‹ La Locatio-Conductio OperisChapitre 29 sur 179 · VIII, vers 47 ets · texte numérisé non relu

VIII, vers 47 ets

2, Loi5S$ 8. D. Ad. leg. aq. IX. 2, Loi13 $S 3, Loc. cond,

« esse actionem placuit, si modo non sic conduxit ut peregre € duceret.

Ainsi voilà un professeur et un médecin soumis à l'action locati, dans deux hypothèses où leur art s'applique à un esclave. Comment ! si le médecin soigne un homme libre, si le professeur instruit un fils de famille, ils exercent une profession libérale ! Si leur client est un esclave, ils fontun métier ordinaire ! Est-ce que, dans les deux cas, leurs connaissances, leurs talents ne sont pas les mêmes ?

Nous chercherons ailleurs que dans cette distinction l'explication de la difficulté : nous dirons, avee M. Accarias, qu'il faut, pour qu'il y ait louage d'ouvrage, que l’objet du contrat se prête à une exacte estimation pécuniaire, que le service rendu soit appréciable en argent.

Dans ce système les objections précédentes disparaissent :

Pourquoi la nourrice n'est-elle pas une locatriæ operaruin ? Parce que la vie de l'enfant qu'elle nourrit, n’est pas une valeur.

Pourquoi l’œuvre du peintre peut-elle être l'objet d'un louage ? Parce que, si la valeur artistique du tableau est relative, variable, il ÿ a cependant un produit appréciable obtenu.

Pourquoi une merces n'est-elle pas accordée au médeein, au professeur, quand l’un soigne, quand l'autre insuit un homme libre ? Parce que, pour l'homme libre, la santé, la vie, l'intelligence, la culture de l'esprit ne sont pas des qualités qu'on estime à prix d’or.

Page 1