M. de Courcy, loc, cit
Ce système, dirons-nous avec M. Labbé, (1) est le seul qui donne satisfaction à l'esprit ; si on cherche la base de la responsabilité du patron dans l’article 1382, on ne peut juridiquement rendre le patron garant que de ses fautes in committendo. Alors on ne tient pas compte des rapports qui existent entre ces personnes ; elles sont lune à l'égard de l’autre comme deux passants, dont l’un blesse l’autre. Est-ce logique ? Non.
La nouvelle théorie se heurte autant et plus à des craintes légitimes de voir aggraver des responsabilités déjà lourdes, qu’à de véritables répulsions juridiques. (2). Qu'on fasse abstraction pour le moment, comme nous l'avons fait, des conséquences contestables et contestées d’ailleurs de cette théorie, qu'on ne s'attache qu'au point de départ, qu'au principe, et il nous semble qu'il est conforme à la raison.
Quant au résultat, si on admet celuide M. Labbé, il est humain : il tient compte des faits; il se plie à leur contrainte. L'autorité est la mesure de la responsabilité : l'employeur simple qui à peu ou point d'autorité sur le travailleur qu'il occupe, a, également, peu ou point de responsabilité en cas de malheur.
Autant la théorie de MM. Sainctelette et Sauzet est rigide, autant celle que nous venons d'exposer est modérée. L'ouvrier n’est pas une machine du patron € qu'on r'Éépare quand elle est avariée, qu'on remplace quand elle est détruite » : c'est un homme, mais un homme exposé à