‹ La Locatio-Conductio OperisChapitre 15 sur 179 · Cod, Théod, Loi 4. L, 14. TT · texte numérisé non relu

Cod, Théod, Loi 4. L, 14. TT

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Ce peut être une société universelle de tous biens, s'emparant non seulement des gains provenant de l’industrie de ses membres, mais encore de leur patrimoine personnel. (est une idée communiste dont les sociétés laisibles et les ordres religieux de moines travailleurs seront plus tard des exemples.

Ce peut être simplement une societas omnium quæstum : rentreraient seuls dans le fonds social les produits de l’industrie.Les choses se passeraient comme si, de nos jours, une société anonyme avait le monopole de tel ou tel genre de travaux et comprenait tous les ouvriers d’une même profession. Il n’y aurait eu, par exemple, à Rome, qu'un seul maçon, la personne morale qui s'appelait le collège des maçons. Telle n’a pas été l'idée romaine. En effet, dans la caisse d’une corporation ainsi comprise, quelle serait la plus grosse somme? En termes modernes, dans le budget d’une telle association, quel serait le plus gros article ? Evidemment les salaires gagnés par les associés. Or, il n’en est rien : le fonds social d’un collège romain n’a jamais compris que les cotisations, les dons et les legs (1).

Reste une deuxième conception générale : la corporation n’est pas un être moral absorbant la personnalité de l’ouvrier. Quand Primus contracte avec le forgeron Secundus, ce n’est pas le collège entier des forgerons qui est obligé, c’est seulement Secundus. Mais ce lien qui unit Secundus à ses sodales peut-il changer la nature da contrat qu'il passe avec Primus ?

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