Fabliau
DU MOYEN AGE A LA RENAISSANCE
du moyen âge, une idée de l’importance qu’attribuaient les poètes à la locomotion de leur époque.
Cette description du Char de Vénus extraite du Roman de la Rose1, par exemple, ne manque pas de grâce :
Biaus fu li chars à quatre roës,
D’or et de pelles estelés.
En leu de chevaux attelés Ot es limons huit colombiaus Pris en son colombier moult biaus.
Au xive siècle, Eustache Deschamps, dans son Mirouer de mariage, énumérant toutes les charges qui incombent au mari pour le mesnage soustenir avec les 'pompes et grans bobans des femmes, fait dire à l’une d’elles :
Et s’il me faut bien, s’il vous plest Quand je chevaucherai par rue Que j’aie ou cloque2 ou sambue3,
Haquenée belle et ambiant,
Et selle de riche semblant,
A las et à pendans de soye ;
Et se chevauchier ne pouvoye,
Quant li temps est frès comme burre Il me faudrait avoir une curre 4 A cheannes, bien ordonné Dedeuy et dehors painturé,
Couvert de drap de camocas s.
Je voy bien femmes d’avocas De poures bougres de villaige Qui l’ont bien; pourquoi ne l’arai-je A quatre roncins attelé 6 ?
Plus loin, nous lisons, dans le Roman du Renarl 7 qu’
... une geline
Que l’on amenait en litière Fête autresi comme une bière...
s’en vint rejoindre les convives et faire bombance au milieu d’eux.
Une autre fois c’est Robert le Diable 8 qui veut se faire ermite. Alors l’empereur de Rome