‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 150 sur 247 · CABRIOLETS. — CHAISES. — CALÈCHES · texte numérisé non relu

CABRIOLETS. — CHAISES. — CALÈCHES

TURGOTTINES. — BROUETTES. — WHISKIS, ETC.

Dans une spirituelle fantaisie parue en 1753, et intitulée l'Origine des Cabriolets un auteur s’efforce de trouver, à ce nouveau genre de char, une origine mythologique. Soyons moins poétique que lui, et contentons-nous de dire, avec Bamée, que l’invention du cabriolet date du xvne siècle. On en voit dans les gravures du vieil artiste Gabriel Sylvestre. Dans une 'planche de ce graveur, datée de 1667, on distingue, parmi d’autres voitures, un cabriolet à deux chevaux, sur l’un desquels est monté le cocher.

Le cabriolet fut très en faveur sous Louis XIV ; mais il subit, on ne sait trop pourquoi, une dépréciation à la mort de ce prince, et ce ne fut que dans la seconde moitié du xvme siècle que la faveur publique lui fut rendue1 2. Mais elle lui fut rendue avec un

1. L’Origine des cabriolets, conte allégorique et méchanique, orné de notes. A l’ile des Chimères (Paris, chez tout le monde), 1755, in-12, 95 p.

2. Ainsi l’explique du moins un livre qui a pour titre : Dialogue entre Cartouche et Mandrin, où, l’on voit Proserpine se promener en cabriolet dans les Enfers (in-18, sans date, Épinal, Pellerin). Mandrin dit s’adressant à Proserpine : « 11 n’y a rien de nouveau que des cabriolets, c’est le goût à la mode, c’est la fureur de tout Paris. — Hé ! reprit Proserpine, comment sont faits ces cabriolets? — Madame, continua Mandrin, c’est une voiture légère qui n’a que deux roues et un cheval. On y est à découvert. Le maître fait

enthousiasme dont la littérature a gardé le souvenir! Le nombre des écrits qui, en effet, furent publiés à la louange du Cabriolet , est inimaginable. Les textes abondent en pamphlets, en vers, en satires, en épigrammes de tous ordres. Toute une littérature « cabrioletesque »

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