‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 106 sur 247 · CAMION A 4 ROUES, ONDULÉ POUR TRANSPORT DE FUTAILLES. — XV» SIÈCLE · texte numérisé non relu

CAMION A 4 ROUES, ONDULÉ POUR TRANSPORT DE FUTAILLES. — XV» SIÈCLE

ou bien c’est l’auteur des Vigiles de Charles VII qui, décrivant le cortège d’une procession royale, écrit :

Tous les harnois et les chevaux Étoient de fin argent ferré,

Pais, les chariots et cerceaux Des dames par en haut dorez.

Viollet-le-Duc, ayant à discuter l’origine des coches qui, selon lui, datent, en France, du xvx° siècle, nous renvoie aussi Au Coche, poème de Marguerite de Navarre.

L’usage des coches n’empêche pas que des familles entières de bourgeois, d’échevins et de conseillers continuent à chevaucher à l’allure d’amble des roussins. D’autres alternent l’usage des voitures avec celui des mules. Ainsi en témoigne du moins la lecture d’un bail passé à cette époque par un nommé Gilles Lemaître, premier président au Parlement de Paris avec les fermiers et rentiers de sa maison de campagne. Une des clauses porte : Que les dits fermiers et rentiers seront tenus, la veille des grandes fêtes de Vannée, et au temps des vendanges de lui amener une charrette avec de la bonne paille fraîche pour y asseoir commodément Marie Sapier, sa femme , et sa fille Geneviève ,' comme aussi de lui amener un ànon ou

DU MOYEN AGE A LA RENAISSANCE

une ânesse pour faire monter dessus la chambrière pendant que lui , premier Président, irait devant monté sur une mule, accompagné d’un sien clerc marchant pédestrement à ses côtés1.

Parmi les cérémonies fameuses dont Péclat soit parvenu jusqu’à nous et dont la richesse des attelages commença à faire du bruit, il faut placer l’arrivée à Paris de la reine Isabeau de Bavière.

« Le roi Charles VI, dit Ramée2, voulant voir incognito l’entrée de la reine à Paris, ne monta pas dans une voiture, mais se mit en croupe de Savoisy, son confident et son favori; emporté dans la foule, il manqua d’être étouffé. » Malgré tout, il put assister à l’entrée du cortège, lequel se forma, bien avant d’arriver dans Paris, à hauteur de Saint-Denis. « La Royne entra en grandes pompes, dit Juvénal des Ursins3, tant de litières, chariots branlants couverts de draps d’or cthacquenées, que d’autres divers parements. » Et Froissart ajoute4 : « La lictiôre de la Reyne de France estoit adextrée du duc de Touraine et du duc de Bourbon, au premier chef : secondement et au milieu, tenoient et adextroient la lictière du duc de Berry et du duc

1. Narratius Viator. Vingt jours de route et généalogie historique de la famille des coches, messageries, diligences, voitures publiques, malles-poste, etc., avec des notes

Paris, 1830).

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