‹ La Locatio-Conductio OperisChapitre 42 sur 179 · LES · texte numérisé non relu

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Toutefois l’opus peut être de telle nature qu'il doit être exécuté par la personne même qui l’a promis ; il en est ainsi quand il y à intuitus person, dans tous les travaux d'art, par exemple.

L'obligation de faire l'ouvrage est-elle divisible ou indivisible ? Deux textes (1) la déclarent indivisible, sans aucune distinction : € horum enim divisio corrumpit stipulationem » dit Ulpien. Mais ces deux lois sont relatives à la stipulation, contrat de droit strict qui n’admet aucune interprétation et se renferme dans toute la rigueur des verba. J'ai promis d'édifier une insula, les murs seuls en sont achevés; je n'ai pas tenu ma promesse.

Mais, il ne faut pas l'oublier, la locatio-conductio est un contrat de bonne foi et laisse place à l'interprétation de la convention. Dès lors il est certain que, dans nombre de cas, l'exécution partielle d’un travail équivaut, au point de vue de l'avantage obtenu, à l’inexécution complète : tel un theatrum dont le gros œuvre seul est terminé. Mais il n'en est pas toujours ainsi : il est des cas où, à une part achevée, correspond une part proportionnée d'utilité : un maçon s'est engagé à construire 120 pieds de mur et il en a élevé 60 ; un orfèvre a promis de ciseler trente anneaux d’or et il en a hvré dix; l’un a exécuté la moitié, l’autre le tiers de son obligation. Dans ces hypothèses et autres semblables, si l'obligation n'a pas été, dans la pensée des contractants, envisagée comme indivisible, à chaque fraction d'ouvrage finie l’ou< vrier acquiertune fraction égale de la merces.

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