M. Maynz. Cours de droitromain, T. 2, p
Da re faire faire une toge. Il va trouver le tailleur Secundus et lui dit : Voici une étoffe. Quel salairé exigez-vous pour la travailler et m'en faire une toge ? Quel est le buf du contrat ? Une toge. À quoi pensent Primus et Secundus ? A la toge. Mais l’objet du contrat, quel est-il? Ce n’est pas la toge ; c'est le travail nécessaire pour transformer Île drap en vêtement. Les parties ne se sont pas livrées à cette analyse : elles n'ont vu que le but final, apparent, Ce qui confirme cette idée, c'est que, dans tous les textes concernant la locatio operis, en voit toujours ces expressions : loco domum faciendam, vestem faciendam ete. C'està-dire que le résultat du travail est toujours envisagé, jamais le travail lui-même. Un texte de Paul (1) démontre que le sens du mot opus concorde bien avec notre explication : « Opere locato, conducto : his verbis significari Labeo «ait : id opus quod Græci arorekecux ‘vocant (non <5yov) id « est, ex opere facto corpus aliquid perfectum. » L’opus est donc un ouvrage achevé ; en d’autres termes c'est le résultat du travail appliqué à une matière pour faire naïitre un objet, un corpus.
Donc, dans certains cas, les parties en présence oubliaient la main d'œuvre pour ne songer qu'au produit qui en résulterait.
Maisil y avait des hypothèses dans lesquelles cette confusion n'était pas possible ; cela avait lieu toutes les fois qu'entre les parties il ne s'interposait aucune chose. Force était alors aux contractants de songer non pas à la chose à transformer par le travail, cette chose n'étant pas pré-