctelette, op. cit. p. 120:

4 SL 2 avec elle, décroit avec elle, cesse avec elle. Tel l'angle de réflexion égale toujours l'angle d'incidence. » La volonté de l'ouvrier est plus ou moins conduite par celle du patron. Le nier,ce serait nier les conaitions même du travail moderne dans ses innombrables variétés : louvrier de l'usine qui doit suivre le mouvement de la machine, le mécanicien sur sa locomotive, le couvreur sur son toit sont àdes degrès divers sous la dépendance de leurs maitres respectifs.

Dans tous ces cas et autres semblables, la responsabilité du chef d'industrie est en raison directe de l’autorité qu'il conserve sur ses collaborateurs.

Cette obligation est donc rationnelle. Est-elle juste ?

On a dit : la réparation des accidents est une charge des bénéfices. Done il est juste qu’ils soient en principe à la charge du patron. Ainsi présenté, l'argument est faible ; car il est possible que le patron ne fasse pas de bénéfices, tandis que l’ouvrier touche son salaire. (1) Pourtant on peut dire: il est équitable que le patron prélève sur ses frais généraux une somme destinée à l'entretien et à la réparation de ses machines,de ses bâtiments, ete.

À cela,on objecte que l’ouvrier est libre de choisir son métier et son patron, S'il embrasse une profession, il en connait les dangers et les accepte. S'il entre dans telle usine, il se soumet aux conséquences de l'agencement et de l’installation qu'elle comporte.

Le choix du métier est hbre : c'est vrai. En vain ré-

pond-on que l'enfant, quand ilarrive à l'âge d'embrasser

1, M. Desjardins. Rev. des ? mondes,

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