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DE LA RÉVOLUTION A NOS JOURS
dépassé les Champs-Elysées, les ultras , avec une indolence superbe, flanqués de laquais à perruques et l’épée au côté, recommencèrent à promener leur suffisance et leur morgue vindicative du haut des beaux carrosses renouvelés de Versailles et de Saint-Germain.
Vers cette époque, le duc de Piennes, aussi duc de Daumont, bien connu par la richesse de ses écuries et le nombre de ses chevaux, donna son nom au fameux landau qu’il imagina de faire traîner par quatre coursiers attelés deux à deux. Deux postillons, montés à gauche, l’un sur le cheval de timon et l’autre sur le cheval de volée, devaient guider l’allure des chevaux; lu cocher, du haut de son ^iège, en forme de coffre, conservait la direction de l’allure; deux valets en livrée se plaçaient à l’arrière, prêts à sauter à terre et à venir ouvrir les portières chaque fois que s’arrêtait l’équipage.
Cet attelage à la Daumont a prévalu depuis dans les cours souve-